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Origine du nom de famille LAMOTHE

De
2 pages
LAMOTHE
A l’origine — Lamothe était à l’origine un nom de lieu que l’on retrouve dans toute la
France. Il désignait plus spécifiquement un domaine ou un fief où se trouvait une motte,
c’est-à-dire une hauteur surmontée d’une tour ou d’un château fort. On a donc désigné
sous ce nom les personnes qui y vivaient. On compte aujourd’hui en France près de
5 300 porteurs du nom Lamothe.
Pair du royaume — Le défenseur de la Catalogne, Philippe comte de Lamothe (1605-
1657) s’illustra dans ses combats contre les Espagnols en Catalogne. Rentré très jeune
dans l’armée royale, Philippe de Lamothe participa aux campagnes contre les protestants
et, notamment, au siège de La Rochelle, aux côtés du duc de Mayenne (1620-1630).
Nommé maréchal de camp en 1637, il combattit par la suite en Allemagne et au Piémont.
Elevé au grade de lieutenant général du roi en 1641, il fut envoyé en Catalogne à la tête
d’une petite armée pour soutenir la province en rébellion contre l’Espagne. Son courage
et son habileté lui permirent de remporter un nombre considérable de victoires. En
récompense, il devint vice-roi de Catalogne et maréchal de France en 1642. Sa défaite de
Lérida en 1644 le fit chuter de son piédestal. Jugé à Grenoble, il fut condamné à quatre
ans de prison et à la déchéance de ses titres. Réhabilité en 1649, nommé pair du
royaume, il reprit les armes pour la Catalogne mais en fut chassé définitivement par les
Espagnols en 1652.
Une famille illustre — La famille Lamothe le Vayer ...
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L
AMOTHE
A l’origine — Lamothe était à l’origine un nom de lieu que l’on retrouve dans toute la
France. Il désignait plus spécifiquement un domaine ou un fief où se trouvait une motte,
c’est-à-dire une hauteur surmontée d’une tour ou d’un château fort. On a donc désigné
sous ce nom les personnes qui y vivaient. On compte aujourd’hui en France près de
5 300 porteurs du nom Lamothe.
Pair du royaume —
Le défenseur de la Catalogne, Philippe comte de Lamothe (1605-
1657) s’illustra dans ses combats contre les Espagnols en Catalogne. Rentré très jeune
dans l’armée royale, Philippe de Lamothe participa aux campagnes contre les protestants
et, notamment, au siège de La Rochelle, aux côtés du duc de Mayenne (1620-1630).
Nommé maréchal de camp en 1637, il combattit par la suite en Allemagne et au Piémont.
Elevé au grade de lieutenant général du roi en 1641, il fut envoyé en Catalogne à la tête
d’une petite armée pour soutenir la province en rébellion contre l’Espagne. Son courage
et son habileté lui permirent de remporter un nombre considérable de victoires. En
récompense, il devint vice-roi de Catalogne et maréchal de France en 1642. Sa défaite de
Lérida en 1644 le fit chuter de son piédestal. Jugé à Grenoble, il fut condamné à quatre
ans de prison et à la déchéance de ses titres. Réhabilité en 1649, nommé pair du
royaume, il reprit les armes pour la Catalogne mais en fut chassé définitivement par les
Espagnols en 1652.
Une famille illustre —
La famille Lamothe le Vayer s’illustra dans de nombreux
domaines au XVIIème et au XVIIIème siècle. Félix de Lamothe le Vayer (1547-1625) fut
un brillant magistrat, substitut du procureur général du parlement du Maine. Son fils
François de Lamothe le Vayer (1588-1672) était un célèbre écrivain et philosophe,
membre de l’Académie française (1639) et qui devint le précepteur du frère du roi, le duc
d’Anjou, puis du jeune Louis XIV (jusqu’en 1654). Il rédigea notamment Considérations
sur l’éloquence française (1638), De l’instruction de Monsieur le Dauphin (1640) et De la
vertu des païens (1642). N. de Lamothe le Vayer (1629-1664), fils du précédent, s’illustra
dans les ordres et dans la littérature liturgique. Jean-François de Lamothe le Vayer, mort
en 1764, parent des précédents, fit une carrière de jurisconsulte et rédigea un Essai sur
la possibilité d’un droit unique en 1764.
Les Lamothe dans l’histoire —
Citons aussi, parmi les porteurs notables de ce nom qui
ont su faire parler d’eux au fil des siècles : l’ecclésiastique Pierre Lambert de Lamothe
(1624-1679), missionnaire évangéliste au Siam et évêque de Bérythe en 1660 ; l’historien
N. Lamothe (1680-1740), membre de la Compagnie de Jésus, préfet au Collège Louis Le
Grand, interdit d’exercice après ses sermons anti gouvernementaux et qui rédigea en exil
des livres comme Histoire de Louis XIV ou La vie de Philippe d’Orléans, régent de France
en 1736 ; le magistrat Christophe Lamothe, né à Toulouse en 1719 et mort en 1795,
conseiller au parlement de Toulouse, membre de l’Académie de peinture de la ville,
auteur de tragédies et de poèmes en vers ; le magistrat Marie-Joseph Lamothe, né à
Toulouse en 1756, fils du précédent, conseiller au parlement de Toulouse, guillotiné en
1794 ; le général Etienne-Auguste Lamothe (1772-1836), qui s’illustra pendant la
Révolution et l’Empire et qui fut mis à la retraite par Louis XVIII pour avoir demandé le
maintien des couleurs nationales après la Restauration ; le littérateur Etienne de
Lamothe, né en 1786, fils de Marie-Joseph Lamothe, auteur de poèmes patriotiques et
anglophobes, sous-préfet de Toulouse (1811), Livourne (1813) qu’il défendit contre les
coalisés, préfet de l’Aude pendant les Cent-Jours et auteur de Monsieur le préfet, Louis
XVI dans sa prison (1808) et de Les nouveaux martyrs (1829) : l’économiste et
archéologue Léonce de Lamothe, né à Bordeaux en 1811, auteur de Essai historique et
archéologique sur l’Eglise Cathédrale de Saint-André à Bordeaux (1843) et Des moyens
d’améliorer le sort de la classe ouvrière (1849) ; le peintre Luis Lamothe (1822-1869),
élève d’Ingres, spécialisé dans les scènes historiques, les portraits et les paysages qui
réalisa des toiles et des peintures pour des églises et notamment La passion de Jésus-
Christ, peinture à la cire à la chapelle Pastrée de Marseille ; etc.© Archives & Culture.