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Origine du nom de famille LEBLANC

De
2 pages
LEBLANC

A l’origine — Ce patronyme était attribué à quelqu’un ayant les cheveux blancs. Il est
assez fréquent dans la moitié Nord. Dans le sud de la France, on le trouve plutôt sous la
forme Blanc. La France compte actuellement 26 000 Leblanc environ.
Des parentés littéraires — Chacun connaît le romancier créateur du personnage
d’Arsène Lupin : Maurice Leblanc (1864-1941), natif de Rouen. On sait moins que celui-ci
avait pour beau-frère l’écrivain Maurice Maeterlinck (1862-1949), époux de sa sœur la
cantatrice Georgette Leblanc, et pour neveu l’homme de lettres Bertrand de Jouvenel,
époux de Marcelle Prat, elle-même fille de Fernand Prat et Jeanne-Marie Leblanc. Enfin,
c’est aussi une Leblanc, Marie-Louise, née à Alleur en Belgique en 1824, qui est l’arrière-
grand-mère du romancier Georges Simenon (1903-1989) !
Que de prélats ! — Le théologien Guillaume Leblanc (1520-1588) fut évêque de Toulon
en 1571 ; Guillaume Leblanc (1561-1601), camérier du pape Sixte V , devint évêque de
Vence ; Jean-Claude Leblanc de Beaulieu (1753-1825), curé constitutionnel sous la
Révolution, fut évêque de Rouen, de Soissons puis d’Arles.
Que d’inventeurs ! — De nombreux Leblanc se sont illustrés par leurs découvertes.
Encouragé par le duc d’Orléans dont il était le chirurgien, Nicolas Leblanc (1742-1806)
créa en 1790 la première fabrique de soude artificielle à Saint-Denis, avec un procédé
permettant la fabrication à partir du sel de mer. Hélas, faute de capitaux, il fit rapidement
faillite ...
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L
EBLANC
A l’origine —
Ce patronyme était attribué à quelqu’un ayant les cheveux blancs. Il est
assez fréquent dans la moitié Nord. Dans le sud de la France, on le trouve plutôt sous la
forme Blanc. La France compte actuellement 26 000 Leblanc environ.
Des parentés littéraires —
Chacun connaît le romancier créateur du personnage
d’Arsène Lupin : Maurice Leblanc (1864-1941), natif de Rouen. On sait moins que celui-ci
avait pour beau-frère l’écrivain Maurice Maeterlinck (1862-1949), époux de sa sœur la
cantatrice Georgette Leblanc, et pour neveu l’homme de lettres Bertrand de Jouvenel,
époux de Marcelle Prat, elle-même fille de Fernand Prat et Jeanne-Marie Leblanc. Enfin,
c’est aussi une Leblanc, Marie-Louise, née à Alleur en Belgique en 1824, qui est l’arrière-
grand-mère du romancier Georges Simenon (1903-1989) !
Que de prélats ! —
Le théologien Guillaume Leblanc (1520-1588) fut évêque de Toulon
en 1571 ; Guillaume Leblanc (1561-1601), camérier du pape Sixte V, devint évêque de
Vence ; Jean-Claude Leblanc de Beaulieu (1753-1825), curé constitutionnel sous la
Révolution, fut évêque de Rouen, de Soissons puis d’Arles.
Que d’inventeurs ! —
De nombreux Leblanc se sont illustrés par leurs découvertes.
Encouragé par le duc d’Orléans dont il était le chirurgien, Nicolas Leblanc (1742-1806)
créa en 1790 la première fabrique de soude artificielle à Saint-Denis, avec un procédé
permettant la fabrication à partir du sel de mer. Hélas, faute de capitaux, il fit rapidement
faillite. Administrateur du département de la Seine, régisseur des poudres et salpêtres, il
tenta de relancer ses affaires. En 1806, découragé par une succession d’échecs, il se
donna la mort. Autre inventeur remarquable, le polytechnicien et ingénieur à la
Compagnie des chemins de fer de l’Est Maurice Leblanc (1857-1923), qui rédigea une
théorie complète du moteur d’induction, inventa des circuits amortisseurs, un étouffeur
d’harmoniques, une pompe à air, une machine frigorifique, etc. Professeur d’électricité
industrielle à l’Ecole des mines, il entra à l’Académie des sciences en 1918. Citons enfin le
professeur à l’Ecole centrale Félix Leblanc (1813-1886), spécialiste de l’oxyde de carbone.
Des maires de Tours —
Tours ne compta pas moins de cinq maires Leblanc. Le
premier, Laurent (maire en 1588-89), fils d’Hugues Leblanc, lieutenant criminel au
Châtelet de Paris, fut maître d’hôtel de la reine Eléonore d’Autriche et conseiller du roi.
On lui doit des améliorations au château de Véretz et la reconstruction de celui de la
Vallière. Son fils Jean, également maire de Tours (1575, 1576, 1589) et maître d’hôtel du
roi et de la reine, intendant général de l’armée, fut président trésorier des finances du
Languedoc. Son fils Jean, maire de Tours en 1618-1619, conseiller du roi, est le grand-
père de Louise de la Vallière. Son fils Pierre Leblanc fut le dernier maire de Tours de la
famille (1637-1638), dans des circonstances difficiles : ouragan en juillet 1637, peste la
même année... et augmentation considérable des impôts !
Les Leblanc dans l’histoire —
Parmi les personnages les plus hauts en couleurs qui
ont porté le nom, mentionnons aussi : le voyageur Vincent Leblanc (1554-1640), qui
parcourut l’Afrique, la Perse, l’Asie Mineure, l’Inde et Madagascar ; les généraux Jean-
Jacques Leblanc (1745-1820) et Paul-Alexandre Leblanc-Delisle (1734-1811) ; Richard
Leblanc (1510-1580), qui dédia ses traductions grecques et latines à la fille de François
Ier ; l’inspecteur général et polytechnicien E.-Michel Leblanc, né en 1824 ; Gustave
Leblanc (1852-1925), contrôleur général de l’artillerie ; le polytechnicien Pierre Leblanc
(1896-1914), de l’Académie des sciences, mort pour la France ; Clément-Marie Leblanc
(1721-1794), conseiller au parlement de Toulouse guillotiné “pour avoir protesté contre
les nouvelles lois de septembre 1790” ; l’intendant d’Auvergne Claude Le Blanc (1669-
1728), secrétaire d’Etat à la Guerre ; le dramaturge Hyancinthe Leblanc de Marconnay
(1794-1868), franc-maçon parisien émigré au Canada en 1834,