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Origine du nom de famille LEGRAS

De
2 pages
LEGRAS

A l’origine— Le nom Legras est un sobriquet désignant une personne ayant de
l’embonpoint. On compte actuellement environ 5 800 Legras en France ; leurs principaux
départements d’implantation en Seine-Maritime, Paris et la Marne.
Une sainte fondatrice — Fille de Louis de Marillac, frère du célèbre garde des Sceaux
et du maréchal de ce nom, Louise de Marillac (1591-1662) épousa, en 1613, Antoine
Legras, secrétaire des commandements de la reine Marie de Médicis. Veuve de bonne
heure (1625), elle se consacra à la piété. Liée à saint Vincent de Paul, elle eut une part
importante dans la création des nombreux établissements de charité. Ensemble, ils
fondèrent l’Institution des sœurs de charité appelées aussi Sœurs grises en raison de la
couleur de leur costume. Mise à la tête d’une communauté de cet ordre à Paris, Madame
Legras se dévoua, avec la plus grande abnégation, au soin des malades. Elle se donnait à
tout et à tous. L’œuvre de saint Vincent de Paul s’étendant, elle eut à répandre ses
bienfaits sur les enfants trouvés, les aliénés, les pestiférés et même les galériens. Elle
employait sa fortune à fonder de nouvelles communautés, partout où la nécessité des
pauvres le demandait. L’œuvre prospéra largement tant en France qu’à l’étranger. Elle a
été canonisée et sa fête est fixée au 15 mars.
Le saviez-vous ? — Louise-Emilie Legras est la mère du statuaire et artiste peintre Paul
Diey (1863-1931), époux de la princesse Ghislaine de Monaco, comédienne, née à ...
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L
EGRAS
A
l’origine—
Le nom Legras est un sobriquet désignant une personne ayant de
l’embonpoint. On compte actuellement environ 5 800 Legras en France ; leurs principaux
départements d’implantation en Seine-Maritime, Paris et la Marne.
Une sainte fondatrice —
Fille de Louis de Marillac, frère du célèbre garde des Sceaux
et du maréchal de ce nom, Louise de Marillac (1591-1662) épousa, en 1613, Antoine
Legras, secrétaire des commandements de la reine Marie de Médicis. Veuve de bonne
heure (1625), elle se consacra à la piété. Liée à saint Vincent de Paul, elle eut une part
importante dans la création des nombreux établissements de charité. Ensemble, ils
fondèrent l’Institution des sœurs de charité appelées aussi Sœurs grises en raison de la
couleur de leur costume. Mise à la tête d’une communauté de cet ordre à Paris, Madame
Legras se dévoua, avec la plus grande abnégation, au soin des malades. Elle se donnait à
tout et à tous. L’œuvre de saint Vincent de Paul s’étendant, elle eut à répandre ses
bienfaits sur les enfants trouvés, les aliénés, les pestiférés et même les galériens. Elle
employait sa fortune à fonder de nouvelles communautés, partout où la nécessité des
pauvres le demandait. L’œuvre prospéra largement tant en France qu’à l’étranger. Elle a
été canonisée et sa fête est fixée au 15 mars.
Le saviez-vous ? —
Louise-Emilie Legras est la mère du statuaire et artiste peintre Paul
Diey (1863-1931), époux de la princesse Ghislaine de Monaco, comédienne, née à Reims
en 1900 et décédée à Neuilly en 1991.
Un médecin chanté —
Richard Legras (1526-1584), exerça la médecine à Rouen, sa
ville natale. Tous les poètes de son temps le célébrèrent par des éloges en français, en
latin ou en grec. Son fils, Jacques, avocat au parlement et fin lettré, rassembla ces
différentes pièces en un volume paru à Paris en 1586 et intitulé Le Tombeau de feu noble
homme maître Richard Legras.
La
tête
coupée
Pierre Legras, dit Lafayette, déserteur du 17ème régiment
d’infanterie, domicilié à Blois, fut condamné à mort comme contre révolutionnaire, le 1er
brumaire an II, et guillotiné par le tribunal criminel du département de Seine-et-Oise.
Rédacteur du code de commerce —
Le jurisconsulte dijonnais Philippe Legras (1752-
1824), procureur au parlement, se montra d’abord opposé à la Révolution. Venu à Paris
après la chute de Robespierre, il se lia avec Maret (futur duc de Bassano), ce qui lui
permit ensuite d’obtenir quelques faveurs du gouvernement impérial. Legras participa
activement à la commission qui prépara le code de commerce. Il fut plus tard nommé
avocat au Conseil d’Etat et promu chevalier de la Légion d’honneur.
Les Legras dans l’histoire —
Parmi les personnages notables qui se nommaient
Legras, citons aussi : Simon Le Gras (1589-1656), docteur en Sorbonne, aumônier du roi,
évêque de Soissons (1623), abbé de Chartreuve et de Saint-Corneille de Compiègne en
remplacement de son oncle, Claude Le Gras ; l’humaniste Antoine Legras (v. 1680-1751),
membre de la congrégation de l’Oratoire qu’il quitta pour vivre dans le monde. Il a laissé
des études précieuses sur l’Antiquité, les Pères de l’Eglise et la religion ; le littérateur
Pierre Legras du Villard (v. 1700-1785), chanoine de l’église Saint-André de Grenoble et
supérieur de la maison de la Parménie, auteur de nombreux travaux dont une
Dissertation sur l’origine des noms de famille (1758) ; le peintre Marin Legras, actif à
Nantes au XVIIIème siècle ; l’artiste peintre Auguste Legras (1817-1887) qui exposa au
Salon de 1847 à 1882 des portraits des peintures de genre et des natures mortes ; le
géographe Alexandre Le Gras, auteur de très nombreux ouvrages sur la navigation, les
instructions nautiques, les phares ; le peintre et graveur Auguste Legras (1864-1915) ;
Pierre Legras, né en 1937, administrateur de sociétés ; Michèle Legras, née en 1938,
magistrat à la Cour des comptes, directeur de cabinet de plusieurs