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Origine du nom de famille LESIEUR

De
2 pages
LESIEUR

A l’origine — Les Lesieur doivent leur patronyme à un surnom donné par dérision aux
hommes trop sûrs d’eux-mêmes qui prenaient des attitudes de seigneur. Les Lesieur sont
près de 4 700 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements d’implantation
sont l’Eure-et-Loir, la Somme et les Yvelines.
Le temps des cerises — Plusieurs Lesieur ont participé à l’insurrection de la Commune
de Paris en 1871 et ont subi des condamnations après l’écrasement de la Commune.
Clodomir Lesieur fut nommé sous-intendant militaire à l’hôtel de ville et fut condamné à
cinq ans de prison. Ernest Lesieur, prisonnier des Allemands, quitta un détachement de
prisonniers libérés en mars 1871 et fut sergent-major sous la Commune. Il fut condamné
à trois ans de prison pour désertion et immixtion dans des fonctions publiques militaires.
Louis Lesieur, né à Argenteuil en 1836, fut condamné à la déportation pour faits
insurrectionnels, et mourut à l’hôpital de la presqu’île Ducos en Nouvelle-Calédonie en
1876.
Dans les tranchées — Parmi les Lesieur qui ont combattu dans la guerre 1914-1918,
citons à titre d’exemple le lieutenant Lesieur du régiment indigène du Tchad. Il a reçu la
citation suivante à l’ordre de l’armée : « A pris l’initiative de se porter par une marche de
nuit sur le poste de X, que nous avions dû évacuer, a profité habilement de la dispersion
de l’ennemi, qu’il a attaqué à la baïonnette et mis en fuite. A ensuite tenu la position
pendant sept jours, jusqu’à l’arrivée ...
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L
ESIEUR
A l’origine —
Les Lesieur doivent leur patronyme à un surnom donné par dérision aux
hommes trop sûrs d’eux-mêmes qui prenaient des attitudes de seigneur. Les Lesieur sont
près de 4 700 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements d’implantation
sont l’Eure-et-Loir, la Somme et les Yvelines.
Le temps des cerises —
Plusieurs Lesieur ont participé à l’insurrection de la Commune
de Paris en 1871 et ont subi des condamnations après l’écrasement de la Commune.
Clodomir Lesieur fut nommé sous-intendant militaire à l’hôtel de ville et fut condamné à
cinq ans de prison. Ernest Lesieur, prisonnier des Allemands, quitta un détachement de
prisonniers libérés en mars 1871 et fut sergent-major sous la Commune. Il fut condamné
à trois ans de prison pour désertion et immixtion dans des fonctions publiques militaires.
Louis Lesieur, né à Argenteuil en 1836, fut condamné à la déportation pour faits
insurrectionnels, et mourut à l’hôpital de la presqu’île Ducos en Nouvelle-Calédonie en
1876.
Dans les tranchées —
Parmi les Lesieur qui ont combattu dans la guerre 1914-1918,
citons à titre d’exemple le lieutenant Lesieur du régiment indigène du Tchad. Il a reçu la
citation suivante à l’ordre de l’armée : « A pris l’initiative de se porter par une marche de
nuit sur le poste de X, que nous avions dû évacuer, a profité habilement de la dispersion
de l’ennemi, qu’il a attaqué à la baïonnette et mis en fuite. A ensuite tenu la position
pendant sept jours, jusqu’à l’arrivée d’une compagnie, en faisant preuve de belles
qualités militaires dans la mise en état de défense du poste et dans la conduite d’une
reconnaissance hardie en territoire allemand ».
Les Huileries Lesieur —
Qui ne connaît pas la célèbre marque d’huile alimentaire ! Elle
doit sa notoriété au labeur d’une famille. Georges Lesieur (1848-1931) entra en 1863 à
l’âge de quinze ans chez Desmarais Frères, société spécialisée dans l’épuration et la
distribution des huiles végétales. Il accéda rapidement à des hautes fonctions jusqu’à en
assurer la direction générale au début des années 1880. En 1908, il fonda avec ses trois
fils, Maurice, Paul et Henri et trois de ses anciens collaborateurs la société Huileries
Georges Lesieur à Coudekerque. En 1909, le logo composé de quatre losanges rouges est
déposé ainsi que la marque Lesieur en 1923. L’huile n’apparut qu’en 1924 avec la
bouteille en verre. En 1958, Lesieur devint le premier huilier du marché national. En
1960, la publicité affirmait « Avec Lesieur, c’est trois fois meilleur ». Dès lors, le groupe
opta
pour
la
diversification
avec
le
lancement
d’une
mayonnaise,
de
produits
agroalimentaires et de détergents.
Des virtuoses du pinceau —
Des œuvres intitulées Le martyre de saint Sébastien et Le
martyre de saint Laurent, d’un peintre d’histoire dénommé Lesieur, sont conservées dans
l’église de Saint-Pierre à Douai. Pierre Lesieur, peintre de la réalité et graveur né en 1922,
admirait Renoir, Bonnard et Matisse. Il exposa au Salon de mai dès 1953, à l’Ecole de
Paris, au Salon des Tuileries et dans des manifestations internationales. Il fit sa première
exposition particulière en 1952, participa au Salon grands et jeunes d’aujourd’hui à Paris
en 1962, et reçut le Prix de la Critique en 1958.
Les Lesieur dans l’histoire —
Citons aussi : le joueur de rugby à XV Emile Lesieur, né
en 1886, douze fois international au poste de trois-quarts centre ou de trois-quarts aile,
champion de France avec le Stade français en 1903 et 1908, dont il fut le président de
1928 à 1944 ; François Lesieur, né à Paris en 1943, licencié en droit et diplômé de l’IEP,
Pdg de la Banque Monod de 1994 à 1996, et de l’UFF à partir de 2002 ; Marcel Lesieur,
né à Poitiers en 1945, diplômé de Polytechnique et docteur en physique, qui a mené une
carrière au CNRS dans la mécanique des fluides et l’étude des turbulences, membre de
l’Académie des sciences à partir de 2003 ; Hervé Lesieur, né à Paris en 1954, diplômé de
l’IEP et de l’ISA, Pdg du laboratoire cosmétique