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Origine du nom de famille MAES

De
2 pages
MAES

A l’origine — Le nom flamand Maes représente un diminutif du nom de baptême
Thomas. La France compte environ 6 000 porteurs du nom Maes aujourd’hui. Le
département du Nord est celui de leur plus forte implantation. Ce patronyme
extrêmement fréquent en Belgique y est aujourd’hui porté par 25 600 personnes.
Un peintre hollandais du XVIIème siècle — Né en 1634 en Hollande, Nicolaes Maes
était élève de Rembrandt à Amsterdam, de 1648 à 1653. Doté d’une grande sensibilité, il
se plaisait à peindre des scènes de genre, des scènes sentimentales baignées d’une
lumière diffuse, copiant en cela le maître et ses célèbres clairs-obscurs. Bouleversé par le
voyage qu’il entreprit à Anvers, au cours duquel il découvrit la peinture de Van Dyck, il
passa au portrait et se révéla dès lors un excellent portraitiste, comme ses toiles Le
Bénédicité et La Dentellière pouvaient déjà le laisser entrevoir.
Une langue peu répandue— André Maes (1514-1573) voulait se consacrer entièrement
à l’étude des sciences bibliques. Cependant, il était également conseiller du duc de Clèves
Guillaume, et de l’Electeur Frédéric II. C’est à ce titre qu’il se rendit à Rome entre 1547 et
1552. Il y rencontra un prêtre syrien qui lui apprit le syriaque et devint grâce à lui le seul
interprète européen de syriaque. Il étudia également l’arabe. De retour au pays, il
poursuivit ses études et suivit des correspondances importantes avec les plus grands
savants européens.
Le travail du verre— La famille de verriers ...
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M
AES
A l’origine
— Le nom flamand Maes représente un diminutif du nom de baptême
Thomas. La France compte environ 6 000 porteurs du nom Maes aujourd’hui. Le
département du Nord est celui de leur plus forte implantation. Ce patronyme
extrêmement fréquent en Belgique y est aujourd’hui porté par 25 600 personnes.
Un peintre hollandais du XVIIème siècle —
Né en 1634 en Hollande, Nicolaes Maes
était élève de Rembrandt à Amsterdam, de 1648 à 1653. Doté d’une grande sensibilité, il
se plaisait à peindre des scènes de genre, des scènes sentimentales baignées d’une
lumière diffuse, copiant en cela le maître et ses célèbres clairs-obscurs. Bouleversé par le
voyage qu’il entreprit à Anvers, au cours duquel il découvrit la peinture de Van Dyck, il
passa au portrait et se révéla dès lors un excellent portraitiste, comme ses toiles Le
Bénédicité et La Dentellière pouvaient déjà le laisser entrevoir.
Une langue peu répandue—
André Maes (1514-1573) voulait se consacrer entièrement
à l’étude des sciences bibliques. Cependant, il était également conseiller du duc de Clèves
Guillaume, et de l’Electeur Frédéric II. C’est à ce titre qu’il se rendit à Rome entre 1547 et
1552. Il y rencontra un prêtre syrien qui lui apprit le syriaque et devint grâce à lui le seul
interprète européen de syriaque. Il étudia également l’arabe. De retour au pays, il
poursuivit ses études et suivit des correspondances importantes avec les plus grands
savants européens.
Le travail du verre—
La famille de verriers Maes est originaire de Hasselt et s’est établie
à Rome du XVIIème au XIXème siècle. Le premier ancêtre connu est Nicolas Maes, mort
en 1691. Ses enfants Benoît et Jérôme Maes reprirent à sa suite l’atelier paternel de
travail du verre. Le fils de Jérôme, Jean lui succéda à sa mort en 1754 et jusqu’en 1771.
Benoît II Maes le reprit alors et le transféra pour la troisième fois. Sa veuve Rosa Maes
reprit à son tour l’atelier en 1805 et le céda à son fils Jean Maes, né en 1779. C’est avec
lui que s’éteignit cette lignée d’artistes en 1861. La famille travailla pendant deux siècles à
la pose et à l’entretien des verres pour des bâtiments communaux de Rome.
Les
hautes
sphères
de l’administration—
Le magistrat et haut fonctionnaire
Engelbert Maes (1545-1630) entra au service royal sous le gouvernement d’Alexandre
Farnèse qui le fit auditeur général de l’armée. En 1581, le duc de Parme le fit conseiller
au Grand Conseil de Malines ; il resta attaché à ce tribunal pendant une vingtaine
d’années. Il fit ensuite partie du ministère de la Justice et de la Police pendant près de
vingt-cinq ans et, en 1614, fut nommé à la direction des deux conseils, ce qui faisait de
lui le dignitaire le plus élevé de l’administration nationale.
Inédit !—
Le journaliste et littérateur Pierre Maes (1887-1968), lors de son service
militaire, fut nommé deux fois caporal car il demanda à être replacé comme soldat de
deuxième classe. Pendant la Grande Guerre et surtout après, il se fit journaliste et
historien de la littérature. Il collabora à de nombreuses revues et traduisit différents
auteurs flamands. Il se consacra également à l’œuvre de sa vie : une monumentale
monographie sur l’auteur de Bruges la morte : Georges Rodenbach, biographie publiée
une première fois en 1926 et rééditée en 1952.
Un architecte du Nord
— Né en 1921 à Lille, Emmanuel Maes s’orienta, après l’Ecole
nationale supérieure des beaux-arts, vers l’architecture. Il exerça d’abord son métier à
Beyrouth, où il fut également professeur d’architecture à l’Académie libanaise des beaux-
arts de 1949 à 1951. De retour en France, il passa de Chambéry à Arras, puis en 1953 à
Lille, où il se fixa. Trésorier (1963), président (1969), puis président d’honneur du
syndicat des architectes du Nord, témoignant ainsi de son attachement à sa région
natale, en même temps qu’à sa profession, il fut également président (1970), puis
président d’honneur du conseil général de l’ordre des architectes du Nord et du Pas-de-
Calais. Il réalisa de nombreux ensembles d’habitations dans le Nord,