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M
AILLE
A l’origine —
Maille ou Maillé ? Le patronyme Maillé désigne “l’homme au maillet”, le
maillet étant une sorte de marteau en bois à deux têtes, ou bien, en Touraine, la localité
d’origine des premiers porteurs du nom (le village de Maillé). Sous la forme Maille, le nom
évoquerait plutôt le collecteur de l’impôt appelé maille, redevance féodale qui s’acquittait
par le paiement d’une maille, monnaie valant un demi-denier, ou bien l’artisan réalisant
des mailles (boucles en fer ou en acier, pour la réalisation de filets ou de cottes de
maille). Il y a environ 4 700 personnes qui portent les noms de Maille ou de Maillé
aujourd’hui.
Une illustre famille —
La famille Maillé est l’une des plus illustres familles du royaume
de France. Elle se distingua notamment au XIIème siècle grâce aux prouesses du
templier Jacquelin de Maillé. Elle possédait la première baronnie de Touraine, acquise au
Moyen Age par le connétable de Luynes, baronnie érigée en duché sous le nom de
Maillé-Luynes. Gui de Maillé, né au XVIème siècle, fut gouverneur de l’Anjou. Son fils
Simon de Maillé (1515-1597) devint évêque de Viviers et archevêque de Tours (1554). Il
dut sa renommée à ses violentes diatribes contre les protestant, qui le chassèrent de la
ville lors des premières guerres de religion.
Le sang sacré du Templier—
Jacquelin de Maillé, né au XIIème siècle fut l’un des plus
célèbres chevaliers templiers, s’illustrant dans les combats pour la défense des royaumes
latins en Terre Sainte. Les musulmans le redoutaient particulièrement au point de lui
croire une essence divine ! Lorsqu’il fut tué dans une lutte sans merci, les musulmans
ramassèrent la poussière arrosée par son sang afin de s’en frotter le corps. Ils l’avaient
pris pour le saint Georges des chrétiens.
Une sainte tourangelle —
Jeanne-Marie de Maillé, née en 1931, ouvrit pendant la
guerre de Cent Ans son château de Luynes à tous les pauvres du pays et soigna les
malades de la peste lors de l’épidémie de 1348-1349. Veuve, elle choisit de consacrer son
temps aux lépreux à Sainte-Radegonde. Elle meurt en 1414 à Tours et est béatifiée en
1870. Sa fête est le 28 mars.
Un glorieux maréchal de France—
Capitaine à vingt ans puis gouverneur de Saumur
en 1620, le marquis Urbain de Maillé de Brézé (1597-1650) prit part au siège de La
Rochelle puis aux campagnes de Piémont en 1629-1630. Devenu maréchal de camp et
ambassadeur auprès du roi Gustave-Adolphe, il fut nommé maréchal de France deux ans
plus tard, en 1632. Chef de l’armée d’Allemagne (1634), il se distingua ensuite aux Pays-
Bas où il remporta sur les Espagnols la victoire d’Avein en 1635. Devenu ambassadeur en
Hollande l’année suivante, il obtint la vice-royauté de Catalogne en 1642. En cette qualité,
il participa aux combats de Collioure et de Perpignan. Epoux de Nicole du Plessis, sœur
du cardinal de Richelieu, il maria sa fille Claire au Grand Condé en 1641.
Un amiral qui mourut au combat —
Fils d’Urbain, Jean-Armand de Maillé (1619-
1646), marquis de Brézé, duc de Fronsac et neveu de Richelieu, commanda son premier
régiment à l’âge de quinze ans ! Il guerroya contre les Espagnols et devint grand maître
des galères en 1639, avant de vaincre la flotte espagnole à Cadix en 1640. Surintendant
général de la navigation, élevé au grade de lieutenant général en 1646, il tomba la même
année, tué sur le pont de son vaisseau, Le Saint-Louis, au siège d’Orbitello en Italie.
Pour ou contre le drapeau tricolore—
Armand de Maillé (1816-1903) prit part à la
guerre de 1870 et fut élu représentant du Maine-et-Loire à l’Assemblée nationale de
1871. Là, il s’occupa activement de la question de l’acceptation du drapeau tricolore.
Pressenti pour être ambassadeur à Berlin, à Vienne et à Constantinople, il refusa ces
postes pour se consacrer aux affaires intérieures du pays, comme député de Cholet de
1876 à 1896, puis comme sénateur du Maine-et-Loire.
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