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Origine du nom de famille MALHERBE

De
2 pages
MALHERBE

A l’origine — Herbe désignait un pré, un lieu riche en herbe. Par opposition, il semble
que le patronyme Malherbe indiquait, à l’origine, les habitants d’un endroit peu propice
au pâturage. Ils sont près de 5 500 à porter aujourd’hui ce nom.
Un sévère censeur des incorrections grammaticales — Originaire de la ville de
Caen qui lui a élevé une statue, François de Malherbe (1555-1628) y fit ses études avant
de partir pour Paris achever son éducation. En 1576, ce normand s’installa en Provence
au service de Henri d’Angoulême, fils naturel du roi Henri II. Rentré en Normandie,
Malherbe profita de l’entrée solennelle à Caen du nouveau gouverneur pour exercer ses
talents poétiques qu’il avait déjà montrés dans Le Bouquet de fleurs de Sénèque.
“Gentilhomme de Normandie établi en Provence”, l’écrivain monta enfin à Paris en 1605.
Placé parmi les premiers auteurs de son temps, Malherbe, sévère censeur des
incorrections grammaticales (on dit même qu’il fit taire le prêtre chargé de lui administrer
l’extrême-onction parce qu’il parlait trop mal !), s’attacha à Louis XIII après avoir chanté
Henri IV . Le poète avait perdu ses trois enfants, mais son frère, Eléazar de Malherbe, fit
bonne souche et ses descendants étaient encore présents à Allemagne, près de Caen, à
la fin du XIXème siècle.
De l’histoire de France au savon de Paris — Alors qu’il enseignait la philosophie à
Paris, Joseph-François-Marie Malherbe (1733-1827) fut chargé par ses supérieurs
d’achever L’Histoire ...
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M
ALHERBE
A l’origine —
Herbe désignait un pré, un lieu riche en herbe. Par opposition, il semble
que le patronyme Malherbe indiquait, à l’origine, les habitants d’un endroit peu propice
au pâturage. Ils sont près de 5 500 à porter aujourd’hui ce nom.
Un sévère censeur des incorrections grammaticales —
Originaire de la ville de
Caen qui lui a élevé une statue, François de Malherbe (1555-1628) y fit ses études avant
de partir pour Paris achever son éducation. En 1576, ce normand s’installa en Provence
au service de Henri d’Angoulême, fils naturel du roi Henri II. Rentré en Normandie,
Malherbe profita de l’entrée solennelle à Caen du nouveau gouverneur pour exercer ses
talents poétiques qu’il avait déjà montrés dans Le Bouquet de fleurs de Sénèque.
“Gentilhomme de Normandie établi en Provence”, l’écrivain monta enfin à Paris en 1605.
Placé parmi les premiers auteurs de son temps, Malherbe, sévère censeur des
incorrections grammaticales (on dit même qu’il fit taire le prêtre chargé de lui administrer
l’extrême-onction parce qu’il parlait trop mal !), s’attacha à Louis XIII après avoir chanté
Henri IV. Le poète avait perdu ses trois enfants, mais son frère, Eléazar de Malherbe, fit
bonne souche et ses descendants étaient encore présents à Allemagne, près de Caen, à
la fin du XIXème siècle.
De l’histoire de France au savon de Paris —
Alors qu’il enseignait la philosophie à
Paris, Joseph-François-Marie Malherbe (1733-1827) fut chargé par ses supérieurs
d’achever L’Histoire générale du Languedoc de Dom Bourotte. La Révolution bouleversa
ces projets. Après avoir publié un Précis de M. l’abbé de Mably sur l’histoire de France,
Malherbe se consacra à la chimie. Il obtint même un prix pour un procédé de fabrication
de la soude qu’il avait découvert vingt ans plus tôt. En 1792 et 1793, il travailla à
améliorer la confection du savon de Paris avant d’être nommé, en 1794, à la commission
chargée de recueillir les livres dans les dépôts littéraires. Bibliothécaire à la Cour de
cassation, l’historien-chimiste fut nommé, en 1812, censeur des livres.
De l’Italie à la Russie —
L’homme de guerre Jean-Antoine Malherbe (1782-1858),
lieutenant général engagé en 1799 dans le régiment belge de Murray, participa aux
campagnes d’Italie et fut blessé à la bataille de Marengo. Pendant la période de paix qui
suivit, il participa aux relevés topographiques de la Croatie. En 1805 il intégra l’armée du
Danube, mais fut blessé en décembre à la bataille d’Austerlitz. Il rentra en Belgique en
1809 et entra dans l’armée de Napoléon deux mois après. Il fit, avec la Grande Armée, la
campagne de Russie, mais prisonnier, il fut chargé de porter la capitulation au quartier
général de Napoléon. Il intégra l’armée des Pays-Bas en 1817 où il eut des difficultés à
retrouver le grade qu’il avait dans l’armée française. Il passa donc en juillet 1830 au
service de la Belgique et prit le commandement militaire de la province de Liège, puis
successivement, de celle du Brabant, de Flandre-Orientale et du Hainaut.
Le pharmacien de Pont-Audemer —
Emile Malherbe naquit au XIXème siècle à Pont-
Audemer dans l’Eure. Il quitta sa ville natale pour parfaire sa formation scientifique avant
de revenir s’y installer comme pharmacien. Préparateur réputé, le succès de ses affaires
lui permit d’acquérir une grande fortune. Homme de foi, il était connu pour sa générosité
et se forgea une réputation de philantrope à travers tout le département. Emile Malherbe
permit notamment, grâce à ses dons, la fondation d’une école à Pont-Audemer.
Les Malherbe dans l’histoire —
Citons aussi : le peintre Thomas Malherbe qui vécut à
Caen au début du XIXème siècle ; son fils Jules, né en 1813, écrivain, auteur de La mort
de Malfillâtre ; l’ingénieur général des Ponts et Chaussées Michel Malherbe, né en 1930 à
Saint-Brieuc, auteur des Langages de l’humanité ; : le pilote de motocross André
Malherbe, né en 1956, paralysé depuis un accident lors du rallye Paris-Dakar de 1988 ; le
journaliste Philippe Malherbe, né en 1955 ; le violoniste Jean Malherbe (1741-1800),
attaché à la Comédie-Française de La Haye