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Origine du nom de famille MATHIEU

De
2 pages
MATHIEU

A l’origine — Le patronyme Mathieu dérive tout simplement du nom de baptême,
comme beaucoup de noms de famille en France. On compte actuellement près de 53 000
Mathieu en France et 6 200 en Belgique.
Un des fondateurs du félibrige — Poète provençal, condisciple et ami de Mistral,
Anselme Mathieu (1829-1895) fut en 1854 l’un des sept fondateurs du félibrige. Son
recueil de poésie, La Farandoulo (La Farandole), hymne à l’amour et à la joie de vivre, le
fit comparer à Catulle.
Les almanachs météorologiques — Mêlé de bonne heure aux luttes du libéralisme,
Philippe Mathieu (1808-1865) fonda à Romans une sorte d’athénée où il professa
l’économie sociale. Elu par la Drôme à la Constituante, il prit place à la Nouvelle
Montagne. Réélu à Législative, il fut emprisonné à l’issue du coup d’Etat de décembre
1851, puis expulsé de France. Rentré après l’amnistie de 1859, il se livra à des travaux
scientifiques et publia avec succès des Almanachs météorologiques.
Le saviez-vous ? — Surnommé le Jasmin cévenol, Mathieu-Lacroix (1819-1864) était
maçon à La Grand’Combe quand il se révéla poète languedocien de talent en composant
Pauro Martino ! (Pauvre Martine !) à la suite d’une terrible explosion de grisou. En 1852, il
assista à Aix à une réunion qui annonçait la création du félibrige. Ami de Daudet dès ses
débuts littéraires, il encouragea ce dernier à poursuivre sa carrière.
Un talent certain mais dangereux — Adolphe Mathieu (1804-1876) exerça son talent
dès la classe de ...
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M
ATHIEU
A l’origine —
Le patronyme Mathieu dérive tout simplement du nom de baptême,
comme beaucoup de noms de famille en France. On compte actuellement près de 53 000
Mathieu en France et 6 200 en Belgique.
Un des fondateurs du félibrige
— Poète provençal, condisciple et ami de Mistral,
Anselme Mathieu (1829-1895) fut en 1854 l’un des sept fondateurs du félibrige. Son
recueil de poésie, La Farandoulo (La Farandole), hymne à l’amour et à la joie de vivre, le
fit comparer à Catulle.
Les almanachs météorologiques
— Mêlé de bonne heure aux luttes du libéralisme,
Philippe Mathieu (1808-1865) fonda à Romans une sorte d’athénée où il professa
l’économie sociale. Elu par la Drôme à la Constituante, il prit place à la Nouvelle
Montagne. Réélu à Législative, il fut emprisonné à l’issue du coup d’Etat de décembre
1851, puis expulsé de France. Rentré après l’amnistie de 1859, il se livra à des travaux
scientifiques et publia avec succès des Almanachs météorologiques.
Le saviez-vous ?
— Surnommé le Jasmin cévenol, Mathieu-Lacroix (1819-1864) était
maçon à La Grand’Combe quand il se révéla poète languedocien de talent en composant
Pauro Martino ! (Pauvre Martine !) à la suite d’une terrible explosion de grisou. En 1852, il
assista à Aix à une réunion qui annonçait la création du félibrige. Ami de Daudet dès ses
débuts littéraires, il encouragea ce dernier à poursuivre sa carrière.
Un talent certain mais dangereux
— Adolphe Mathieu (1804-1876) exerça son talent
dès la classe de rhétorique en mettant en scène, dans ses vers de lycéen, ses professeurs
et le directeur. Il devint conservateur de la bibliothèque publique de Mons de 1840 à
1844 tout en pratiquant le journalisme. Ses ardentes polémiques dans la presse lui
suscitèrent de nombreux ennemis, au point qu’il dut quitter Mons en 1852 et venir
s’installer à Ixelles. Il entra alors à la Bibliothèque royale. Mais il est surtout connu comme
poète. Il se vit décerner le prix quinquennal de littérature française en 1863.
Un grand chef—
Le compositeur et chef d’orchestre Emile Mathieu (1844-1933),
originaire de Lille, est né de parents belges et artistes lyriques. Le jeune Emile étudia
comme élève au conservatoire de Bruxelles et y remporta le prix d’harmonie en 1861 et
celui de piano deux ans plus tard. Il devint ensuite professeur à Louvain puis chef
d’orchestre au Châtelet de Paris. Revenu en Belgique, il devint accompagnateur au
théâtre de la Monnaie et y fit représenter plusieurs œuvres.
Germinal vu de l’envers—
L’ingénieur et directeur des mines Jacques Mathieu est né
en 1684 et mort en 1747 en France, à Fresnes. Il fut le premier à venir creuser à Fresnes
et à découvrit de la houille dans le Hainaut français. Son fils Christophe Mathieu, né en
1712, ingénieur des mines également, fut initié dès son jeune âge aux travaux des mines,
s’occupant plus particulièrement de mécanique. On le chargea en 1732 de l’exécution de
la première machine à vapeur montée en France. En 1734 il se vit confier la direction des
Charbonnages de Fresnes, avant d’être envoyé dans divers endroits dans le pays. Pierre
Mathieu, le frère de Christophe, devint quant à lui directeur des mines d’Anzin, où il
mourut en 1778.
Les
Mathieu
dans
l’histoire
Citons aussi :
Pierre Matthieu
(1563-1621),
historiographe d’Henri IV et de Louis XIII ; Jean-Baptiste Mathieu-Mirambal (1763-1833),
député à la Convention, tribun, fondateur du Journal de l’Oise ; le comte David Mathieu
de la Redorte (1768-1833), général commandant de Toulouse puis de Lyon, pair de
France ; l’agronome Christophe Mathieu-Dombasle (1777-1843), inventeur d’un modèle
de charrue, fondateur d’une école d’agriculture près de Nancy ; l’astronome Claude-Louis
Mathieu (1783-1875), membre de l’Académie des sciences, président du Bureau des
longitudes, beau-frère de Louis Arago ; le peintre de portraits, de scènes de genre,
d’histoire et de sujets religieux Lambert