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Origine du nom de famille MAUNOURY

De
2 pages
MAUNOURY

A l’origine — Voici un nom signifiant “mal nourri”... Les porteurs du nom Maunoury sont
aujourd’hui plus de 1 300 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation
sont l’Orne, la Sarthe et la Manche.
D’une guerre à l’autre — Joseph Maunoury (1847-1923) a combattu contre deux des
trois invasions allemandes. Né à Maintenon (Eure-et-Loir), diplômé de l’Ecole
polytechnique, il prit part à la guerre de 1870, fut encerclé dans Paris, et tenta une sortie
où il fut blessé à la jambe. Il enseigna ensuite à Saint-Cyr et à l’Ecole supérieure de
guerre dont il devint directeur, fut nommé général de corps d’armée, puis gouverneur
militaire de Paris de 1910 à 1912. Rappelé en activité en 1914, il se distingua à la tête de
l’armée de Lorraine dès le début en repoussant la première armée allemande du
Kronprinz, puis en contribuant à la victoire de la Marne. Grièvement blessé en 1915 en
inspectant le front près de Soisson à cent mètres des lignes ennemies, il resta totalement
aveugle. Cela ne l’empêcha pas de se montrer clairvoyant car il annonça la volonté de
revanche des Allemands et la forte probabilité d’une troisième guerre. Ce grand patriote
fut nommé maréchal de France à titre posthume.
De l’Eure-et-Loir à l’Egypte et retour — Pol Maunoury (1824-1899), né à Chartres,
était avocat puis procureur de 1848 à 1851. Opposé à Napoléon III, il partit en Egypte et
devint avocat-conseil de la Compagnie du canal de Suez et secrétaire de Nubar-Pacha,
pour lequel il ...
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M
AUNOURY
A l’origine —
Voici un nom signifiant “mal nourri”... Les porteurs du nom Maunoury sont
aujourd’hui plus de 1 300 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation
sont l’Orne, la Sarthe et la Manche.
D’une guerre à l’autre —
Joseph Maunoury (1847-1923) a combattu contre deux des
trois
invasions
allemandes.
à
Maintenon
(Eure-et-Loir),
diplômé
de
l’Ecole
polytechnique, il prit part à la guerre de 1870, fut encerclé dans Paris, et tenta une sortie
où il fut blessé à la jambe. Il enseigna ensuite à Saint-Cyr et à l’Ecole supérieure de
guerre dont il devint directeur, fut nommé général de corps d’armée, puis gouverneur
militaire de Paris de 1910 à 1912. Rappelé en activité en 1914, il se distingua à la tête de
l’armée de Lorraine dès le début en repoussant la première armée allemande du
Kronprinz, puis en contribuant à la victoire de la Marne. Grièvement blessé en 1915 en
inspectant le front près de Soisson à cent mètres des lignes ennemies, il resta totalement
aveugle. Cela ne l’empêcha pas de se montrer clairvoyant car il annonça la volonté de
revanche des Allemands et la forte probabilité d’une troisième guerre. Ce grand patriote
fut nommé maréchal de France à titre posthume.
De l’Eure-et-Loir à l’Egypte et retour —
Pol Maunoury (1824-1899), né à Chartres,
était avocat puis procureur de 1848 à 1851. Opposé à Napoléon III, il partit en Egypte et
devint avocat-conseil de la Compagnie du canal de Suez et secrétaire de Nubar-Pacha,
pour lequel il participa à la réorganisation judiciaire de l’Egypte. Il était aussi député
d’Eure-et-Loir de 1876 à 1889. Son fils Maurice Maunoury (1863-1925), né à Alexandrie
(Egypte), cousin éloigné du maréchal Joseph Maunoury, était ingénieur de l’Ecole
centrale, diplômé de l’Ecole polytechnique et docteur en droit. Devenu avocat près la
cour d’appel de Paris, il fut élu député d’Eure-et-Loir en 1910, au groupe de la gauche
radicale. Réélu en mai 1914, il fut mobilisé, grièvement blessé sur le front et amputé
d’une jambe. Réélu en 1919, il présida la commission des finances de l’Assemblée et
devint ministre de l’Intérieur du gouvernement Poincarré de 1922 à 1924. Sa fille
Geneviève (1892-1968), épouse de Georges Bourgès, est la mère de Maurice Bourgès-
Maunoury.
Compagnon de la Libération —
Maurice Bourgès-Maunoury (1914-1993), né à Luisant
(Eure-et-Loir), licencié en droit, diplômé de l’Ecole des sciences politiques et de l’Ecole
polytechnique, officier dans l’artillerie de 1935 à 1940, devint un héros de la Résistance,
parachuté à Lyon en 1943 et délégué militaire du général de Gaulle en France occupée.
Grièvement blessé à Autun en 1944, il fut décoré par le général de Gaulle en personne
de la croix de Compagnon de la Libération. Sous la IVème République, il occupa plusieurs
postes ministériels et fut président du Conseil de juin à novembre 1957. C’est lui qui fit
ratifier le traité de Rome par l’Assemblée en juillet 1957. Il refusa la constitution de la
Vème République en 1958 et quitta la politique nationale, restant conseiller général du
canton de Montastruc-la-Conseillère en Haute-Garonne jusqu’en 1973, et maire de
Bessières de 1961 à 1971. Reconverti dans les affaires, il devint Pdg de la Société
industrielle et financière de l’Artois, de la Société des mines de Kali et administrateur de
plusieurs sociétés. Sa sœur, Simone Bourgès-Maunoury, née en 1925, psychologue et
psychanalyste, chargée de cours aux facultés de lettres et sciences humaines de Paris,
est l’auteur de l’ouvrage Approche génétique et psychanalytique de l’enfant (1975).
Les Maunoury dans l’histoire —
Citons aussi : le cordonnier Antoine Maunoury, né à
Corbreuse (Seine-et-Oise) en 1825, caporal au 26ème bataillon lors du siège de Paris par
les Allemands en 1870, qui participa à l’insurrection de la Commune en 1871 et fut
condamné à cinq ans de travaux forcés en Nouvelle-Calédonie ; Henri Maunoury (1874-
1956), né à Jouy (Eure-et-Loir), licencié en droit, avocat, préfet du Maine-et-Loire de
1924 à 1926, puis trésorier payeur général jusqu’en 1932 ; Henri Maunoury (1898-1953),
né à Gorges (Loire-Atlantique), professeur et militant SFIO, secrétaire du syndicat des
professeur du Pas-de-Calais, adjoint au maire