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Origine du nom de famille MENETRIER ou MENESTRIER

De
2 pages
MENETRIER ou MENESTRIER

A l’origine— Ce nom, orthographié Menétrier ou Menestrier, désignait à l’origine un
artisan qui avait plusieurs spécialisations. On dénombre plus de 2 650 Menétrier en
France. Les porteurs de ce nom de famille sont principalement implantés dans le Doubs,
Paris et la Haute-Saône et 180 Ménestrier implantés dans la Côtes-d’Or, Paris et dans le
Rhône.
Un numismate bourguignon — Jean-Baptiste Le Menestrier ou Le Menetrier (1564-
1634) est né et mort à Dijon. D’une famille obscure, il parvint par ses propres mérites aux
emplois de conseiller du roi et de contrôleur provincial de l’artillerie au duché de
Bourgogne. Il recherchait et étudiait inlassablement les anciennes médailles. Il a donné
lui-même la description de sa curieuse collection dans deux ouvrages intitulés Médailles,
Monnaies et Monuments antiques d’impératrices romaines (1625) et Médailles illustrées
des anciens empereurs et impératrices de Rome (1627).
Auprès du pape — Son cousin, Claude Le Menestrier ou Le Menetrier, né à
Vauconcourt, près de Jussey, s’est éteint à Rome en 1639. Fils de laboureur, il se rendit
en Espagne, où il gagna sa vie en gardant des troupeaux. Il passa ensuite en Italie. Son
goût pour les antiquités lui valut la protection du cardinal Barberini, futur Urbain VIII, qui
le nomma son bibliothécaire. Il l’envoya dans divers pays en vue de réunir des médailles
et des objets d’art. En 1632, alors qu’il retournait à Rome, son vaisseau fut pris dans une
grande tempête. ...
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M
ENETRIER ou MENESTRIER
A l’origine—
Ce nom, orthographié Menétrier ou Menestrier, désignait à l’origine un
artisan qui avait plusieurs spécialisations. On dénombre plus de 2 650 Menétrier en
France. Les porteurs de ce nom de famille sont principalement implantés dans le Doubs,
Paris et la Haute-Saône et 180 Ménestrier implantés dans la Côtes-d’Or, Paris et dans le
Rhône.
Un numismate bourguignon —
Jean-Baptiste Le Menestrier ou Le Menetrier (1564-
1634) est né et mort à Dijon. D’une famille obscure, il parvint par ses propres mérites aux
emplois de conseiller du roi et de contrôleur provincial de l’artillerie au duché de
Bourgogne. Il recherchait et étudiait inlassablement les anciennes médailles. Il a donné
lui-même la description de sa curieuse collection dans deux ouvrages intitulés Médailles,
Monnaies et Monuments antiques d’impératrices romaines (1625) et Médailles illustrées
des anciens empereurs et impératrices de Rome (1627).
Auprès
du
pape
Son cousin, Claude Le Menestrier ou Le Menetrier, né à
Vauconcourt, près de Jussey, s’est éteint à Rome en 1639. Fils de laboureur, il se rendit
en Espagne, où il gagna sa vie en gardant des troupeaux. Il passa ensuite en Italie. Son
goût pour les antiquités lui valut la protection du cardinal Barberini, futur Urbain VIII, qui
le nomma son bibliothécaire. Il l’envoya dans divers pays en vue de réunir des médailles
et des objets d’art. En 1632, alors qu’il retournait à Rome, son vaisseau fut pris dans une
grande tempête. Pour sauver l’embarcation d’un naufrage presque inévitable, il fallut
jeter à la mer une précieuse collection de monuments et de tableaux qu’il rapportait
d’Espagne. Le savant antiquaire fut très touché par cette mésaventure.
Un jésuite érudit —
Petit neveu de Claude (voir paragraphe précédent), le Lyonnais
Claude François Menestrier ou Menetrier entra de bonne heure dans la Compagnie de
Jésus, où il devint professeur. Doté de qualités intellectuelles et d’une mémoire
exceptionnelles, il travaillait sans relâche à recueillir les matériaux des ouvrages qu’il
devait publier plus tard. Il fut chargé de diriger les fêtes données lors du passage de
Louis XIV au collège de la Trinité ; il fit même exécuter par les élèves deux ballets de sa
composition. Il fit encore montre de ses talents d’organisateur en ordonnant les fêtes du
mariage de Françoise de Valois avec le duc de Savoie. En 1667, il fut chargé de la
bibliothèque du collège de la Trinité, mais résilia cette fonction et se mit à voyager en
Europe. Il s’établit finalement à Paris. Il se livra à la prédication dans les principales villes
du royaume. Il considérait le blason comme l’une des études les plus sérieuses dans un
pays monarchique. Il a également beaucoup travaillé sur les devises et emblèmes. Outre
de cette science héraldique, ses ouvrages, particulièrement nombreux, traitent d’histoire.
Il a laissé, entre autres manuscrits, une Histoire de l’Eglise de Lyon, à laquelle il avait
travaillé pendant trois décennies mais qui ne dépasse pas le septième siècle.
Les Menetrier dans l’histoire —
Citons aussi : le pieux ecclésiastique Perrenin
Menestrier ou Menetrier, auteur d’ouvrages religieux qui, vers 1630, installa une
imprimerie pour pallier l’ignorance de ses ouailles ; le chansonnier Casimir Menestrier ;
Auguste Menestrier, spécialiste des lois romaines ; le dramaturge Charles Ménétrier,
connu sous le nom de Richard Listener ; l’abbé Ménétrier, directeur de l’Institution de
Vitteaux (Côte d’Or) qui a laissé de nombreux ouvrages scolaires ; Ferdinand Léon
Ménétrier, graveur, qui débuta au Salon de Paris de 1878 ; le sculpteur Edmond
Menestrier, élève de Jérôme, dont le musée de Langres, sa ville natale, conserve une
Etude de femme ; le docteur Pierre-Eugène Ménétrier, spécialiste du cancer ; le peintre,
pastelliste et dessinateur Eric Ménétrier, né à Boulogne-Billancourt en 1958 ; etc.
Autres noms de même signification :
Menestraud (10, Cher), Menestreau (60,
Vienne), Menestrey (50, Vosges), Menestrier (190, Côte-d’Or),