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Origine du nom de famille MILLON

De
2 pages
MILLON

A l’origine— Le patronyme Millon vient d’un ancien nom de personne d’origine
germanique Milo (de la racine mil-, bon, généreux). Aujourd’hui, il existe environ 4 100
Millon recensés sur le territoire français.
Une plume alerte — Né à Liège, Charles Millon (1754-1839), venu jeune à Paris, fut
d’abord sous-bibliothécaire du prince de Condé. En parallèle, il se fit connaître par des
ouvrages d’histoire et de fiction. Sous le Directoire, il fut nommé professeur de législation
à l’Ecole centrale du Panthéon, où il compta de nombreux disciples. Après avoir enseigné
les langues anciennes au lycée Napoléon, il fut attaché à la faculté des Lettres de Paris
comme professeur de philosophie.
Monsieur le ministre — Né en 1845, Charles Millon est maire de Belley (Ain), sa ville
natale, à partir de 1977. Sa carrière, décriée en raison de ses alliances politiques, est faite
de mandats locaux et nationaux : président de la fédération départementale du parti
républicain et de l’UDF, secrétaire général adjoint (1983-1984), membre du bureau
politique du PR à partir de 1984, député UDF de l’Ain (1978-1995), siège qu’il céda pour
prendre le portefeuille de la Défense (1995-1997). Il fut encore conseiller général de l’Ain
(1985-1988), président du conseil régional Rhône-Alpes, vice-président de l’Assemblée
nationale (1986-1988), président du groupe parlementaire UDF (1989-1995). Le ministre
a été réélu député de l’Ain, non inscrit, en 1997. Il est le fondateur et président ...
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M
ILLON
A
l’origine—
Le patronyme Millon vient d’un ancien nom de personne d’origine
germanique Milo (de la racine mil-, bon, généreux). Aujourd’hui, il existe environ 4 100
Millon recensés sur le territoire français.
Une plume alerte —
Né à Liège, Charles Millon (1754-1839), venu jeune à Paris, fut
d’abord sous-bibliothécaire du prince de Condé. En parallèle, il se fit connaître par des
ouvrages d’histoire et de fiction. Sous le Directoire, il fut nommé professeur de législation
à l’Ecole centrale du Panthéon, où il compta de nombreux disciples. Après avoir enseigné
les langues anciennes au lycée Napoléon, il fut attaché à la faculté des Lettres de Paris
comme professeur de philosophie.
Monsieur le ministre —
Né en 1845, Charles Millon est maire de Belley (Ain), sa ville
natale, à partir de 1977. Sa carrière, décriée en raison de ses alliances politiques, est faite
de mandats locaux et nationaux : président de la fédération départementale du parti
républicain et de l’UDF, secrétaire général adjoint (1983-1984), membre du bureau
politique du PR à partir de 1984, député UDF de l’Ain (1978-1995), siège qu’il céda pour
prendre le portefeuille de la Défense (1995-1997). Il fut encore conseiller général de l’Ain
(1985-1988), président du conseil régional Rhône-Alpes, vice-président de l’Assemblée
nationale (1986-1988), président du groupe parlementaire UDF (1989-1995). Le ministre
a été réélu député de l’Ain, non inscrit, en 1997. Il est le fondateur et président du
mouvement La Droite (1998) et président du parti La droite libérale chrétienne (1999).
D’autres Millon en politique —
Plusieurs Millon s’illustrèrent aussi en politique. M.
Millon était premier échevin – l’équivalent du maire actuel – de la ville de Paris en 1730.
François Millon de Montherlant (1726-1794) fut député du tiers-état aux états généraux
de 1789. En 1793, accusé d’avoir donné asile à une émigrée, il fut condamné à mort et
guillotiné. Le capitaine de navire Maurice-Emmanuel Millon de Villeroy (1743-1831) fut élu
député suppléant aux états généraux de 1789. Claude Millon fut quant à lui élu député
de la Meuse.
Le saviez-vous ? —
Une Marie-Appoline Millon était l’épouse du vétérinaire Nicolas
Flaubert (1754-1814), lui-même grand-père du célèbre écrivain.
Un Immortel —
Aristocrate écrivain, Henry Millon de Montherlant (1895-1972) écrivit en
premier lieu des œuvres autobiographiques qui retracent sa jeunesse catholique, son
expérience exaltée de la guerre, puis son existence partagée entre la pratique sportive et
la création littéraire, exercices similaires de volonté. Très fier de la noblesse de sa famille,
l’écrivain cultivait sa différence. Ses romans exaltent la vigueur physique et morale ou
expriment une vision de moraliste désabusé. Il admirait l’Empire romain pour sa grandeur
et ses idéaux élevés. En 1925, il partit pour l’Espagne, puis parcourut l’Italie et l’Afrique
du Nord. De retour en France, il connut le succès avec la série Les Jeunes filles (1936-
1939). Après 1940, vint le début de sa période théâtrale, inaugurée par La reine morte
(1942), qui oppose le cœur, l’intérêt individuel et la raison d’Etat. Il a tenté d’y retrouver
l’austérité de la tragédie classique. Il est reçu à l’Académie française en 1960. Après avoir
souvent “honoré le suicide” dans ses œuvres comme étant “une parcelle de liberté dans
la nécessité”, Henry de Montherlant, ne supportant pas de devenir aveugle, se donna la
mort en 1972 sans laisser de descendance.
Un savant réactif —
Natif de Châlons, mais originaire de Paris où l’un de ses bisaïeuls
était échevin, le pharmacien Auguste-Nicolas-Eugène Millon (1812-1867) fut d’abord
chirurgien militaire mais se voua rapidement à l’étude de la chimie et entra dans le
service des pharmacies de l’armée. Après avoir enseigné à l’hôpital du Val-de-Grâce, il fut
envoyé comme premier professeur à l’hôpital d’instruction de Lille en 1847, avant de
travailler en Algérie. Ses recherches ont principalement porté sur les composés oxygénés
du chlore, l’éther nitrique, et la caractérisation des protéines par le réactif au nitrate
mercurique appelé réactif de Millon. Il a