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Origine du nom de famille MOLINIE ou MOLINIER

De
2 pages
MOLINIE ou MOLINIER

A l’origine — Le patronyme Molinié(er) est issu d’un nom de métier. Il désignait à
l’origine le meunier, profession que devaient exercer les premiers porteurs de ce nom. La
France compte actuellement plus de 6 000 Molinier et 2 200 Molinié.
Orateurs éloquents — Etienne Molinier vécut vers la fin du XVIème siècle. Il fut
d’abord avocat puis prit l’habit de moine. Son éloquence le rendit assez vite célèbre et il
fut chargé de prêcher au sacre de Louis XIII. Son discours fut imprimé sous le titre de
Panégyrique. Il se passionnait aussi pour la poésie et fut très lié à la fille adoptive de
Montaigne. Il mourut en 1650, laissant de nombreuses publications derrière lui,
particulièrement ses textes de prédicateur en chaire. Un autre Molinier fut prédicateur
dans l’histoire de l’Eglise : nommé Jean-Baptiste, il vivait à la fin du XVIIème siècle. Fils
d’un valet de chambre d’archevêque, il fit ses études chez les oratoriens, congrégation
qu’il rejoignit en 1700. Son talent en chaire et son génie oratoire lui procurèrent un
certain succès. Jean-Baptiste Molinier mourut à Paris en 1745, non sans avoir publié ses
différentes prédications.
Troubadour languedocien — Poète, troubadour et prosateur toulousain, Guillaume
Molinier fut chargé en 1348, par le Collège du gai savoir, encore appelé Consistoire de la
gaie science (ancêtre de l’Académie des jeux floraux), qu’il présidait, de rédiger Les Lois
de l’amour, texte devant fixer les règles de l’art poétique du ...
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M
OLINIE ou MOLINIER
A l’origine —
Le patronyme Molinié(er) est issu d’un nom de métier. Il désignait à
l’origine le meunier, profession que devaient exercer les premiers porteurs de ce nom. La
France compte actuellement plus de 6 000 Molinier et 2 200 Molinié.
Orateurs éloquents —
Etienne Molinier vécut vers la fin du XVIème siècle. Il fut
d’abord avocat puis prit l’habit de moine. Son éloquence le rendit assez vite célèbre et il
fut chargé de prêcher au sacre de Louis XIII. Son discours fut imprimé sous le titre de
Panégyrique. Il se passionnait aussi pour la poésie et fut très lié à la fille adoptive de
Montaigne. Il mourut en 1650, laissant de nombreuses publications derrière lui,
particulièrement ses textes de prédicateur en chaire. Un autre Molinier fut prédicateur
dans l’histoire de l’Eglise : nommé Jean-Baptiste, il vivait à la fin du XVIIème siècle. Fils
d’un valet de chambre d’archevêque, il fit ses études chez les oratoriens, congrégation
qu’il rejoignit en 1700. Son talent en chaire et son génie oratoire lui procurèrent un
certain succès. Jean-Baptiste Molinier mourut à Paris en 1745, non sans avoir publié ses
différentes prédications.
Troubadour languedocien —
Poète, troubadour et prosateur toulousain, Guillaume
Molinier fut chargé en 1348, par le Collège du gai savoir, encore appelé Consistoire de la
gaie science (ancêtre de l’Académie des jeux floraux), qu’il présidait, de rédiger Les Lois
de l’amour, texte devant fixer les règles de l’art poétique du moment. Précieux
monument de la littérature romane, rédigé en prose et en collaboration avec d’autres
poètes et des chevaliers, l’ouvrage connut un immense succès dans les pays de langue
d’oc. Il ne fut imprimé qu’en 1841.
Les fondateurs du mouvement trotskyste en France —
Nous devons aux frères
Molinier la fondation du mouvement trotskyste en France. En effet, l’ingénieur-chimiste
Henri (1898-1944) et Raymond (né en 1904), tour à tour conducteur électricien,
responsable d’un cabinet de contentieux et chauffeur de taxi, sympathisèrent avec le
Parti communiste au début des années 1920. Proche du courant d’opposition, Henri aida
financièrement l’envoi en Turquie des premiers militants français se rendant en 1929
auprès de Trotsky. Raymond en fut du nombre. En 1931, Henri se mit à la disposition de
Trotsky et le représenta en France. Puis il négocia les modalités de son séjour en France
entre 1933 et 1935. Son frère avait fait de même à Copenhague en 1932. Membres de la
SFIO, ils en furent exclus en 1935-1936. Ils fondèrent alors le Parti communiste
internationaliste. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclata, Henri et Raymond
poursuivirent leur militantisme au sein de la Résistance.
Les Molinier ou Molinié dans l’histoire —
Citons aussi, parmi les plus notables : le
professeur de droit à la faculté de Toulouse Joseph Molinier (1799-1887) ; l’archiviste-
paléographe Auguste Molinier (1851-1904), frère de l’historien d’art Emile Molinier,
conservateur à la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris et professeur à l’Ecole des
chartes, auteur d’un ouvrage fort utile aux historiens intitulé Les Sources de l’Histoire de
France ; Albina Molinier, né en 1895, peintre à classer dans l’Ecole des naïfs ; l’Agenais
Pierre Molinier, né en 1900, peintre travaillant à Bordeaux, auteur d’œuvres érotiques et
surréalistes dont André Breton a préfacé la première exposition ; l’ouvrier agricole puis
représentant de commerce Louis Molinier, né en 1902, secrétaire de la région
communiste du Gard-Lozère dans les années 1930, arrêté en 1940, interné dans le Tarn
puis déporté en Algérie, fondateur et président de l’Amicale des résistants déportés,
internés et emprisonnés politiques en Afrique du Nord en 1974 ; l’historien d’art et
archiviste-paléographe Emile Molinier (1857-1906), natif de Nantes, qui fut conservateur
du musée du Louvre ; André-Etienne-Armand-Jean-Marie Molinié, né en 1868 à Séverac-
le-Château dans l’Aveyron, député de son département d’origine en 1919 ; l’ingénieur
Jacques Molinié, né en 1937, directeur général de Jean Thouard SA (1990) et ingénieur
conseil (à partir de 1992) ; Jacques Molinié, né en 1945 à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-
Garonne),