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Origine du nom de famille MONNIER

De
2 pages
MONNIER

A l’origine — Le patronyme Monnier a trois significations différentes possibles. Il peut
avoir désigné un meunier. Il peut aussi dériver du terme d’ancien français monier qui
nommait un changeur. Il peut enfin être un dérivé du nom de baptême Aymonier, dérivé
d’Aymon, nom d’origine germanique composé de la racine haim (foyer, maison). Ce
patronyme assez courant, puisque porté par plus de 24 400 personnes en France, se
retrouve surtout dans les départements d’Ille-et-Vilaine et de Seine-Maritime.
Le père de “Joseph Prudhomme” — Fils d’un ministre des Finances, clerc de notaire,
élève à l’atelier de Girodet, Henri Monnier (1799-1877) se lança dans le dessin à la plume
et acquit une certaine célébrité vers 1825. Il illustra une édition des Chansons de
Béranger et des Fables de La Fontaine. Puis, il écrivit quelques pochades intitulées
Scènes populaires où le personnage de Joseph Prudhomme, type de bourgeois inepte et
sentencieux, apparaît. D’un comique trivial, il s’exerça ensuite aux vaudevilles.
La Sophie de Mirabeau — Mariée à dix-sept ans à un vieux président de la Chambre
des comptes malade, la marquise Marie-Thérèse Monnier de Ruffey (1754-1789) connut
quelques aventures adultères. Ainsi, elle rencontra Mirabeau en 1775. La passion les
emporta en Suisse puis à Amsterdam. Le mari l’apprit. Il parvint à les faire arrêter en mai
1777, ramener en France et séparer. Interné à Vincennes, Mirabeau écrivit alors les
fameuses Lettres à Sophie (Sophie étant le surnom ...
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M
ONNIER
A l’origine —
Le patronyme Monnier a trois significations différentes possibles. Il peut
avoir désigné un meunier. Il peut aussi dériver du terme d’ancien français monier qui
nommait un changeur. Il peut enfin être un dérivé du nom de baptême Aymonier, dérivé
d’Aymon, nom d’origine germanique composé de la racine haim (foyer, maison). Ce
patronyme assez courant, puisque porté par plus de 24 400 personnes en France, se
retrouve surtout dans les départements d’Ille-et-Vilaine et de Seine-Maritime.
Le père de “Joseph Prudhomme”
— Fils d’un ministre des Finances, clerc de notaire,
élève à l’atelier de Girodet, Henri Monnier (1799-1877) se lança dans le dessin à la plume
et acquit une certaine célébrité vers 1825. Il illustra une édition des Chansons de
Béranger et des Fables de La Fontaine. Puis, il écrivit quelques pochades intitulées
Scènes populaires où le personnage de Joseph Prudhomme, type de bourgeois inepte et
sentencieux, apparaît. D’un comique trivial, il s’exerça ensuite aux vaudevilles.
La Sophie de Mirabeau
— Mariée à dix-sept ans à un vieux président de la Chambre
des comptes malade, la marquise Marie-Thérèse Monnier de Ruffey (1754-1789) connut
quelques aventures adultères. Ainsi, elle rencontra Mirabeau en 1775. La passion les
emporta en Suisse puis à Amsterdam. Le mari l’apprit. Il parvint à les faire arrêter en mai
1777, ramener en France et séparer. Interné à Vincennes, Mirabeau écrivit alors les
fameuses Lettres à Sophie (Sophie étant le surnom de sa bien-aimée). Entre temps, le
mari mourut. Sophie, infidèle à Mirabeau, se suicida en 1789 après un autre chagrin
d’amour.
Bloqué à Ancône
— Général de brigade après la campagne d’Italie, Jean-Charles
Monnier (1758-1816) prit une part glorieuse à l’expédition de Naples en 1798. Bloqué
avec 3 000 hommes dans Ancône, il parvint à résister à la pression de l’ennemi durant
cent cinq jours. Divisionnaire à son retour dans la capitale, il réussit à prendre Vérone en
1800. Ses prises de position déplurent à Bonaparte qui le disgracia. Rallié à Louis XVIII, il
est fait comte puis pair de France en 1815.
Mécène des temps modernes —
Sciences Po et HEC, Bruno Monnier est le président
dans les années 2000 de Culturespaces, une filiale du groupe Suez qui assure la gestion
d’une douzaine de sites historiques en France. Il a notamment su faire du château des
Baux-de-Provence, à grand renfort de spectacles de chevalerie, le monument le plus
visité de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Les Monnier dans l’histoire
— Citons aussi : le littérateur Francis Monnier (1824-1875),
précepteur du prince impérial ; le romancier et poète Marc Monnier (1829-1885), recteur
de l’université de Genève, et son fils Philippe (1864-1911), spécialiste des littératures
italienne et suisse ; l’ouvrier de L’Expansion de Mulhouse, Joseph Monnier qui joua un
rôle essentiel dans l’émeute des subsistances de 1847 dite “fête des boulangers” ; le
voyageur Marcel Monnier (1853-1918), journaliste pour Le Temps, auteur de travaux
topographiques ; le paysagiste Max Monnier de la Sizeranne, décédé en 1907, auteur de
tableaux représentant des vues de Rome, de Naples et du midi de la France ; le
parlementaire Léon Monnier (1844-1923), sénateur de l’Eure (1907-1923) ; le journaliste
Bruno Monnier, né en 1926, longtemps directeur-général adjoint de L’Express et du
Figaro ; l’homme politique Serge Monnier, né en 1942, maire du Puy-en-Velay (1995) et
député UDF de la Haute-Loire (1995-1997) ; le chercheur marseillais Gérard Monnier, né
en 1953, spécialiste de l’environnement, parlementaire européen en 1989 ; la danseuse
et chorégraphe Mathilde Monnier, née en 1959 ; Bruno Monnier, né en 1926, longtemps
directeur-général adjoint de L’Express et du Figaro ; etc.
Autres noms de même signification :
Lemonier (650, Ille-et-Vilaine), Lemonnier
(15 240, Seine-Maritime), Monié (1 040, Aude), Monier