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Origine du nom de famille MONOD

De
2 pages
MONOD

A l’origine — Monod est un diminutif d’Aymon ou de Simon. Les porteurs du nom
Monod sont aujourd’hui plus de 1 200 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont la Savoie, Paris (par le jeu des migrations récentes) et l’Ain.
Politique suisse — Henri Monod (1753-1833), né à Morges (Suisse), joua un rôle
important dans la séparation du pays de Vaud du canton de Berne, qui, grâce à lui,
devint un canton à part entière. Président de la Chambre administrative en 1798, préfet
du canton de Léman, membre à vie du Grand Conseil, membre du Conseil d’Etat en
1803, puis de 1811 à 1830, il fut aussi député à la Diète en 1803, 1805, et de 1812 à
1815. Son fils Henri Monod (1783-1850) devint député au grand Conseil et à la Diète en
1812, 1817, 1830, puis colonel fédéral et commissaire fédéral à Neuchâtel en 1831. Son
fils Henri Monod (1807-1892) devint quant à lui député au Grand Conseil, accusateur
public et président du tribunal criminel.
Le hasard et la nécessité — Jacques Monod (1910-1976) est l’un des pionniers de la
recherche en biologie moléculaire. Né à Cannes (Alpes-Maritimes), licencié ès sciences et
docteur ès sciences naturelles, il devint assistant en faculté en 1934, puis aux Etats-Unis.
Il combattit dans les résistants FTP sous l’Occupation, et entra à l’Institut Pasteur en 1945.
En 1953, il fonda le service de biochimie cellulaire, enseigna à la faculté des sciences de
Paris et au Collège de France. En 1965, il reçut le prix Nobel de médecine ...
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M
ONOD
A l’origine —
Monod est un diminutif d’Aymon ou de Simon. Les porteurs du nom
Monod sont aujourd’hui plus de 1 200 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont la Savoie, Paris (par le jeu des migrations récentes) et l’Ain.
Politique suisse —
Henri Monod (1753-1833), né à Morges (Suisse), joua un rôle
important dans la séparation du pays de Vaud du canton de Berne, qui, grâce à lui,
devint un canton à part entière. Président de la Chambre administrative en 1798, préfet
du canton de Léman, membre à vie du Grand Conseil, membre du Conseil d’Etat en
1803, puis de 1811 à 1830, il fut aussi député à la Diète en 1803, 1805, et de 1812 à
1815. Son fils Henri Monod (1783-1850) devint député au grand Conseil et à la Diète en
1812, 1817, 1830, puis colonel fédéral et commissaire fédéral à Neuchâtel en 1831. Son
fils Henri Monod (1807-1892) devint quant à lui député au Grand Conseil, accusateur
public et président du tribunal criminel.
Le hasard et la nécessité —
Jacques Monod (1910-1976) est l’un des pionniers de la
recherche en biologie moléculaire. Né à Cannes (Alpes-Maritimes), licencié ès sciences et
docteur ès sciences naturelles, il devint assistant en faculté en 1934, puis aux Etats-Unis.
Il combattit dans les résistants FTP sous l’Occupation, et entra à l’Institut Pasteur en 1945.
En 1953, il fonda le service de biochimie cellulaire, enseigna à la faculté des sciences de
Paris et au Collège de France. En 1965, il reçut le prix Nobel de médecine avec François
Jacob et André Lwoff pour ses travaux sur la régulation génétique au niveau cellulaire et
la mise en évidence de l’ARN messager. Nommé directeur général de l’Institut Pasteur en
1971, il a reçu de nombreuses distinctions et a publié en 1970 un ouvrage toujours très
controversé, Le hasard et la nécessité, sur la biologie et l’évolution.
Encore des scientifiques ! —
D’autres Monod se sont tournés vers la science, comme :
le chirurgien Robert Monod (1884-1970), né à Pau (Pyrénées-Atlantiques), professeur à la
faculté de médecine de Paris, chirurgien en chef de l’hôpital Laënnec en 1944, membre
de l’Académie de médecine en 1951 ; Théodore Monod (1902-2000), né à Rouen,
docteur en sciences naturelles, qui réalisa des expéditions zoologiques et botaniques en
Afrique, prit part aux plongées du bathyscaphe en 1948, entra à l’Académie des sciences
en 1963 et obtint de nombreuses distinctions ; Pierre Monod, né à Castelnaudary (Aude)
en 1955, médecin rhumatologue, président de plusieurs instances médicales, auteur de
nombreux articles et coordonnateur du Livre blanc de la rhumatologie française
(2003) ; etc.
Des hommes d’église —
Le jésuite Pierre Monod (1586-1644), né à Bonneville, devint
recteur du collège de Turin, confesseur de Christine de France, fille du roi Henri IV. Il
intrigua contre Richelieu et mourut emprisonné au fort de Miolans. Le pasteur protestant
Gaspard Monod (1717-1782), né à Genève, était traducteur d’ouvrages anglais, avant de
devenir pasteur de la Guadeloupe sous occupation anglaise en 1759. Son fils Jean Monod
(1765-1836), né à Genève, s’établit pasteur à Copenhague, puis à Paris en 1808, où il
devint président du consistoire de l’église réformée. Adolphe Monod (1802-1856), né à
Copenhague, devenu aussi pasteur protestant à Lyon, Montauban et Paris, publia des
Sermons d’une grande éloquence.
En politique —
Les Monod se sont également intéressés à la politique, comme : Charles
Monod (1843-1911), né à Paris, entré dans la préfectorale, directeur de l’Assistance
publique en 1887 et conseiller d’Etat en 1893 ; Robert Monod (1919-1973), né à Nice,
licencié en droit et en lettres, résistant, admis à l’ENA en 1946, qui a mené une carrière
au ministère des Finances, chef de cabinet du ministre des PTT en 1962 ; Jérôme Monod,
né à Paris en 1930, diplômé de l’IEP Paris et de l’ENA, directeur de cabinet du Premier
ministre Jacques Chirac en 1975 et 1976, président de la Lyonnaise des eaux, puis de
Suez de 1980 à 2000, conseiller du président de la République