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Origine du nom de famille MORIN

De
2 pages
MORIN
A l’origine — Personne ne s’accorde sur l’origine étymologique du nom Morin. Certains
affirment que le nom dériverait de “maure, mor” (noir de peau comme un Maure), ou de
Maurinus, nom d’un saint assez obscur honoré dans le Midi. Mais cela ne paraît devoir
s’appliquer qu’aux Maurin fort nombreux dans le sud. Les Morin, quant à eux, se
retrouvent essentiellement au nord de la Loire, en Bretagne et Normandie. Faut-il alors y
voir le souvenir d’un domaine gallo-romain ou un dérivé de “Moré”, qui désignait
autrefois un drap de couleur foncée et par extension son fabricant – ou bien plutôt un
dérivé du mot celte mor, la mer : les Morin seraient alors les “hommes de la mer”. Ils
sont actuellement 47 000 environ et on les retrouve effectivement surtout en bord de mer
(Côtes-d’Armor, Seine-Maritime...), avec une répartition qui va en décroissant du bord de
la côte à l’intérieur des terres et suit les fleuves. Une répartition géographique qui semble
conforter la dernière hypothèse.
Le saviez-vous ? — Le jeune breton Olivier Morin était l’un des rescapés du naufrage
de la Méduse en 1816. Géricault a immortalisé par un tableau célèbre le radeau qui
dériva deux mois avant d’être recueilli avec ses quinze survivants.
De Nahoum en Morin — Le sociologue Edgar Morin est le fils de Vidal... Nahoum.
Celui-ci avait transformé son nom sous l’Occupation. Dans un ouvrage de 1989, Vidal et
les siens, Edgar Morin a raconté l’histoire de ses ancêtres espagnols judéo-marranes.
Un goût ...
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M
ORIN
A l’origine —
Personne ne s’accorde sur l’origine étymologique du nom Morin. Certains
affirment que le nom dériverait de “maure, mor” (noir de peau comme un Maure), ou de
Maurinus, nom d’un saint assez obscur honoré dans le Midi. Mais cela ne paraît devoir
s’appliquer qu’aux Maurin fort nombreux dans le sud. Les Morin, quant à eux, se
retrouvent essentiellement au nord de la Loire, en Bretagne et Normandie. Faut-il alors y
voir le souvenir d’un domaine gallo-romain ou un dérivé de “Moré”, qui désignait
autrefois un drap de couleur foncée et par extension son fabricant – ou bien plutôt un
dérivé du mot celte mor, la mer : les Morin seraient alors les “hommes de la mer”. Ils
sont actuellement 47 000 environ et on les retrouve effectivement surtout en bord de mer
(Côtes-d’Armor, Seine-Maritime...), avec une répartition qui va en décroissant du bord de
la côte à l’intérieur des terres et suit les fleuves. Une répartition géographique qui semble
conforter la dernière hypothèse.
Le saviez-vous ? —
Le jeune breton Olivier Morin était l’un des rescapés du naufrage
de la Méduse en 1816. Géricault a immortalisé par un tableau célèbre le radeau qui
dériva deux mois avant d’être recueilli avec ses quinze survivants.
De Nahoum en Morin —
Le sociologue Edgar Morin est le fils de Vidal... Nahoum.
Celui-ci avait transformé son nom sous l’Occupation. Dans un ouvrage de 1989, Vidal et
les siens, Edgar Morin a raconté l’histoire de ses ancêtres espagnols judéo-marranes.
Un goût prononcé pour la science —
Citons parmi les Morin passionnés de sciences :
le général et mathématicien Arthur-Jules Morin (1795-1880), qui fut le premier à vérifier
expérimentalement la loi de la chute des corps ; le physicien Jean Morin (1705-1764) qui
découvrit un nouveau phosphore liquide ; le mathématicien et astronome Jean-Baptiste
Morin (1583-1656) ; etc.
Les Morin de Normandie
— La Normandie est, avec l’Ille-et-Vilaine, le département de
plus forte implantation en France du nom Morin. Parmi les personnalités qui y sont nées,
citons : l’imprimeur rouennais Martin Morin (1450-1522) qui rapporta d’Allemagne les
premiers caractères d’imprimerie ; le polytechnicien Pierre-Etienne Morin (1792-1848), qui
tenta de monter à Rouen un établissement d’enseignement technique ; la miniaturiste
Eugénie Morin (1836-1871) et son père, le peintre rouennais François-Gustave Morin
(1809-1886) ; l’industriel Gaston Morin, né en 1890 à Rouen, président de la chambre de
commerce de Poitiers, administrateur de l’Automobile Club de l’Ouest et du Comité
régional de tourisme ; l’avocat Jacques Morin (1889-1950), maire de Bonsecours ; son
frère René Morin (1887-1943), directeur de la maison de négoce rouennaise Morin-
Beaussart, adjoint au maire de Rouen à partir de 1922 ; la fille de celui-ci, Marie-Renée
Morin, chartiste, directrice du département des Entrées étrangères à la Bibliothèque
nationale, auteur entre autres de La correspondance Lamartine-Virieu (PUF, 1987) ;
l’abbé Bernard Morin (1923-2008), directeur de l’institution Joint-Lambert de Rouen puis
de l’enseignement catholique en Haute-Normandie ; Jean Morin, né en 1929, président
du tribunal de commerce de Rouen à partir de 1998, nommé en 2001 président de la
conférence nationale des juges de tribunaux de commerce et président de l’Académie de
Rouen en 2006 ; Catherine Morin, ajointe au maire de Rouen chargée de la culture de
2002 à 2007, élue membre du Sénat en 2004 ; etc.
Les Morin dans l’histoire —
Ils sont très nombreux. Citons notamment : une famille de
Dieulefit (Drôme), qui compte depuis le XVIIIème siècle, des députés, conseillers
généraux et maires de Dieulefit à chaque génération ; Henry Morin (1831-1905), fils
d’Auguste Morin et d’Annette Pons, qui donna son nom à la banque Morin-Pons créée en
1805 par son grand-père Louis Pons ; Simon Morin, visionnaire brûlé vif en 1663 pour ses
prises de positions hérétiques ; les généraux Xavier-Pierre (1911-1990), Pierre-Nicolas
(1756-1827), Petrus-Victor (1798-1867) et Jean-Baptiste-Louis Morin (1776-1814) ; l’amiral
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