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Origine du nom de famille MORISSON

De
2 pages
MORISSON

A l’origine — Morisson est une variante régionale du nom de baptême fréquent
Maurice, popularisé par un martyr du IIIème siècle. La France compte aujourd’hui près
de 1 700 Morisson.
Un révolutionnaire modéré — Né à Pallican en Vendée en 1740, Charles Morisson fut
avocat à Poitiers, administrateur de la Vendée en 1790, député à l’Assemblée législative et
à la Convention nationale. Il se fit remarquer par son refus de voir Louis XVI jugé par les
députés. Favorable à une simple déportation du monarque, il s’opposa aux jacobins qui le
soupçonnèrent de sympathie royaliste. Epargné par la Terreur, il entra au conseil des
Cinq-Cents et fit adopter un décret d’amnistie pour les royalistes de l’Ouest. Il devint juge
de la cour d’appel de Bourges en 1797 et s’éteignit en 1816.
Deux femmes de caractère — La révolution a permis à certaines femmes de s’affirmer
dans chaque camp : chez les contre-révolutionnaires, Catherine Morisson, originaire du
village vendéen de Palluau, combattit dans les rangs des Blancs. Elle fut condamnée à
mort par le tribunal révolutionnaire de Paris en 1794 et guillotinée. Dans le camp
républicain, Rosalie Morisson fut une Bleue convaincue. Elle resta connue comme l’une
des signataires de la pétition des Sables-d’Olonne d’avril 1792 pour la Transportation dans
les Etats du pape des prêtres fanatiques et factieux.
Une dynastie vendéenne — La dynastie des Morisson de la Bassetière remonte au
XVème siècle et donna de nombreux hommes politiques à la ...
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M
ORISSON
A l’origine —
Morisson est une variante régionale du nom de baptême fréquent
Maurice, popularisé par un martyr du IIIème siècle. La France compte aujourd’hui près
de 1 700 Morisson.
Un révolutionnaire modéré
— Né à Pallican en Vendée en 1740, Charles Morisson fut
avocat à Poitiers, administrateur de la Vendée en 1790, député à l’Assemblée législative et
à la Convention nationale. Il se fit remarquer par son refus de voir Louis XVI jugé par les
députés. Favorable à une simple déportation du monarque, il s’opposa aux jacobins qui le
soupçonnèrent de sympathie royaliste. Epargné par la Terreur, il entra au conseil des
Cinq-Cents et fit adopter un décret d’amnistie pour les royalistes de l’Ouest. Il devint juge
de la cour d’appel de Bourges en 1797 et s’éteignit en 1816.
Deux femmes de caractère
— La révolution a permis à certaines femmes de s’affirmer
dans chaque camp : chez les contre-révolutionnaires, Catherine Morisson, originaire du
village vendéen de Palluau, combattit dans les rangs des Blancs. Elle fut condamnée à
mort par le tribunal révolutionnaire de Paris en 1794 et guillotinée. Dans le camp
républicain, Rosalie Morisson fut une Bleue convaincue. Elle resta connue comme l’une
des signataires de la pétition des Sables-d’Olonne d’avril 1792 pour la Transportation dans
les Etats du pape des prêtres fanatiques et factieux.
Une dynastie vendéenne
— La dynastie des Morisson de la Bassetière remonte au
XVème siècle et donna de nombreux hommes politiques à la Vendée. Constant-Hubert
Morisson de la Bassetière (1774-1836), enseigne de navire royaliste qui échappa au
désatre de Quiberon, devient maire de Saint-Julien-des-Landes à la Restauration, grand
prévôt de Vendée et conseiller général en1829. Jean-Baptiste Morisson de la Bassetière
(1799-1888) fut successivement maire de Saint-Julien-des-Landes puis vice-président du
conseil général de Vendée. Jean-Baptiste Morisson de la Bassetière (1825-1885), fils du
précédent, devint à son tour maire de Saint-Julien-des-Landes, député de Vendée de
1871 à 1885. A la quatrième génération enfin, Marie-Joseph Morisson de la Bassetière, né
en 1857, fils du précédent, fut aussi maire de Saint-Julien-des-Landes, conseiller général
et député de Vendée.
Des rockers célèbres
— L’Irlandais Van Morisson était à l’origine le leader du groupe
des années soixante, Them, mondialement connu pour leur morceau Gloria. Après la
séparation de son groupe, Van Morisson mena une carrière de song-writer apprécié par
la critique. Autre rocker Jim Morisson était le leader charismatique du célèbre groupe
américain The Doors. Ce chanteur à la voix puissante et profonde scandalisa l’Amérique
puritaine par ses prestations scéniques exhibitionnistes mais enchanta le monde entier
avec des titres comme Light my fire, The End ou Raiders on the storm. Il mourut à Paris
où il s’était retiré après la séparation du groupe. Enterré au Père Lachaise, sa tombe est
l’objet d’un perpétuel pèlerinage de fans transis. Citons aussi Sterling Morisson le moins
connu des musiciens du groupe arty new-yorkais the Velvet Underground dont les
leaders étaient Lou Reed et John Cale. Proche du milieu pop-art, ils fréquentèrent Andy
Warhol et la chanteuse allemande Nico. Le groupe de Morisson reste célèbre pour des
chansons comme I’m waiting for my man ou Sister Ray. Sterling Morisson est mort en
1996.
Les Morisson
dans l’histoire — Citons aussi : le sinologue Robert Morisson (1782-1834),
missionnaire protestant en Chine, fondateur du collège anglo-chinois de Malacca, auteur
d’un dictionnaire chinois-anglais et anglais-chinois, traducteur de la Bible en chinois ;
l’homme politique Herbert Morisson (1888-1965), dirigeant travailliste anglais, député
pendant l’Entre-Deux Guerres, ministre des Transports en1929, ministre des Fournitures
de guerre en 1940, ministre de l’Intérieur de1942 à 1945, Premier ministre adjoint et
leader de la Chambre des communes de1945 à1951, qui obtint le foreign office en 1951 ;
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