//img.uscri.be/pth/c6c9fbd2fa2da3348c2e965638ee6ec27dcf077e
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille MOTTE

De
2 pages
MOTTE

A l’origine — Ce nom est issu du bas latin motta, qui signifiait levée de terre. On le
retrouve fréquemment attribué comme nom de lieu à des villages haut perchés ou bien à
des fortins ou des châteaux construits sur une colline ou sur une butte. Par extension, le
nom a aussi désigné ceux qui y vivaient ou qui en étaient originaires. Près de 6 000
personnes portent aujourd’hui ce patronyme en France, principalement dans le nord-
ouest de la France mais aussi en Provence.
Une parenté inattendue — Une Marie-Anne Motte est l’arrière-grand-mère de l’écrivain
Marcel Proust, l’inoubliable auteur du cycle romanesque A la recherche du temps perdu.
L’amiral français qui décima Brest — Emmanuel-Auguste de Cahideuc, comte du
bois de la Motte (1693-1764) propagea malgré lui un terrible fléau dans Brest. Il
s’engagea dans la marine en 1698 et servit sous les ordres de Duguay-Trouin. Il participa
à différents combats sur les mers du globe et gravit les échelons de la hiérarchie. Il
devint chef d’escadre (1751) et gouverneur des îles françaises sous le Vent (Antilles). En
1755, il obtint le commandement d’une flotte de ravitaillement du Canada français.
Harcelée par les Anglais, elle fut prise dans une terrible tempête. La Motte préféra s’en
retourner vers Brest. Malheureusement, ses équipages attrapèrent le typhus et le
propagèrent dans la cité bretonne. Sa population diminua d’un tiers en quatre mois !
Cette calamité n’empêcha pas la Motte de devenir vice-amiral en 1762 ...
Voir plus Voir moins
M
OTTE
A l’origine —
Ce nom est issu du bas latin motta, qui signifiait levée de terre. On le
retrouve fréquemment attribué comme nom de lieu à des villages haut perchés ou bien à
des fortins ou des châteaux construits sur une colline ou sur une butte. Par extension, le
nom a aussi désigné ceux qui y vivaient ou qui en étaient originaires. Près de 6 000
personnes portent aujourd’hui ce patronyme en France, principalement dans le nord-
ouest de la France mais aussi en Provence.
Une parenté inattendue —
Une Marie-Anne Motte est l’arrière-grand-mère de l’écrivain
Marcel Proust, l’inoubliable auteur du cycle romanesque A la recherche du temps perdu.
L’amiral français qui décima Brest —
Emmanuel-Auguste de Cahideuc, comte du
bois de la Motte (1693-1764) propagea malgré lui un terrible fléau dans Brest. Il
s’engagea dans la marine en 1698 et servit sous les ordres de Duguay-Trouin. Il participa
à différents combats sur les mers du globe et gravit les échelons de la hiérarchie. Il
devint chef d’escadre (1751) et gouverneur des îles françaises sous le Vent (Antilles). En
1755, il obtint le commandement d’une flotte de ravitaillement du Canada français.
Harcelée par les Anglais, elle fut prise dans une terrible tempête. La Motte préféra s’en
retourner vers Brest. Malheureusement, ses équipages attrapèrent le typhus et le
propagèrent dans la cité bretonne. Sa population diminua d’un tiers en quatre mois !
Cette calamité n’empêcha pas la Motte de devenir vice-amiral en 1762.
L’Affaire du collier de la reine —
Jeanne de Valois, comtesse de la Motte (1756-1791),
était la principale instigatrice de l’Affaire du collier. Cette descendante de la maison royale
des Valois, organisa avec son époux, le comte de la Motte, officier des gendarmes du roi,
l’escroquerie dont furent les victimes le cardinal de Rohan et la reine Marie-Antoinette.
Elle profita de la naïveté de monseigneur de Rohan, passionnément épris de la reine,
pour inventer une correspondance imaginaire de la jeune reine envers l’homme d’église.
Ce dernier confia à l’intrigante un magnifique collier d’une valeur de 1 800 000 francs de
l’époque, destiné à Marie-Antoinette. Elle déroba le bijou mais fut démasquée. Son mari
s’exila à Londres et Jeanne de la Motte dut faire amende honorable. Elle subit le fouet, la
corde au cou, et fut marquée au fer sur les deux épaules. Incarcérée à la Salpêtrière, elle
tenta de se suicider puis parvint à s’évader, déguisée en homme ! Elle rejoignit son mari
à Londres, mais épuisée par ces aventures, s’éteignit précocement en 1791.
Les Motte dans l’histoire —
Citons également : le chirurgien Guillaume Mauquest de
la Motte (1655-1781), auteur d’un Traité des accouchements (1715) ; le général
Toussaint-Guillaume, comte Picquet de la Motte dit La Motte-Picquet (1720-1791), officier
supérieur de la marine royale qui participa à vingt-huit campagnes entre 1737 et 1789,
notamment durant la guerre d’Indépendance américaine où il captura vingt-six navires
anglais et qui devint lieutenant général des armées en 1781 ; le musicien François la
Motte (1751-1781), premier violon de la chapelle impériale de Vienne, qui composa trois
concertos ; le littérateur allemand Friedrich, baron de la Motte-Fouqué (1777-1843),
officier de cuirassés et auteur dramatique qui publia Sigurd (1808), Ondine (1811) et
L’anneau magique (1818) ; le lithographe Charles Motte (1785-1836), qui réalisa des
dessins et des aquarelles à l’eau forte ; le peintre belge Emile Motte (1860-1931), qui
réalisa quant à lui des sujets allégoriques, des figures, des portraits et des paysages ; le
parlementaire Eugène Motte (1860-1932), député du Nord (1898-1906) et maire de
Roubaix (1902-1912) ; l’homme politique Roger Motte, né à Alger en 1909 et mort en
1980, ouvrier de l’arsenal de Toulon, membre de la SFIO, conseiller d’arrondissement
(1937-1939), conseiller général du Var (1939), maire de la Fardèle dans le Var (1938-1941
et 1945-1947) et membre du comité directeur de la SFIO (1944-1947) ; etc.