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Origine du nom de famille MOUNIER

De
2 pages
MOUNIER

A l’origine — Mounier est une variante régionale de meunier et désignait donc les
personnes exerçant ce métier. La France compte actuellement plus de 12 000 porteurs
du patronyme Mounier, essentiellement implantés en Ardèche, en Haute-Loire et dans la
Loire.
Le serment du Jeu de Paume — Jean-Joseph Mounier est connu comme l’instigateur
du serment du Jeu de Paume. Né à Grenoble en 1758, il participa aux états généraux en
tant que député du tiers état. Pendant l’assemblée qui se déroulait dans la salle du Jeu
de Paume, c’est lui qui, le 20 juin 1789, proposa à ses compagnons de prêter le serment
qui allait devenir fameux “serment du jeu de paume”. Jean-Joseph Mounier devint par la
suite président de l’Assemblée nationale constituante (1789) et anima le courant
monarchien. Dépassé par les événements révolutionnaires, ce modéré préféra
démissionner et s’exiler en Suisse (1790). Durant ses onze années passées dans la
Confédération helvétique, il publia un Appel au tribunal de l’opinion publique. Il s’éteignit
en 1806.
Royaliste et pour la liberté — Jean-Joseph Mounier, né en 1758 fut reçu avocat en
1779, puis devint juge royal. Il s’occupa alors de proposer un plan d’organisation des
états du Dauphiné, adopté par l’Assemblée. Il proposa, au Jeu de paume, devant
l’Assemblée, de prêter serment de ne se séparer qu’après que la Constitution demandée
par le tiers-état soit établie. Député fidèle aux principes monarchiques, il offrit cinq cent
mille francs à qui donnerait ...
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M
OUNIER
A l’origine —
Mounier est une variante régionale de meunier et désignait donc les
personnes exerçant ce métier. La France compte actuellement plus de 12 000 porteurs
du patronyme Mounier, essentiellement implantés en Ardèche, en Haute-Loire et dans la
Loire.
Le serment du Jeu de Paume —
Jean-Joseph Mounier est connu comme l’instigateur
du serment du Jeu de Paume. Né à Grenoble en 1758, il participa aux états généraux en
tant que député du tiers état. Pendant l’assemblée qui se déroulait dans la salle du Jeu
de Paume, c’est lui qui, le 20 juin 1789, proposa à ses compagnons de prêter le serment
qui allait devenir fameux “serment du jeu de paume”. Jean-Joseph Mounier devint par la
suite président de l’Assemblée nationale constituante (1789) et anima le courant
monarchien.
Dépassé
par
les
événements
révolutionnaires,
ce
modéré
préféra
démissionner et s’exiler en Suisse (1790). Durant ses onze années passées dans la
Confédération helvétique, il publia un Appel au tribunal de l’opinion publique. Il s’éteignit
en 1806.
Royaliste et pour la liberté —
Jean-Joseph Mounier, né en 1758 fut reçu avocat en
1779, puis devint juge royal. Il s’occupa alors de proposer un plan d’organisation des
états du Dauphiné, adopté par l’Assemblée. Il proposa, au Jeu de paume, devant
l’Assemblée, de prêter serment de ne se séparer qu’après que la Constitution demandée
par le tiers-état soit établie. Député fidèle aux principes monarchiques, il offrit cinq cent
mille francs à qui donnerait les preuves d’un complot organisé contre la sûreté et la
liberté du roi et de l’Assemblée ; sa tête fut donc mise à prix. Il dut s’exiler à Genève,
puis en Allemagne, où il dirigea l’éducation de jeunes gens qui se destinaient à la
fonction publique. Rentré en France, il fut élu en 1802 préfet d’Ille-et-Vilaine. Il s’attacha
à déjouer des conspirations, faire libérer des hommes injustement accusés avant de
décéder, en 1806. Il rédigea de nombreux ouvrages sur la situation politique française,
dont ses Considérations sur le gouvernement et principalement sur celui qui convient à la
France (1789), ou ses Nouvelles observations sur les états généraux, Recherches sur les
causes qui ont empêché les Français de devenir libres (1792).
Tel père tel fils —
Claude-Philippe-Édouard Mounier, fils de Jean-Joseph Mounier (voir
ci-dessus), naquit à Grenoble en 1784. Il fut choisi par Napoléon comme intendant
pendant l’occupation française, puis en 1809 comme secrétaire de cabinet de l’Empereur.
Il le suivit durant toutes ses campagnes et participa aux négociations qui aboutirent aux
conventions de 1818, qui eurent pour conséquence la libération du territoire français.
Nommé à la Chambre des pairs sous le ministère du duc de Richelieu, il fut à l’origine de
la loi sur l’administration départementale.
Un philosophe chrétien —
Emmanuel Mounier tenta d’établir la synthèse entre sa foi
et son aspiration à la justice sociale, en défendant le “ primat de la personne humaine ” à
travers le concept de personnalisme. Il fonda en 1932 la revue Esprit et publia de
nombreux ouvrages tels que L’Affrontement chrétien, Introduction aux existentialismes ou
Le Personnalisme.
De l’exil à la police —
Fils de Jean-Joseph Mounier, Claude-Edouard Mounier, né à
Grenoble en 1784 et mort en 1843, accompagna son père dans son exil suisse puis rentra
en France en 1809. Rallié au régime impérial, il en devint baron et intendant des
Bâtiments, poste qu’il occupa aussi sous la Restauration, jusqu’en 1830. Il sut en effet
préserver son influence malgré les changements de régime. On le trouve ainsi conseiller
d’Etat (1815-1830) directeur général de l’administration départementale de la Police
(1819-1821) et membre de la chambre des Pairs (1819-1843).
Un grand intellectuel —
Emmanuel Mounier (1905-1950) est l’un des plus brillants
intellectuels de l’entre-deux-guerres. Ce natif de Grenoble fonda la célèbre revue Esprit
en 1932. Son œuvre influença notablement le mouvement intellectuel, spirituel et
politique de la France dans les années 1930. Il développa notamment la théorie du
personnalisme, sorte de synthèse