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Origine du nom de famille NADAUD ou NADAULT

De
2 pages
NADAUD ou NADAULT

A l’origine — Nadaud, parfois orthographié Nadault, compte parmi les anciennes formes
occitanes de Noël, elles-mêmes issues du latin natalis qui désigne la naissance. Le
patronyme est actuellement porté par plus de 3 300 personnes en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont la Charente, la Haute-Vienne et Paris.
Un amoureux des vieilles pierres limousines — L’ecclésiastique Joseph Nadaud
naquit en 1712 à Limoges. Il devint curé de la paroisse de Saint-Léger-la-Montagne puis
de celle de Teyac prés d’Angoulême. Par ailleurs passionné d’archéologie, il étudia
l’histoire des monuments de sa région natale, le Limousin, à laquelle il consacra toute sa
vie. On lui doit de nombreux ouvrages historiques concernant aussi bien l’étude des
vestiges archéologiques que celle des vieilles chroniques, comme par exemple une
Etymologie des villes, bourgs, lieux remarquables du Limousin, ou encore un Recueil des
vieux proverbes de France. Il mourut soit en 1775, soit en 1792 selon les sources qui
divergent sur ce point. Son frère, Léonard, né lui aussi à Limoges en 1714, entra dans
l’ordre des jacobins et fut prieur puis archiviste à l’évêché de Limoges. Brillant
paléographe, il laissa un Inventaire raisonné des titres de l’évêché de Limoges.
Une grande famille de maires — La famille Nadaud, qu’on trouve aussi fréquemment
orthographiée Nadault, est l’une des plus fameuses et des plus anciennes de Limoges,
puisqu’elle fournit pas moins de vingt ...
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N
ADAUD ou NADAULT
A l’origine
— Nadaud, parfois orthographié Nadault, compte parmi les anciennes formes
occitanes de Noël, elles-mêmes issues du latin natalis qui désigne la naissance. Le
patronyme est actuellement porté par plus de 3 300 personnes en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont la Charente, la Haute-Vienne et Paris.
Un amoureux des vieilles pierres limousines —
L’ecclésiastique Joseph Nadaud
naquit en 1712 à Limoges. Il devint curé de la paroisse de Saint-Léger-la-Montagne puis
de celle de Teyac prés d’Angoulême. Par ailleurs passionné d’archéologie, il étudia
l’histoire des monuments de sa région natale, le Limousin, à laquelle il consacra toute sa
vie. On lui doit de nombreux ouvrages historiques concernant aussi bien l’étude des
vestiges archéologiques que celle des vieilles chroniques, comme par exemple une
Etymologie des villes, bourgs, lieux remarquables du Limousin, ou encore un Recueil des
vieux proverbes de France. Il mourut soit en 1775, soit en 1792 selon les sources qui
divergent sur ce point. Son frère, Léonard, né lui aussi à Limoges en 1714, entra dans
l’ordre des jacobins et fut prieur puis archiviste à l’évêché de Limoges. Brillant
paléographe, il laissa un Inventaire raisonné des titres de l’évêché de Limoges.
Une grande famille de maires
— La famille Nadaud, qu’on trouve aussi fréquemment
orthographiée Nadault, est l’une des plus fameuses et des plus anciennes de Limoges,
puisqu’elle fournit pas moins de vingt consuls à cette ville, un consul étant sous l’ancien
régime un magistrat municipal chargé d’administrer la ville, principalement sur les
questions de commerce. Cette illustre famille migra ensuite en Bourgogne, plus
précisément à Montbard, où elle participa là encore à la vie locale. Jean Nadault, né
comme ses ancêtres à Limoges, en 1629, fut ainsi délégué en 1665 pour accompagner
aux états de Bourgogne le sieur Blaizot. Il se fixa alors à Montbard dont il devint le maire
en 1666, avant d’être élu député aux états généraux de Bourgogne l’année suivante. Son
fils, Jean, né à Montbard en 1672, fut à vingt-trois ans nommé maire et gouverneur à vie
de sa ville natale. C’est lui qui la dota de son pont de pierre et qui améliora sensiblement
l’état de la voirie.
… et de scientifiques
— Le fils de Jean Nadault (voir le paragraphe précédent), un
autre Jean, né en 1719, hérita de la charge de maire de son père en même temps qu’il
menait une brillante carrière d’avocat à Dijon. Il s’illustra notamment dans un long et
difficile procès contre le châtelain de Montbard, Jean-Baptiste d’Espoisse, qui voulait
remettre en cause certains des privilèges des habitants de la ville. En 1751, il mit un
terme à sa carrière et se consacra au secours des indigents, au point qu’on le surnomma
“le père des pauvres”. En, plus de ses activités publiques, Jean Nadault s’intéressa
vivement à la science, en particulier à la chimie et aux sciences naturelles. Il était en effet
lié à la famille du grand savant Buffon puisque Benjamin Leclerc de Buffon, le père de
Georges Buffon, avait épousé en secondes noces, Antoinette Nadault, la sœur de Jean.
Tout enfant, le jeune Buffon venait travailler dans le laboratoire de son oncle par alliance,
contre l’avis de son père qui voulait qu’il fut avocat. Buffon garda une grande admiration
pour Jean Nadault qu’il cite dans plusieurs de ses ouvrages. Il collabora d’ailleurs avec lui
pour exploiter une carrière de marbre située sur la commune de Montbard et que Jean
Nadault avait découverte en 1730. Jean fut aussi reçu membre correspondant de
l’Académie des sciences. Il est l’auteur d’un traité sur les sels de chaux et collabora à
L’Histoire des minéraux de Buffon. Il mourut en 1779.
Encore Buffon !
— Benjamin Nadault, le fils de Jean (voir plus haut), lui aussi né à
Montbard en 1748, épousa la sœur de Georges Buffon, Catherine, qui s’occupa de la
maison de son frère et était connue pour son brillant esprit. Benjamin était avocat et
député au parlement de Bourgogne jusqu’en 1790, date à laquelle les parlements
régionaux furent supprimés. C’était un esthète avisé et sa maison devint un lieu de
rencontre pour les peintres de son époque. Il reçut en particulier Jean-Baptiste Greuze et
il contribua à l’achat des plâtres moulés sur l’antique qui ornent toujours le musée de