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Origine du nom de famille OLIVIER

De
2 pages
OLIVIER

A l’origine — Ces patronymes sont issus d’un nom de baptême : celui d’Olivier. Il est
d’origine littéraire et doit sa popularité à la Chanson de Roland, dont Olivier était l’un des
deux héros. Olivier est porté par environ 36 000 personnes en France et 2 400 en France.
Le garde du corps du prince de Cochinchine — L’officier de marine Victor d’Olivier
de Puimanel (1767-vers 1800) dirigea en Cochinchine des fonderies de canons, fit élever
les fortifications et y fut nommé mandarin et généralissime. Attirant les jalousies, il fut mis
à la retraite et partit faire du commerce à Macao. Son père Augustin d’Olivier, né en
1732, mort pour avoir été emprisonné trop longtemps dans les caves de Lyon sous la
Terreur, était jurisconsulte, chancelier de la rectorie du comtat Venaissin. Jean-de-Dieu
(1753-1823), un autre de ses fils, occupa sa charge et fut chargé d’aller à Paris défendre
la souveraineté du pape devant l’Assemblée. Après avoir échappé miraculeusement à
l’échafaud sous la Révolution, il devint conseiller à la cour impériale de Nîmes.
Réorientation — Le peintre Antoine Olivier, dit De Bouzy, mort en Hollande en 1573, est
connu non pour ses œuvres mais pour son activité politique et pour son action dans les
troubles des Pays-Bas au XVIème siècle. Le général espagnol Bernardino de Mendoça
voulut lui donner le titre de roi d’armes de Sa Majesté, qu’il refusa. Antoine Olivier offrit
au duc d’Albe des cartes routières qu’il avait dressées et s’insinua dans ses ...
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O
LIVIER
A l’origine —
Ces patronymes sont issus d’un nom de baptême : celui d’Olivier. Il est
d’origine littéraire et doit sa popularité à la Chanson de Roland, dont Olivier était l’un des
deux héros. Olivier est porté par environ 36 000 personnes en France et 2 400 en France.
Le garde du corps du prince de Cochinchine
— L’officier de marine Victor d’Olivier
de Puimanel (1767-vers 1800) dirigea en Cochinchine des fonderies de canons, fit élever
les fortifications et y fut nommé mandarin et généralissime. Attirant les jalousies, il fut mis
à la retraite et partit faire du commerce à Macao. Son père Augustin d’Olivier, né en
1732, mort pour avoir été emprisonné trop longtemps dans les caves de Lyon sous la
Terreur, était jurisconsulte, chancelier de la rectorie du comtat Venaissin. Jean-de-Dieu
(1753-1823), un autre de ses fils, occupa sa charge et fut chargé d’aller à Paris défendre
la souveraineté du pape devant l’Assemblée. Après avoir échappé miraculeusement à
l’échafaud sous la Révolution, il devint conseiller à la cour impériale de Nîmes.
Réorientation
— Le peintre Antoine Olivier, dit De Bouzy, mort en Hollande en 1573, est
connu non pour ses œuvres mais pour son activité politique et pour son action dans les
troubles des Pays-Bas au XVIème siècle. Le général espagnol Bernardino de Mendoça
voulut lui donner le titre de roi d’armes de Sa Majesté, qu’il refusa. Antoine Olivier offrit
au duc d’Albe des cartes routières qu’il avait dressées et s’insinua dans ses bonnes
grâces. Il participa néanmoins activement au soulèvement des provinces belges irritées
par les cruautés et les injustices du duc d’Albe.
Médecin de la colonie
— Le médecin Lambert Olivier (1885-1926) fut admis comme
médecin de la colonie du Congo belge en 1912. Il ne rentra au pays qu’après la guerre,
mais repartit en Afrique dès 1919. Il fut nommé l’année suivante médecin du district du
Bas Congo. En 1924 enfin, il fut envoyé comme médecin inspecteur au Ruanda-Urundi. Il
mourut à Stanleyville en 1926.
Un aventurier entomologiste
— Le voyageur et entomologiste Guillaume-Antoine
Olivier (1756-1814), membre de l’Institut et de la société d’agriculture de Paris, partit en
1790 lier des relations commerciales avec le roi de Perse. Il revint six ans après son
départ avec de nombreuses collections d’histoire naturelle et devint professeur de
zoologie à l’école vétérinaire d’Alfort.
Les Olivier dans l’histoire
— Parmi les personnages notables ayant pu faire parler
d’eux au cours des siècles, citons aussi : le cardinal Séraphin Olivier (1538-1609) ;
Jacques Olivier, président du parlement de Paris mort en 1519 ; Jean Olivier, son frère,
mort en 1540, bénédictin, abbé de Saint-Médard de Soissons puis évêque d’Angers ;
François Olivier (1487-1560), fils de Jacques et neveu du précédent, ambassadeur,
chancelier à la maison de Marguerite de France, évêque de Rennes ; le littérateur
Claude-Matthieu Olivier (1701-1736), avocat au parlement d’Aix-en-Provence ; la
comédienne Jeanne-Adélaïde-Gérardine Olivier (1764-1787), née à Londres de parents
français ; le peintre de portraits et de sujets religieux Laurent Olivier (1812-1857), célèbre
comme portraitiste ; François Olivier-Martin (1879-1952), professeur de droit à l’université
de Paris, et son fils, Félix Olivier-Martin (1906-1972), secrétaire général à la Jeunesse sous
le régime de Vichy ; sir Laurence Kerr, dit Laurence Olivier (1907-1989), né à Dorking,
dans le Surrey, acteur, directeur de théâtre et metteur en scène anglais, dont Wuthering
Heights (Les Hauts du Hurlevent) fit une vedette internationale ; l’ambassadeur Philippe
Olivier, né en 1921 ; l’anthropologue Georges Olivier, né en 1920, auteur de plusieurs
ouvrages de référence ; l’homme politique Louis Olivier, né en 1923, entré à la Chambre
en 1965, nommé ministre des Classes moyennes en 1973, puis des Travaux publics en
1976 ; le cinéaste et producteur Richard Olivier, né en 1945 ; l’homme politique Maurice
Olivier, né en 1921, sénateur du Luxembourg à partir de 1965, agronome, agriculteur et
éleveur ; l’homme politique Marc Olivier, né en 1940, député de