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Origine du nom de famille OLLIVIER

De
2 pages
OLLIVIER

A l’origine — Ollivier vient du nom de baptême popularisé par la Chanson de Rolland.
Comme patronyme, Ollivier est aujourd’hui porté par 20 500 personnes environ en
France.
Une parenté inattendue — Le négociant Joseph Ollivier (1829-1910), conseiller du
commerce extérieur de la France était l’arrière grand-père maternel de la femme
politique Edith Cresson, ancienne premier ministre de François Mitterrand.
Des vocations politiques — Plusieurs Ollivier se distinguèrent dans l’arène politique.
Remi Ollivier (1727-1814), secrétaire général du ministère de la Guerre puis commissaire
des Guerres. François Ollivier (1762-1839), était avocat quand éclata la Révolution. Rallié
au nouveau régime, il devint successivement procureur général syndic de la Drôme
(1795), député au Corps législatif (1803-1815), procureur général à la cour impériale de
Grenoble et chevalier d’empire. La Restauration ne brisa pas sa carrière puisqu’il retrouva
son poste de député de 1820 à 1822. Démosthène Ollivier, né au Bausset dans le Var, fut
conseiller municipal (1836), commissaire général de la République (1848) à Marseille et
député à l’Assemblée constituante après la chute de Louis-Philippe. Il milita au sein du
parti démocrate et s’opposa aux velléités autocratiques de Louis-Napoléon. Après le coup
d’Etat du 2 décembre 1851, il fut expulsé en Belgique. Son fils Emile Ollivier (1825-1913),
brillant avocat marseillais, préfet des Bouches-du-Rhône en 1848, devint membre du
Corps législatif ...
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O
LLIVIER
A l’origine —
Ollivier vient du nom de baptême popularisé par la Chanson de Rolland.
Comme patronyme, Ollivier est aujourd’hui porté par 20 500 personnes environ en
France.
Une parenté inattendue —
Le négociant Joseph Ollivier (1829-1910), conseiller du
commerce extérieur de la France était l’arrière grand-père maternel de la femme
politique Edith Cresson, ancienne premier ministre de François Mitterrand.
Des vocations politiques —
Plusieurs Ollivier se distinguèrent dans l’arène politique.
Remi Ollivier (1727-1814), secrétaire général du ministère de la Guerre puis commissaire
des Guerres. François Ollivier (1762-1839), était avocat quand éclata la Révolution. Rallié
au nouveau régime, il devint successivement procureur général syndic de la Drôme
(1795), député au Corps législatif (1803-1815), procureur général à la cour impériale de
Grenoble et chevalier d’empire. La Restauration ne brisa pas sa carrière puisqu’il retrouva
son poste de député de 1820 à 1822. Démosthène Ollivier, né au Bausset dans le Var, fut
conseiller municipal (1836), commissaire général de la République (1848) à Marseille et
député à l’Assemblée constituante après la chute de Louis-Philippe. Il milita au sein du
parti démocrate et s’opposa aux velléités autocratiques de Louis-Napoléon. Après le coup
d’Etat du 2 décembre 1851, il fut expulsé en Belgique. Son fils Emile Ollivier (1825-1913),
brillant avocat marseillais, préfet des Bouches-du-Rhône en 1848, devint membre du
Corps législatif en 1857, député républicain de la Seine. Chef de l’opposition républicaine,
il se rallia à l’Empire le 2 janvier 1870, devenant chef du gouvernement. Il déclara la
guerre à la Prusse le 17 juillet, mais fut renversé après la défaite et exilé en Italie, dont il
ne revint qu’en 1873. Il avait épousé une des filles du musicien Franz Litzt. Auguste
Ollivier (1828-1916), fut député des Côtes-du-Nord de 1879 à 1888 et sénateur de 1888 à
1912. Il fut notamment l’auteur de l’amendement autorisant les dentistes à prendre,
selon certaines conditions, le titre de chirurgien-dentiste. Louis Ollivier (1853-1931) était le
descendant d’une famille d’hommes politiques guingampais. Son arrière-grand-père fut
député pendant la monarchie de Juillet. Son grand-père fut maire de Guingamp. Son
père, connu sous le pseudonyme de Louis Séverin de la Chapelle, né en 1821, également
maire de Guingamp, publia un ouvrage de référence intitulé La réforme du suffrage
universel. Louis Ollivier fut quant à lui député des Côtes-du-Nord (1902-1910).
Son nom, il le signe à la pointe de l’épée —
Le journaliste Aristide Ollivier régla son
différend avec un adversaire politique dans un duel mortel. Aristide Ollivier, né en 1824,
était le fils de l’homme politique Démosthène Ollivier et le frère de l’avocat Emile Ollivier. Il
collabora à La Voix du peuple de Proudhon et devint rédacteur en chef du Suffrage
universel. Ce journaliste d’opinion, proche des démocrates, s’attira l’animosité de nombres
d’hommes politiques. L’un d’entre eux, s’estimant atteint dans son honneur, provoqua
Ollivier en duel et le tua d’un coup d’épée en 1851.
Un espion industriel au XVIIIème
— Blaise-Joseph Ollivier (1701-1746), comme son
père, son aïeul et son bisaïeul, introduisirent d’heureuses améliorations dans la
construction des vaisseaux. Lui se vit confier pour mission de surprendre dans les
chantiers d’Angleterre et de Hollande les méthodes de construction. A la fin de sa vie, il
cumulait les fonctions d’ingénieur des constructions navales et d’ingénieur des Ponts et
Chaussées. Son fils Joseph-Louis Ollivier (1730-1777) suivit les traces de son père en
devenant ingénieur en chef et constructeur de la Marine.
Les Ollivier dans l’histoire —
Mentionnons également : le constructeur de navires
Blaise-Joseph Ollivier, né à Toulon en 1701 et mort en 1746, directeur général du port de
Brest, auteur du Dictionnaire de marine, traité de construction ; le littérateur Claude-
Matthieu Olivier (1701-1736), avocat au parlement d’Aix-en-Provence ; le littérateur Rémi
Ollivier (1727-1814), auteur d’un essai intitulé L’esprit de l’encyclopédie (1789-1800) ;
François-Antoine-Joseph Ollivier (1762-1839),