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Origine du nom de famille PERRIER

De
2 pages
PERRIER

A l’origine — Perrier est l’un de ces patronymes qui peuvent avoir diverses origines.
D’aucuns évoquent un nom de métier, d’autres renvoient au terme perier, qui désignait
une carrière de pierre et, par extension, un chemin caillouteux et ceux qui habitaient à
proximité. Rappelons enfin que Perrier est aussi le nom de localités du centre et du sud
de la France et a pu être attribué à des familles qui en étaient originaires. Aujourd’hui, ce
sont plus de 27 100 personnes qui portent le nom de Perrier.
François le Bourguignon — François Perrier (1590-1656), dit le Bourguignon, fit des
études artistiques à Lyon avant de se rendre à Rome. D’abord employé par un marchand
de tableaux, François le Bourguignon fut ensuite envoyé à Tivoli pour décorer le palais
d’un cardinal. De retour en France, il travailla pour les Chartreux de Lyon, puis rejoignit
ses frères établis à Mâcon. Installé à Paris, le peintre décora plusieurs monuments dont le
Palais de Justice. Avec son élève Le Brun, il contribua à la fondation de l’Académie royale
de peinture et de sculpture dont il devint l’un des principaux professeurs. Perrier
enseigna aussi les secrets de son art à son neveu Guillaume (1600-1655). Accusé de
meurtre, ce dernier se réfugia chez les frères mineurs de Lyon où il exécuta plusieurs
tableaux dans le style de son oncle.
Des juristes de renom — Après avoir exercé plusieurs années la profession d’avocat,
François Perrier (1645-1700) devint en 1679 substitut du procureur ...
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P
ERRIER
A l’origine —
Perrier est l’un de ces patronymes qui peuvent avoir diverses origines.
D’aucuns évoquent un nom de métier, d’autres renvoient au terme perier, qui désignait
une carrière de pierre et, par extension, un chemin caillouteux et ceux qui habitaient à
proximité. Rappelons enfin que Perrier est aussi le nom de localités du centre et du sud
de la France et a pu être attribué à des familles qui en étaient originaires. Aujourd’hui, ce
sont plus de 27 100 personnes qui portent le nom de Perrier.
François le Bourguignon —
François Perrier (1590-1656), dit le Bourguignon, fit des
études artistiques à Lyon avant de se rendre à Rome. D’abord employé par un marchand
de tableaux, François le Bourguignon fut ensuite envoyé à Tivoli pour décorer le palais
d’un cardinal. De retour en France, il travailla pour les Chartreux de Lyon, puis rejoignit
ses frères établis à Mâcon. Installé à Paris, le peintre décora plusieurs monuments dont le
Palais de Justice. Avec son élève Le Brun, il contribua à la fondation de l’Académie royale
de peinture et de sculpture dont il devint l’un des principaux professeurs. Perrier
enseigna aussi les secrets de son art à son neveu Guillaume (1600-1655). Accusé de
meurtre, ce dernier se réfugia chez les frères mineurs de Lyon où il exécuta plusieurs
tableaux dans le style de son oncle.
Des juristes de renom —
Après avoir exercé plusieurs années la profession d’avocat,
François Perrier (1645-1700) devint en 1679 substitut du procureur général au parlement
de Bourgogne. Perrier a laissé en manuscrit plusieurs ouvrages de droit dont un seul,
Arrêts notables du parlement de Dijon, fut publié. Un autre Perrier a laissé une trace
dans l’histoire de la littérature juridique. Il s’agit de Jean-Baptiste Perrier (1767-1842) qui
rédigea, alors qu’il était chef de bureau au ministère de la Guerre, un Guide des juges
militaires qui demeura longtemps une référence. Amateur de belles-lettres, il se retira à
Abbeville où il faisait partie de plusieurs sociétés savantes.
Une bonne mère —
Marie-Victorine Patras devint Madame Perrier après son mariage.
Installée à Lyon puis à Paris, elle composa les Récréations d’une bonne mère avec ses
filles. Marie-Victorine collaborait au Petit Magasin des Dames où elle publiait des poèmes
et des chansons. Mère de famille comblée et auteur à succès, Madame Perrier
s’intéressait aussi à la politique comme en témoigne l’Adresse de Marie-Victorine aux
Français. En 1820, elle fit jouer à la Porte-Saint-Martin l’une des nombreuses comédies
qu’elle avait réalisées. Elle mourut l’année suivante.
Perrier c’est fou ! —
C’est au docteur Perrier que l’on doit la célèbre bouteille d’eau
gazeuze. Né à Domessargues dans le Gard en 1835, il étudia la médecine à Montpellier,
se spécialisa dans la médecine thermale et ouvrit un premier cabinet à Saint-Géniès-de-
Malgoires en 1863. Puis il se fixa définitivement à Nîmes où il s’intéressa de près à la vie
politique et aux affaires de la cité, devenant conseiller général en 1871. Suite à de
longues tractations avec le propriétaire de la source de Bouillens, située sur la commune
de Vergèze, le docteur Perrier obtint un bail d’exploitation des thermes. En 1898, il en
devint l’acquéreur et fonda la Société anonyme des eaux minérales et produits
hygiéniques de Vergèze, à l’origine de l’actuelle source Perrier. Quatre ans plus tard, il se
spécialisa dans la production d’eau gazeuse en bouteille. La nécessité d’obtenir des
capitaux le mena vers l’Angleterre où il réussit à intéresser Sir John Harmsworth à son
affaire. C’est d’ailleurs à ce dernier que l’on doit la forme de la petite bouteille, en
référence aux massues indiennes qu’il utilisait pour se soigner suite à un grave accident
d’automobile qui l’avait rendu paraplégique.
Les Perrier dans l’histoire —
Citons aussi : le paysagiste Jean-Pierre Perrier, né à
Saint-Jean-en-Royans au XIXème siècle ; l’artiste Marie Perrier, peintre de genre du
XIXème siècle ; Monseigneur Marcel Perrier, né en 1933, évêque auxiliaire à Chambéry à
partir de 1988 ; l’ingénieur Pierre Perrier, né en 1935, expert en mécanique des fluides
numériques ; etc.