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Origine du nom de famille PICHON

De
2 pages
PICHON

A l’origine — Ce patronyme a plusieurs origines possibles. Il peut signifier “petit pic” et
avoir désigné un ouvrier utilisant cet outil. Il peut dériver aussi d’un diminutif de pichet et
aurait dans ce cas désigné un gros buveur. Enfin, il peut venir de pechot, qui signifie
“petit”, et donc avoir été attribué à des personnes de petite taille. De nos jours, on
recense près de 22 000 Pichon en France.
Un destin épique — Thomas Pichon (1700-1781) connut un parcours riche et pour le
moins étonnant. Avocat de formation, Thomas Pichon entama une carrière dans
l’administration militaire. Il devint directeur des hôpitaux de l’armée du Bas-Rhin en 1745.
Il fut envoyé dans les provinces françaises au Canada en tant que commissaire
ordonnateur. L’offensive britannique sur Québec aboutit à sa capture par les Anglais
(1758). Bizarrement, Pichon accepta facilement son séjour en Grande-Bretagne puisqu’il
se fixa définitivement à Londres sous le nom de Tyrrel ! Il épousa la princesse de
Beaumont et constitua une imposante bibliothèque qui comprenait des ouvrages de
collection de très grande valeur. Il publia Lettres et mémoires pour servir à l’histoire
nationale, civile et politique du Cap Breton (1758).
Un grand diplomate — Le baron Louis-Antoine Pichon (1771-1850) fut l’un des grands
diplomates du Ier Empire et de la Restauration. Parti à vingt ans aux Amériques, Louis-
Antoine Pichon en devint un jeune consul de France en 1800. Ses critiques envers le
régime impérial ...
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P
ICHON
A l’origine —
Ce patronyme a plusieurs origines possibles. Il peut signifier “petit pic” et
avoir désigné un ouvrier utilisant cet outil. Il peut dériver aussi d’un diminutif de pichet et
aurait dans ce cas désigné un gros buveur. Enfin, il peut venir de pechot, qui signifie
“petit”, et donc avoir été attribué à des personnes de petite taille. De nos jours, on
recense près de 22 000 Pichon en France.
Un destin épique —
Thomas Pichon (1700-1781) connut un parcours riche et pour le
moins étonnant. Avocat de formation, Thomas Pichon entama une carrière dans
l’administration militaire. Il devint directeur des hôpitaux de l’armée du Bas-Rhin en 1745.
Il fut envoyé dans les provinces françaises au Canada en tant que commissaire
ordonnateur. L’offensive britannique sur Québec aboutit à sa capture par les Anglais
(1758). Bizarrement, Pichon accepta facilement son séjour en Grande-Bretagne puisqu’il
se fixa définitivement à Londres sous le nom de Tyrrel ! Il épousa la princesse de
Beaumont et constitua une imposante bibliothèque qui comprenait des ouvrages de
collection de très grande valeur. Il publia Lettres et mémoires pour servir à l’histoire
nationale, civile et politique du Cap Breton (1758).
Un grand diplomate —
Le baron Louis-Antoine Pichon (1771-1850) fut l’un des grands
diplomates du Ier Empire et de la Restauration. Parti à vingt ans aux Amériques, Louis-
Antoine Pichon en devint un jeune consul de France en 1800. Ses critiques envers le
régime impérial l’obligèrent à rentrer en France où il gagna les faveurs du prince Jérôme.
Ce dernier le nomma conseiller d’Etat (1809). Il devint par la suite intendant général des
Finances et maître des Requêtes sous la Restauration (1815). Il revint à la diplomatie
durant les règnes de Charles X et Louis-Philippe. Sa carrière l’emmena aux Antilles et à
Alger où il devint l’un des premiers intendants du pays après l’intervention de l’armée
française. Revenu à Paris en 1832, il reprit son poste de conseiller d’Etat. Son fils, le
baron Jérôme Pichon, né en 1812, fut conseiller général de Smyrne (1848) et président
de la Société des bibliophiles français.
Un anti-boulangiste farouche —
Alphonse Pichon, homme politique né en 1857 à
Arnay-le-duc en Côte-d’Or, fut militant républicain, collaborateur de la Commune
affranchie et de Révolution française, co-fondateur avec Georges Clémenceau de La
Justice. Conseiller municipal de Paris en 1883, député radical de Seine (1885-93),
sénateur du Jura (1906-1924), il occupa à plusieurs reprises le fauteuil de ministre des
Affaires étrangères (1906-1911, 1913, 1917-1920). Partisan de la séparation de l’Eglise et
de l’Etat, anti-boulangiste farouche, il publia notamment Dans la bataille (1908) et La
diplomatie de l’Eglise sous la IIIème République (1892).
Les Pichon dans l’histoire —
Citons aussi : le jésuite Jean Pichon (1683-1751),
missionnaire en Lorraine et en Franche-Comté, hostile aux jansénistes, auteur de L’esprit
de Jésus-Christ sur la communion fréquente en 1745, qui fit scandale dans l’Eglise de
France et qui poussa Pichon, malgré son reniement de l’œuvre, à l’exil en Suisse où il
devint grand vicaire de Sion ; le père Thomas-Jean Pichon (1731-1812), historiographe
de Monsieur, frère du roi, auteur de La raison triomphante des nouveautés (1756), Traité
historique et critique de la nature de Dieu (1758), Mémoire sur les abus du célibat dans
l’ordre politique (1763) ; le parlementaire Louis Pichon (1849-1916), député (1897-1898)
et sénateur (1900-1916) du Finistère ; le couple de peintres et paysagistes Alfred (1877-
1918) et Suzanne Pichon, morte en 1929, également critiques d’art ; le haut-fonctionnaire
Jannie Pichon, née en 1937, préfet du Gers (1994-1996) et de la Mayenne (à partir de
1997) ; l’universitaire Jean Pichon, né en 1945, magistrat à la cour des comptes à partir
de 1993, secrétaire général de la Défense nationale (1993-1994), professeur à l’IEP de
Paris à partir de 1997 ; le chercheur Pascal Pichon, né en 1954, maître de conférences,
titulaire de la chaire d’anthropologie et de préhistoire du Collège de France en 1991 ; etc.