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Origine du nom de famille PICOT

De
2 pages
PICOT

A l’origine — Le patronyme Picot désignait à l’origine une personne utilisant un pic,
comme par exemple un terrassier. Les porteurs du nom sont aujourd’hui 12 400 en
France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Manche, la Haute-
Vienne et la Loire-Atlantique.
Une parenté inattendue — Saviez-vous que l’ex-président de la République française
Valéry Giscard d’Estaing avait pour grand-père le magistrat Georges Picot, secrétaire
perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques ?
Quantité de chouans... — Plusieurs Picot combattirent dans les rangs contre-
révolutionnaires. M.J.A. Picot de Limoléan, né à Saint-Malo en 1734, ancien officier de
l’armée royale, était l’un principaux agents contre-révolutionnaires en Bretagne. Il
combattit les troupes républicaines lors de l’insurrection de 1793 mais fut capturé et
guillotiné en 1796. Jean Picot, né à Rouen en 1767, fut surnommé le “Boucher des Bleus”
en raison de sa cruauté lors des combats contre les troupes républicaines. Il dirigea une
division d’insurgés dans le Pays d’Auge. Après la pacification, il s’exila en Angleterre tout
en continuant à lutter clandestinement contre le régime consulaire. Il participa au
complot fomenté par Georges Cadoudal mais son échec entraîna son arrestation et son
exécution en 1803. Louis Picot (1774-1804), d’abord espion chouan, rejoignit les
combattants royalistes et devint l’un des officiers des insurgés bretons. Il fut l’un des
derniers chefs morbihannais à ...
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P
ICOT
A l’origine —
Le patronyme Picot désignait à l’origine une personne utilisant un pic,
comme par exemple un terrassier. Les porteurs du nom sont aujourd’hui 12 400 en
France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Manche, la Haute-
Vienne et la Loire-Atlantique.
Une parenté inattendue —
Saviez-vous que l’ex-président de la République française
Valéry Giscard d’Estaing avait pour grand-père le magistrat Georges Picot, secrétaire
perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques ?
Quantité de chouans... —
Plusieurs Picot combattirent dans les rangs contre-
révolutionnaires. M.J.A. Picot de Limoléan, né à Saint-Malo en 1734, ancien officier de
l’armée royale, était l’un principaux agents contre-révolutionnaires en Bretagne. Il
combattit les troupes républicaines lors de l’insurrection de 1793 mais fut capturé et
guillotiné en 1796. Jean Picot, né à Rouen en 1767, fut surnommé le “Boucher des Bleus”
en raison de sa cruauté lors des combats contre les troupes républicaines. Il dirigea une
division d’insurgés dans le Pays d’Auge. Après la pacification, il s’exila en Angleterre tout
en continuant à lutter clandestinement contre le régime consulaire. Il participa au
complot fomenté par Georges Cadoudal mais son échec entraîna son arrestation et son
exécution en 1803. Louis Picot (1774-1804), d’abord espion chouan, rejoignit les
combattants royalistes et devint l’un des officiers des insurgés bretons. Il fut l’un des
derniers chefs morbihannais à déposer les armes. Il suivit Cadoudal et subit le même sort
que son homonyme, montant sur l’échafaud en 1804. A ces combattants chouans, il faut
ajouter l’officier royaliste Henri-René Picot de Peccadeuc (1771-1826). S’il ne combattit
jamais dans les rangs insurgés, il n’en lutta pas moins, avec un acharnement hors du
commun, contre la France révolutionnaire puis impériale. Il quitta le pays dès la chute de
la monarchie pour rejoindre l’armée des Princes. Après la dissolution du corps émigré, il
servit successivement dans les rangs des diverses armées de la coalition anti-française. Il
revêtit ainsi l’uniforme hollandais, anglais, allemand, espagnol et russe ! Il rentra en
France avec les Bourbons en 1815 et devint maréchal de camp en 1821.
Les Picot en politique —
Plusieurs Picot ont pris part à la vie publique, comme :
Jacques Picot-Lacombe (1753-1815), député au conseil des Cinq-Cents et procureur
impérial de Riom ; son frère, Philippe Picot de Lapeyrouse (1774-1818), représentant à la
chambre des Cent-Jours (1815), maire de Toulouse et baron d’Empire ; Ernest Picot, né
en 1848 à Raon-l’Étape et mort en 1919, qui remporta l’élection législative des Vosges
contre Jules Ferry en 1889 mais qui fut invalidé par la Chambre quelques semaines plus
tard pour un motif aujourd’hui surprenant : “Le député Picot avait un cœur qui battait
pour l’Allemagne !” (sic) ; Yves Picot (1862-1938), député de la Gironde (1919-1932) et
sous-secrétaire d’Etat à la Guerre du 24 juin au 17 juillet 1927, lieutenant-colonel
grièvement mutilé au visage pendant la Grande Guerre, fondateur de l’Union des blessés
de la face (1921) qui rassemblait les célèbres “gueules cassées”, soldats atrocement
défigurés pendant la guerre.
Les Picot dans l’histoire —
Citons également : le prédicateur Pierre Picot (1746-1822),
professeur de théologie à Genève et auteur de Sermons (1823) ; le littérateur Jean Picot-
Belloc (1748-1820), auteur d’opéras, de drames comme Les dangers de la calomnie
(1794) et de comédies comme Le Père comme il y a peu (1798), commissaire de guerre
pendant la Révolution ; l’abbé Michel-Pierre-Joseph Picot (1770-1841), historien,
fondateur du journal L’Ami de la religion et du roi (1814) et auteur de nombreux
ouvrages comme les Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique pendant le XVIIème
siècle (1806) et un Précis d’histoire sur l’Eglise constitutionnelle ; l’historien suisse Jean
Picot (1777-1864), qui publia une Histoire des Gaulois depuis leur origine jusqu’à leur
mélange avec les Francs (1804) et une Histoire de Genève (1811) ; le général Joseph-
Alexandre-Edouard Picot (1788-1855), qui publia des Etudes sur la guerre de siège
(1854) ; le peintre d’histoire François-Edouard Picot (1786-1868), membre de