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Origine du nom de famille PREVOST

De
2 pages
PREVOST

A l’origine — Le patronyme Prévost désignait un prévôt. Sous la forme Prévost, il fut
particulièrement attribué dans le nord de la France et en Haute-Normandie. Plus de
26 000 personnes portent actuellement le nom de Prévost en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont le Nord, la Seine-Maritime et Paris. Manon Lescaut
— Manon Lescaut est le chef d’œuvre de l’abbé Antoine-François Prévost d’Exiles (1797-
1763). Novice chez les jésuites, soldat puis bénédictin, il publia son premier roman en
1728, Les Mémoires et aventures d’un homme de qualité. Enfui du couvent, il passa en
Angleterre puis en Hollande et rentra en France après maintes aventures. En 1731, il
publia l’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut. Il fonda un journal
hebdomadaire destiné à faire connaître en France l’Angleterre et les Anglais, Pour et
Contre. Entré comme aumônier chez le prince de Conti, il fut de nouveau obligé de
s’exiler parce que compromis dans la publication d’une feuille scandaleuse. On le retrouve
alors à Bruxelles et à Francfort. Rentré, en 1755, il dirigea le Journal étranger fondé pour
répandre la connaissance des œuvres étrangères. En 1753, il se retira à Saint-Firmin et
mourut dans d’étranges circonstances dans la forêt de Chantilly.
Des machines à filer le lin à la géologie — Le géologue Louis-Constant Prévost
(1787-1856), membre de l’Académie des sciences fonda une société pour l’exploitation
des machines à filer le lin inventées par l’un ...
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P
REVOST
A l’origine —
Le patronyme Prévost désignait un prévôt. Sous la forme Prévost, il fut
particulièrement attribué dans le nord de la France et en Haute-Normandie. Plus de
26 000 personnes portent actuellement le nom de Prévost en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont le Nord, la Seine-Maritime et Paris. Manon Lescaut
— Manon Lescaut est le chef d’œuvre de l’abbé Antoine-François Prévost d’Exiles (1797-
1763). Novice chez les jésuites, soldat puis bénédictin, il publia son premier roman en
1728, Les Mémoires et aventures d’un homme de qualité. Enfui du couvent, il passa en
Angleterre puis en Hollande et rentra en France après maintes aventures. En 1731, il
publia l’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut. Il fonda un journal
hebdomadaire destiné à faire connaître en France l’Angleterre et les Anglais, Pour et
Contre. Entré comme aumônier chez le prince de Conti, il fut de nouveau obligé de
s’exiler parce que compromis dans la publication d’une feuille scandaleuse. On le retrouve
alors à Bruxelles et à Francfort. Rentré, en 1755, il dirigea le Journal étranger fondé pour
répandre la connaissance des œuvres étrangères. En 1753, il se retira à Saint-Firmin et
mourut dans d’étranges circonstances dans la forêt de Chantilly.
Des machines à filer le lin à la géologie —
Le géologue Louis-Constant Prévost
(1787-1856), membre de l’Académie des sciences fonda une société pour l’exploitation
des machines à filer le lin inventées par l’un de ses amis. Il partit ensuite avec lui dans la
région de Vienne implanter une partie de ces machines et continua ses recherches
géologiques. De retour en France, il inaugura la chaire de géologie à la faculté des
Sciences de Paris, créée pour lui.
Un général déshonoré —
Le général anglais George Prevost (1767-1816) connut de
nombreux succès au Canada, suivis de plusieurs revers, notamment à Plattsbourg où,
poursuivi par les Américains, Prevost fut obligé d’abandonner ses blessés et son artillerie.
Cet échec lui fit perdre son commandement et un procès lui fut intenté.
De nombreux écrivains
— Citons : le poète Jean Prévost (vers 1580-1622), ami de
Scévole de Sainte-Marthe, auteur d’un poème en trois chants intitulé Apothéose de Henri
IV, Chrétien-Siméon Le Prévost d’Iray (1768-1849), érudit et littérateur français, qui
composa des vaudevilles et des comédies, avant d’être sous la Restauration inspecteur
général de l’université, gentilhomme de la chambre du roi, élu à l’Académie des
inscriptions et belles-lettres ; l’écrivain libéral Lucien Prévost-Paradol (1829-1870) ; le
romancier Marcel Prévost (1862-1941), dont les thèmes sont le féminisme et la critique
sociale, membre de l’Académie française ; l’écrivain Jean Prévost (1901-1944), auteur du
roman populiste Les Frères Bouquinquant et de l’essai La Création chez Stendhal ; le
poète Ernest Prévost (1872-1952), fondateur de la Revue des Poètes ; le romancier et
essayiste Jean Prévost (1901-1944) ; sa fille Françoise Prévost, née en 1930, actrice qui
joua dans Le Bel Age de Pierre Kast, son premier grand rôle, mais aussi dans Paris nous
appartient, de Jacques Rivette, ou Les Séquestrés d’Altona, de Vittorio de Sica ; etc.
Le capitaine Goderville —
“Capitaine Goderville” était le nom de Résistance du
romancier et essayiste Jean Prévost (1901-1944). Jouant un grand rôle dans l’organisation
du maquis du Vercors, il fut fusillé le 1er août 1994 par les Allemands près de Sassenage.
Natif de Saint-Pierre-les-Nemours, Jean Prévost avait abandonné la carrière universitaire
pour écrire sur des sujets extrêmement divers : l’étude du corps (Plaisirs des sports,
créant ainsi de la littérature sportive), les souvenirs, les romans populistes (Le sel et la
plaie), l’histoire, la poésie, la critique (La création chez Stendhal, Grand prix de littérature
de l’Académie française en 1942), les biographies (Montaigne, Gustave Eiffel, Valéry) et la
traduction (Noces de sang de Garcia Lorca). Critique dans La Nouvelle Revue française, il
était également journaliste et collaborait au quotidien Paris-Soir.