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Origine du nom de famille RAMEL

De
2 pages
RAMEL
A l’origine — Ramel indique la localisation initiale de la famille : une maison située sur un
terrain feuillu, boisé. Les Ramel sont près de 3 000 aujourd’hui en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont la Haute-Savoie, le Var et la Haute-Loire.
Paradis fiscal — Dominique Ramel-Nogaret (1760-1829) fut député de l’Aude à la
Convention, aux Cinq-Cents et à la chambre des Cent-Jours en 1815. Il était aussi
ministre des Finances sous le Directoire. Nommé préfet du Calvados par Napoléon en
1815, il fut destitué après Waterloo. Exilé en 1815, il s’installa à Bruxelles et amassa une
immense fortune en maisons, commerces et usines. Nommé Vénérable de la loge
maçonnique Les amis philanthropes, il était propriétaire du local de la loge.
Le sort tragique des frères Ramel — Pierre Ramel (1761-1794), né à Cahors, était
avocat et procureur général syndic du Lot. Il fut élu député à l’Assemblée législative en
1792. Il était membre de la loge maçonnique Les élus de Chartres à Cahors. Non réélu à
la Convention, il fut chargé de créer un corps de cavalerie et se distingua contre les
Espagnols. Nommé général de brigade en 1793, il fut dénoncé comme modéré et
partisan de la cause royaliste, mais le tribunal ne parvint pas à le condamner, plusieurs
juges s’étant désistés. Il fut finalement condamné à mort, mais comme on craignait le
soulèvement des troupes et de la population, il fut exécuté en cachette. Son frère Jean-
Pierre Ramel (1768-1815), né à Cahors, ...
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R
AMEL
A l’origine — Ramel indique la localisation initiale de la famille : une maison située sur un
terrain feuillu, boisé. Les Ramel sont près de 3 000 aujourd’hui en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont la Haute-Savoie, le Var et la Haute-Loire.
Paradis fiscal —
Dominique Ramel-Nogaret (1760-1829) fut député de l’Aude à la
Convention, aux Cinq-Cents et à la chambre des Cent-Jours en 1815. Il était aussi
ministre des Finances sous le Directoire. Nommé préfet du Calvados par Napoléon en
1815, il fut destitué après Waterloo. Exilé en 1815, il s’installa à Bruxelles et amassa une
immense fortune en maisons, commerces et usines. Nommé Vénérable de la loge
maçonnique Les amis philanthropes, il était propriétaire du local de la loge.
Le sort tragique des frères Ramel —
Pierre Ramel (1761-1794), né à Cahors, était
avocat et procureur général syndic du Lot. Il fut élu député à l’Assemblée législative en
1792. Il était membre de la loge maçonnique Les élus de Chartres à Cahors. Non réélu à
la Convention, il fut chargé de créer un corps de cavalerie et se distingua contre les
Espagnols. Nommé général de brigade en 1793, il fut dénoncé comme modéré et
partisan de la cause royaliste, mais le tribunal ne parvint pas à le condamner, plusieurs
juges s’étant désistés. Il fut finalement condamné à mort, mais comme on craignait le
soulèvement des troupes et de la population, il fut exécuté en cachette. Son frère Jean-
Pierre Ramel (1768-1815), né à Cahors, connut une existence encore plus tragique.
Engagé dans l’armée de la Révolution, il devint adjudant général en 1792. Commandant
la garde du Corps législatif en 1796, il ne parvint pas à maîtriser la situation lors de la
journée du 18 fructidor. Condamné à la déportation en Guyane et voué à une mort
certaine dans les marais de Sinamari, il choisit l’évasion avec sept autres déportés dont
Pichegru. Ils parvinrent à s’échapper en pirogue et à aborder en Guyane hollandaise en
juin 1798. Ramené à Hambourg par les Anglais, il publia son histoire qui eut un succès
immense. Revenu en France en 1799, il combattit dans l’armée impériale et se distingua
au Portugal à la prise d’Astorga. Il fut nommé maréchal de camp en 1814 par Louis XVIII
et commanda la place de Toulouse. Lors d’un rassemblement royaliste à Toulouse, il fut
assailli par une foule qui envahit sa maison et mourut, percé de dix-sept coups de
baïonnette.
Des hommes politiques —
Plusieurs porteurs du nom Ramel sont devenus maires de
leurs communes : Pierre Ramel, maire de Tourouzelle (Aude) de 1791 à 1796 et de 1798
à 1811 ; Marie-François-Bernardin Ramel, maire de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) de
1800 à 1803 ; Jean Ramel, maire de Lentilly (Rhône) en 1810 ; Pierre Ramel, maire de
Tourouzelle (Aude) de 1815 à 1821 et de 1830 à 1840 ; Auguste Ramel, maire de Saint-
Cyr-sur-Mer (Var) de 1875 à 1884 ; Louis Ramel, maire de Tourouzelle (Aube) de 1900 à
1904 ; Joseph Ramel, maire de Tourouzelle (Aude) de 1938 à 1939 et de 1941 à 1971 ;
Hippolyte Ramel, maire de Knutange (Moselle) de 1945 à 1971 ; Pierre Ramel, maire de
Charnoz-sur-Ain (Ain) de 1995 à 2001 ; Camille Ramel, élu maire de Limousis (Aude) en
2001 ; Constant Ramel, élu maire de Quessoy (Côtes-d’Armor) en 2001 ; etc.
Les Ramel dans l’histoire —
Citons aussi : Henri Ramel (1765-1834), né à Cahors,
avocat élu représentant à la Chambre des Cent-Jours en 1815 ; Claude Ramel (1768-
1831), né à Saint-Galmier (Loire), administrateur du district de Roanne, élu député de la
Loire au Conseil des Cinq-Cents le 25 germinal, an VII et nommé député au Corps
législatif le 4 nivôse, an IV ; Pierre Ramel, né à Moye (Haute-Savoie) en 1781, soldat de
l’armée napoléonienne au 2ème bataillon de la division Legrand, tué à la bataille
d’Austerlitz le 2 décembre 1805 ; le peintre Pierre Ramel (1927-1997), né à Nancy, qui
exécuta des figures, paysages urbains et fleurs, proche du peintre Mac-Avoy, nommé
vice-président du Salon d’Automne et créateur de l’Académie populaire du Pré-Saint-
Gervais ; Gaston Ramel (1914-1997), né à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), licencié
en droit et en lettres, qui a mené une carrière dans