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Origine du nom de famille REGNAULT

De
2 pages
REGNAULT

A l’origine— Le nom Regnault est un dérivé du nom de baptême Renaud, lui-même issu
du nom de personne d’origine germanique Raginwald (composé des racines ragin-,
conseil, et -waldan, gouverner). La France compte aujourd’hui près de 6 300 Regnault.
On les trouve principalement concentrés dans la Manche, Paris et dans l’Aube.
Raphaël pour modèle — Elève de Vien, Jean-Baptiste Regnault (1754-1829), prix de
Rome en 1776, académicien en 1783 et professeur à l’Académie des beaux-arts, était un
fervent admirateur de Raphaël. L’artiste critiqua la froideur et l’intransigeance de David et
voulut se poser comme son rival. Il ouvrit même un atelier d’élèves concurrent de celui
du maître. S’inspirant de l’Antiquité, il réalisa des œuvres aux sujets mythologiques. Sa
peinture, d’une facture lisse et froide, était généralement dénuée de caractère expressif.
Une palette colorée — Henri Regnault (1843-1871), Grand Prix de Rome en 1866,
pensionnaire à la Villa Médicis était moins attiré par l’Italie antique que par l’Espagne où il
voyagea en 1867 puis en 1869-1870. Ces séjours contribuent à orienter sa peinture, de
style académique, vers l’emploi de tons éclatants ; ils lui fournissent aussi un répertoire
de scènes réalistes et de sujets d’actualité. Rentré de T anger à Paris pour s’engager lors
de la guerre de 1870, il tomba au champ d’honneur.
Un physicien sur mesure — Professeur à Polytechnique, Henri Victor Regnault (1810-
1878) se consacra essentiellement à ...
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R
EGNAULT
A l’origine—
Le nom Regnault est un dérivé du nom de baptême Renaud, lui-même issu
du nom de personne d’origine germanique Raginwald (composé des racines ragin-,
conseil, et -waldan, gouverner). La France compte aujourd’hui près de 6 300 Regnault.
On les trouve principalement concentrés dans la Manche, Paris et dans l’Aube.
Raphaël pour modèle —
Elève de Vien, Jean-Baptiste Regnault (1754-1829), prix de
Rome en 1776, académicien en 1783 et professeur à l’Académie des beaux-arts, était un
fervent admirateur de Raphaël. L’artiste critiqua la froideur et l’intransigeance de David et
voulut se poser comme son rival. Il ouvrit même un atelier d’élèves concurrent de celui
du maître. S’inspirant de l’Antiquité, il réalisa des œuvres aux sujets mythologiques. Sa
peinture, d’une facture lisse et froide, était généralement dénuée de caractère expressif.
Une palette colorée —
Henri Regnault (1843-1871), Grand Prix de Rome en 1866,
pensionnaire à la Villa Médicis était moins attiré par l’Italie antique que par l’Espagne où il
voyagea en 1867 puis en 1869-1870. Ces séjours contribuent à orienter sa peinture, de
style académique, vers l’emploi de tons éclatants ; ils lui fournissent aussi un répertoire
de scènes réalistes et de sujets d’actualité. Rentré de Tanger à Paris pour s’engager lors
de la guerre de 1870, il tomba au champ d’honneur.
Un physicien sur mesure —
Professeur à Polytechnique, Henri Victor Regnault (1810-
1878) se consacra essentiellement à l’expérimentation, effectuant des mesures avec une
très grande rigueur. Il fit ainsi des mesures de quotient respiratoire mais ses travaux
concernaient surtout les changements d’états : compressibilité, dilatation, ébullition,
densité, chaleur spécifique, etc. Pour le système liquide-vapeur, le savant rassembla ses
résultats, obtenus de 1854 à 1860, en une formule logarithmique. Il était membre de
l’Académie des sciences depuis 1840.
Un comte presque Immortel —
Michel Regnault de Saint-Jean-d’Angély (1761-1819),
député aux états généraux, siégea avec les monarchiens à l’Assemblée nationale
constituante, où il s’opposa à Mirabeau et contribua à faire adopter les mesures
nécessaires après la fuite du roi à Varennes. Il collabora ensuite à des journaux modérés.
Arrêté sous la Terreur, il s’évada et revint en France après Thermidor. Après le 18
brumaire, il devint membre du Conseil d’Etat dont il présida la section de l’Intérieur.
Procureur général de la Haute Cour, secrétaire d’Etat de la famille impériale, il était
apprécié par Napoléon qui le fit comte. Député, ministre pendant les Cent Jours, il
convainquit l’Empereur d’abdiquer après Waterloo. Il vécut alors exilé en Amérique et en
Belgique. Il avait été élu à l’Académie française en 1803 et exclu en 1816.
Auprès de Napoléon —
Fils de Michel (voir paragraphe précédent), Auguste Etienne
Regnault de Saint-Jean d’Angely (1794-1870) fut l’aide de camp de Napoléon pendant les
Cent Jours. Député de droite à l’Assemblée constituante, puis à l’Assemblée législative
(1848-1849), membre de l’expédition de Rome (1849), il s’était rallié à la politique du
Prince-Président qui le choisit quelque temps comme ministre de la Guerre (1851).
Sénateur en 1852, il devint maréchal de France après s’être distingué à la bataille de
Marengo (1859).
Les Regnault dans l’histoire—
Citons encore : l’avocat protestant Gilbert Regnault,
seigneur de Vaux, juge-mage de l’abbaye de Cluny au XVIème siècle ; Nicolas Regnault,
sculpteur ordinaire du roi en 1665 ; le Rémois Charles-Douin Regnault, curé du village de
Bezannes au XVIIème siècle, chanoine de la collégiale de Saint-Symphorien, auteur
d’ouvrages historiques ; le jésuite cartésien Noël Regnault (1683-1762) qui, par ses
travaux, propagea en France le goût de la physique ; le poète champenois Jacques-
Edme Regnault de Beaucaron (1759-1827), rédacteur de l’Almanach des Muses, créateur
du Journal de Nancy et député de l’Aube à l’Assemblée législative ; Jean-Baptiste
Regnault (1759-1836), médecin consultant du roi