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Origine du nom de famille RENARD

De
2 pages
RENARD

A l’origine — Voici un patronyme qui n’évoque pas l’animal roux mais qui dérive d’un
ancien nom de baptême d’origine germanique, Raginhard, issu des racines ragin-,
conseil, et -hard, dur, fort. En effet, Renard était un prénom fort fréquent au Moyen Age,
à l’époque où l’animal s’appelait le goupil. C’est le succès du Roman de Renart le goupil
qui fit qu’on se mit à donner le nom de renard à la bête. Mais les noms de famille
existaient déjà. On compte près de 40 000 porteurs du nom aujourd’hui en France,
surtout dans la moitié nord du pays. Ils sont aujourd’hui plus de 6 800 à porter ce nom
de famille en Belgique.
Un ambassadeur qui mourut dans la misère — L’ambassadeur Simon Renard eut
pour première mission de conclure le mariage de l’infant don Philippe avec Marie, reine
d’Angleterre. Il prit aussi part au traité de Vaucelles en 1556. Poussé par une haine
féroce pour le cardinal de Granvelle, évêque d’Arras, il chercha à lui nuire
continuellement. Après maintes déconvenues, il passa les dernières années de sa vie en
Espagne dans la misère. Il y mourut en 1575.
Un grand architecte — Jean-Augustin Renard (1744-1807) fut sous l’Empire l’architecte
du département de la Seine, puis l’un des trois inspecteurs de la grande voirie et l’un des
membres du comité de consultation des bâtiments impériaux. Parmi ses grands travaux,
citons les deux grandes écuries de Sèvres et de Saint-Germain-en-Laye, bâties pour Louis
XIV. Il a également décoré des appartements à Paris, ...
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R
ENARD
A l’origine —
Voici un patronyme qui n’évoque pas l’animal roux mais qui dérive d’un
ancien nom de baptême d’origine germanique, Raginhard, issu des racines ragin-,
conseil, et -hard, dur, fort. En effet, Renard était un prénom fort fréquent au Moyen Age,
à l’époque où l’animal s’appelait le goupil. C’est le succès du Roman de Renart le goupil
qui fit qu’on se mit à donner le nom de renard à la bête. Mais les noms de famille
existaient déjà. On compte près de 40 000 porteurs du nom aujourd’hui en France,
surtout dans la moitié nord du pays. Ils sont aujourd’hui plus de 6 800 à porter ce nom
de famille en Belgique.
Un ambassadeur qui mourut dans la misère
— L’ambassadeur Simon Renard eut
pour première mission de conclure le mariage de l’infant don Philippe avec Marie, reine
d’Angleterre. Il prit aussi part au traité de Vaucelles en 1556. Poussé par une haine
féroce
pour
le
cardinal
de
Granvelle,
évêque
d’Arras,
il
chercha
à
lui
nuire
continuellement. Après maintes déconvenues, il passa les dernières années de sa vie en
Espagne dans la misère. Il y mourut en 1575.
Un grand architecte
— Jean-Augustin Renard (1744-1807) fut sous l’Empire l’architecte
du département de la Seine, puis l’un des trois inspecteurs de la grande voirie et l’un des
membres du comité de consultation des bâtiments impériaux. Parmi ses grands travaux,
citons les deux grandes écuries de Sèvres et de Saint-Germain-en-Laye, bâties pour Louis
XIV. Il a également décoré des appartements à Paris, rue de Varennes, rue d’Anjou, etc.
Poil de carotte —
L’écrivain Jules Renard (1864-1910), moraliste amer, se voulut un
“chasseur d’images” humoristiques et cruelles, procédant par juxtaposition de scènes
brèves et incisives. Son roman le plus célèbre est Poil de Carotte (1894). On lui doit aussi
des pièces de théâtre (La Demande, Le Plaisr de rompre, etc.) et un Journal publié en
1925-1927, précieux témoignage sur la vie intellectuelle et littéraire de son époque.
D’autres Renard se sont aussi tournés vers les lettres, comme le poète Jean-Claude
Renard, né en 1922, auteur de nombreux recueils, grand prix de poésie de l’Académie
française.
Affaires de calomnies—
Le chevalier Simon Renard (1513-1573), seigneur de Bermont,
était diplomate et homme d’Etat. Avocat dans sa ville natale de Vesoul, il fut nommé
conseiller maître des requêtes ordinaires de l’empereur Charles-Quint pour le comté de
Bourgogne. Il accompagna l’empereur dans sa campagne de Saxe et fut élevé, en 1549,
à la dignité d’ambassadeur à Paris puis à Londres. Il y était spécialement chargé de
défendre les intérêts de la maison d’Autriche auprès de Marie Tudor et arrangea le
mariage entre celle-ci et le fils de l’empereur, Philippe. Mais les Anglais restant méfiants à
son égard, il rentra donc au pays en 1555 et participa aux négociations de la trêve de
Vaucelles puis à la paix définitive de 1556. Il fut hélas par la suite l’objet d’une
machination et accusé de trahison et ne put donc pas prendre part aux négociations de
1558 avec la France qui allaient aboutir à la paix de Cateau-Cambrésis.
Les premiers avions—
L’ingénieur des constructions et constructeur aéronautique
Alfred Renard (1895-1988) est à l’origine, avec son maître Allard, du premier avion
monoplan entièrement métallique qui vola pour la première fois en 1924. Il créa aussi en
1938 un avion de combat, le R38, dans lequel il avait mis un moteur de Rolls-Royce.
Alfred Renard entra dans la résistance sous le nom d’Elisabeth et fit partie des services de
renseignements et d’action. Après la guerre, il continua à développer l’aéronautique, au
sein de la Sabena notamment.
Les Renard dans l’histoire
— Citons aussi : Bruno Renard (1781-1861), architecte de
la ville de Tournai et professeur à l’Académie de dessin qui entreprit vers 1840 la
restauration de la cathédrale de Tournai mais à laquelle il renonça à la suite de
malentendus ; son fils, l’écrivain militaire et homme politique Bruno Renard (1804-1879),
ministre de la Guerre par deux fois, de 1868 à 1870 et de 1878 à 1879, dans le cabinet
Frère-Orban, auteur de plusieurs ouvrages de