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Origine du nom de famille RIGAULT

De
2 pages
RIGAULT

A l’origine — Rigault est issu d’un ancien nom de baptême germanique Richild (de ric-,
puissant et de -hild, combat). Les porteurs du nom Rigault sont aujourd’hui près de 4 300
en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont Paris, le Val-d’Oise et la
Seine-et-Marne.
La Commune — Né à Paris, l’homme politique Raoul Rigault (1846-1871) commença sa
carrière en tant que journaliste républicain au Démocrate et à La Marseillaise. Disciple de
Blanqui, athée et anticlérical, il a encouru de nombreuses condamnations vers 1866, dont
une pour la publication de son pamphlet intitulé Le Grand Complot (1870). Commissaire
de police puis membre de comité central de la Garde nationale, il fut élu au Conseil de la
Commune. Délégué à la préfecture de police, il fit procéder à des arrestations, dont celles
du président Bonjean et de Monseigneur Darboy. En conflit avec le conseil de la
Commune, il démissionna et devint procureur de la Commune. Ayant pris les armes pour
la défense de Paris, il fut massacré par les Versaillais pendant la Semaine sanglante.
Au tableau d’honneur de la Grande Guerre — De nombreux Rigault ont combattu
durant la Première Guerre mondiale, bien souvent au péril de leur vie. Parmi eux, citons,
à titre d’exemple, A-G Rigault, chef de bataillon breveté et chef d’Etat major d’une
division d’infanterie : « S’offre journellement pour accomplir des missions périlleuses et
rend les plus grands services. D’un dévouement éclairé et à toute épreuve, ...
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R
IGAULT
A l’origine —
Rigault est issu d’un ancien nom de baptême germanique Richild (de ric-,
puissant et de -hild, combat). Les porteurs du nom Rigault sont aujourd’hui près de 4 300
en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont Paris, le Val-d’Oise et la
Seine-et-Marne.
La Commune —
Né à Paris, l’homme politique Raoul Rigault (1846-1871) commença sa
carrière en tant que journaliste républicain au Démocrate et à La Marseillaise. Disciple de
Blanqui, athée et anticlérical, il a encouru de nombreuses condamnations vers 1866, dont
une pour la publication de son pamphlet intitulé Le Grand Complot (1870). Commissaire
de police puis membre de comité central de la Garde nationale, il fut élu au Conseil de la
Commune. Délégué à la préfecture de police, il fit procéder à des arrestations, dont celles
du président Bonjean et de Monseigneur Darboy. En conflit avec le conseil de la
Commune, il démissionna et devint procureur de la Commune. Ayant pris les armes pour
la défense de Paris, il fut massacré par les Versaillais pendant la Semaine sanglante.
Au tableau d’honneur de la Grande Guerre —
De nombreux Rigault ont combattu
durant la Première Guerre mondiale, bien souvent au péril de leur vie. Parmi eux, citons,
à titre d’exemple, A-G Rigault, chef de bataillon breveté et chef d’Etat major d’une
division d’infanterie : « S’offre journellement pour accomplir des missions périlleuses et
rend les plus grands services. D’un dévouement éclairé et à toute épreuve, est toujours
prêt à tout et donne aux officiers de son Etat major le meilleur exemple. Consciencieux,
exact et précis dans son service ; doué d’une initiative que son caractère discipliné sait
rendre discrète ; donne un rendement considérable qui se fait sentir dans les multiples
détails qu’incombent au commandement en campagne. Officier doué des plus brillantes
et des plus solides qualités militaires. Après avoir rendu les meilleurs services comme chef
d’Etat major de la 42ème division, a pris le commandement d’un bataillon du 162ème
régiment d’infanterie. Tué à la tête de son bataillon, le 25 septembre 1915, alors qu’il
l’entraînait avec la plus brillante bravoure à l’attaque des tranchées ennemies ».
N’oublions pas non plus l’adjudant au 205ème d’infanterie N. Rigault, qui mérita cette
citation : « Courage et sang-froid admirables au combat ; blessé grièvement à la jambe,
n’a quitté son commandement que sur l’ordre de son commandant de compagnie ».
Monsieur le ministre —
Né à Rochefort en 1807 et mort à Barcelone en 1873, Charles
Rigault de Genouilly intégra Polytechnique, avant de devenir officier de marine. Nommé
contre-amiral en 1854, vice-amiral en 1858 et amiral en 1864, il participa à des opérations
en Crimée, en mer de Chine et commanda l’escadre de Méditerranée entre 1863 et 1867.
Sénateur à partir de 1860, il fut appelé au ministère en 1867 et resta au gouvernement
jusqu’à la chute de l’Empire. Lors de la formation du ministère Ollivier, ce dernier aurait
voulu le remplacer par Jurien de La Gravière, mais l’empereur refusa de se séparer de
lui. En 1870, il fut même le seul ministre du cabinet précédent à rester en poste. Il était
ministre de la Marine et des Colonies entre 1867 et 1870.
Les Rigault dans l’histoire —
Parmi les porteurs notables du patronyme Rigault,
mentionnons aussi : le peintre verrier N. Rigault, actif à Mons entre 1405 et 1411 ;
Dieudonné Gilles Rigault, maire de Saint-Cyr-sous-Dourdan (Essonne) de 1793 à 1795 ;
Ambroise Rigault, maire de Veneux-les-Sablons (Seine-et-Marne) de 1795 à 1796 et en
1797 ; Jean-Louis Rigault, maire de Veneux-les-Sablons (Seine-et-Marne) en 1845 ;
l’artiste peintre Félix Alexandre Rigault, né à Nantes, qui étudia sous la direction de Potel
et exposa à Angers en 1886 ; N. Rigault, maire de Cossé-en-Champagne (Mayenne) de
1892 à 1896 ; Bernard Rigault, élu maire de Moussy-le-Neuf (Seine-et-Marne) en 2001 ;
Pierre Rigault, élu maire de Sammeron (Seine-et-Marne) en 2001 ;