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Origine du nom de famille ROQUES

De
2 pages
ROQUES

A l’origine — Un certain nombre de patronymes se sont formés à partir de noms de
lieux ; c’est le cas de Roques, forme méridionale de roche, attribué à des personnes
vivant près de rochers ou d’un château fort situé sur un éperon rocheux. Les Roques sont
près de 11 000 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont
l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Gard.
Une carrière coloniale — Pierre Roques (1856-1920), ancien élève de Polytechnique,
participa à la construction de routes et lignes de chemin de fer dans le sud-oranais
algérien après 1880. Il poursuivit inlassablement ses travaux de construction dans
plusieurs colonies françaises (Dahomey, Madagascar) avant d’être nommé ministre de la
Guerre du 16 mars au 12 décembre 1916. Il eut pour mission de préserver l’autonomie
d’action des militaires face aux pressions politiques et d’améliorer le sort des soldats au
front. Il a été enterré aux Invalides.
Le maître d’Ingres — Paul-Joseph Roques (1754-1847) fit ses études à l’Ecole des
beaux-arts de Toulouse, sa ville natale. Un de ses tableaux, L’Idylle d’Amyntas, remporta
le Grand Prix. Après un séjour en Italie où il rencontra Vien et Louis David, il devint
membre de l’Académie de peinture de Toulouse où Ingres fut l’un de ses nombreux
élèves. Il dirigea également une école de dessin à Montpellier.
Théologiens de père en fils — Pierre Roques (1685-1748) était réputé pour ses talents
de prédicateur. Pasteur de l’Eglise française à Bâle en 1710, ...
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R
OQUES
A l’origine —
Un certain nombre de patronymes se sont formés à partir de noms de
lieux ; c’est le cas de Roques, forme méridionale de roche, attribué à des personnes
vivant près de rochers ou d’un château fort situé sur un éperon rocheux. Les Roques sont
près de 11 000 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont
l’Hérault, les Pyrénées-Orientales et le Gard.
Une carrière coloniale —
Pierre Roques (1856-1920), ancien élève de Polytechnique,
participa à la construction de routes et lignes de chemin de fer dans le sud-oranais
algérien après 1880. Il poursuivit inlassablement ses travaux de construction dans
plusieurs colonies françaises (Dahomey, Madagascar) avant d’être nommé ministre de la
Guerre du 16 mars au 12 décembre 1916. Il eut pour mission de préserver l’autonomie
d’action des militaires face aux pressions politiques et d’améliorer le sort des soldats au
front. Il a été enterré aux Invalides.
Le maître d’Ingres —
Paul-Joseph Roques (1754-1847) fit ses études à l’Ecole des
beaux-arts de Toulouse, sa ville natale. Un de ses tableaux, L’Idylle d’Amyntas, remporta
le Grand Prix. Après un séjour en Italie où il rencontra Vien et Louis David, il devint
membre de l’Académie de peinture de Toulouse où Ingres fut l’un de ses nombreux
élèves. Il dirigea également une école de dessin à Montpellier.
Théologiens de père en fils —
Pierre Roques (1685-1748) était réputé pour ses talents
de prédicateur. Pasteur de l’Eglise française à Bâle en 1710, il écrivit de nombreux
ouvrages. Son fils Jean-Christophe Roques, également pasteur, servait l’Eglise française à
Frederichsdorf et fut chapelain du landgrave de Frédéric-Louis. Un de ses frères Jacques,
mort en 1805, servit les églises d’Allemagne, dont Celle et Hameln.
Pris entre deux feux
— Pendant la Commune de Paris, Jean Roques se trouvait être le
maire de Puteaux, commune occupant une position inconfortable entre Versailles et Paris.
Né en 1824 à Sainte-Colombe en Gironde, il travaillait à la Bourse et s’était manifesté lors
de la campagne du plébiscite de 1870. Maire en janvier 1871, il se consacra au
ravitaillement de la population et affirma sa neutralité, se plaignant de l’abandon de
l’Etat, qui le laissait seul dans une situation de guerre civile. Il demanda à la Commune
que le bombardement épargnât sa ville mais déclara tout de même que “ le petit Thiers
est la plus grande canaille que la terre ait portée ” et ne reconnut pas le gouvernement.
Arrêté, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité malgré les nombreux
témoignages favorables des habitants de Puteaux. On l’accusait d’être anti-versaillais,
anticlérical et artisan de la victoire communaliste à Puteaux. Déporté en Nouvelle-
Calédonie et employé aux écritures, il fut détenu dans des conditions très dures :
bâillonné dans une fosse sous terre. Il demanda la révision de son procès en 1875, mais
ne fut libéré qu’en 1879.
Les Roques dans l’histoire —
Citons encore : Antoine Roques, né en 1847 au Verdier
(Tarn), conducteur de machines à Paris, plusieurs fois condamné pour outrages et coups
et blessures, condamné à cinq ans de détention pour sa participation à la Commune de
Paris ; le député de l’Aveyron Gaston Roques (1862-1938), avocat et agriculteur ; Evelyne
Roques-Boizel, née en 1949, présidente de Champagne Boizel ; Maurice Roques, né en
1911, doyen de faculté, auteur d’ouvrages de géologie, et Bernard-Pierre Roques, né en
1935, pharmacien, qui a mis au point le Thiorphau, premier inhibiteur de l’enzyme de
dégradation des enképhalines ; le rugbyman Alfred Roques ; Fernand Roques, né en
1889 à Plaisance (Aveyron), médecin chef de la Résistance de la zone sud du Cher,
conseiller municipal de Saint-Amand en 1945, député UNR du Cher de 1958 à 1967 ; etc.
Autres noms de même signification :
Rocquet (570, Nord), Roqueblave (100,
Hérault), Roquebrun (120, Var), Roquefort (790, Aude), Roquejeoffre (20, Gironde),
Roquel (110, Meurthe-et-Moselle), Roquelaure (440, Pyrénées-Orientales), Roquelet (80,