//img.uscri.be/pth/562c7eb2cc25531342e96be0e9a0d73683e2948e
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille ROUSSELET

De
2 pages
ROUSSELET

A l’origine — Rousselet a tout simplement désigné des personnes aux cheveux roux.
Aujourd’hui en France, il existe environ 5 900 porteurs du nom Rousselet.
Le destin tragique de l’artiste — L’illustre graveur Gilles Rousselet (1610-1686),
membre de l’Académie royale de peinture (1663), était considéré comme le plus grand
graveur du royaume. Il réalisa plus de cent pièces différentes et reçut la responsabilité de
reproduire les principaux tableaux du cabinet du roi. Mais des années de travail
altérèrent sa vue. Atteint de cécité, il dut abandonner son art. Son fils aîné Jean
Rousselet (1660-1693) était aussi un sculpteur renommé dont le musée du Louvre
conserve une œuvre intitulée La poésie et la musique. Le deuxième fils de Gilles
Rousselet, Charles Rousselet, fit quant à lui carrière dans la peinture.
“Edouard m’a tuer” — André Rousselet connut un parcours jalonné de succès, stoppé
par son départ de la présidence de Canal + dont il rendit responsable le Premier ministre
de l’époque, Edouard Balladur. Né à Nancy en 1922, André Rousselet devint sous préfet
de Condom en 1946, de Pointe-à-Pitre en 1948 et d’Issoudun en 1953. Collaborateur de
différents ministères dans les années 1950, il demanda sa mise en disponibilité en 1958
pour se lancer dans les affaires. Pdg de la Société nouvelle des autoplaces G7 entre 1962
et 1967 (devenu groupe G7 en 1972), il devint député de la FGDS en 1967. Il était l’ami
personnel du président Mitterrand, qui le nomma directeur de ...
Voir plus Voir moins
R
OUSSELET
A l’origine —
Rousselet a tout simplement désigné des personnes aux cheveux roux.
Aujourd’hui en France, il existe environ 5 900 porteurs du nom Rousselet.
Le destin tragique de l’artiste —
L’illustre graveur Gilles Rousselet (1610-1686),
membre de l’Académie royale de peinture (1663), était considéré comme le plus grand
graveur du royaume. Il réalisa plus de cent pièces différentes et reçut la responsabilité de
reproduire les principaux tableaux du cabinet du roi. Mais des années de travail
altérèrent sa vue. Atteint de cécité, il dut abandonner son art. Son fils aîné Jean
Rousselet (1660-1693) était aussi un sculpteur renommé dont le musée du Louvre
conserve une œuvre intitulée La poésie et la musique. Le deuxième fils de Gilles
Rousselet, Charles Rousselet, fit quant à lui carrière dans la peinture.
“Edouard m’a tuer” —
André Rousselet connut un parcours jalonné de succès, stoppé
par son départ de la présidence de Canal + dont il rendit responsable le Premier ministre
de l’époque, Edouard Balladur. Né à Nancy en 1922, André Rousselet devint sous préfet
de Condom en 1946, de Pointe-à-Pitre en 1948 et d’Issoudun en 1953. Collaborateur de
différents ministères dans les années 1950, il demanda sa mise en disponibilité en 1958
pour se lancer dans les affaires. Pdg de la Société nouvelle des autoplaces G7 entre 1962
et 1967 (devenu groupe G7 en 1972), il devint député de la FGDS en 1967. Il était l’ami
personnel du président Mitterrand, qui le nomma directeur de son cabinet en 1981. En
1982, il prit la présidence du groupe Havas qu’il dirigea jusqu’en 1986 dont il resta
administrateur jusqu’en 1994. Il fonda en 1984 la chaîne à péage Canal +, qui, après un
démarrage difficile, devint l’un des plus grands succès audiovisuels de la décennie. En
1994, poussé à la démission de la chaîne par les actionnaires, il accusa le premier
ministre Edouard Balladur d’avoir organisé cette éviction et déclara le 17 février :
“Edouard m’a tuer”, en référence à l’inscription accusatrice de l’affaire Omar Raddad.
André Rousselet s’est lancé avec plus ou moins de bonheur dans la presse écrite en
fondant la Sodepresse qui éditait les journaux Infomatin et Télévision, aujourd’hui
disparus.
Un illustre marin —
François-Louis Rousselet, marquis de Chateaurenaut, fut l’un des
grands marins de la Royale du règne de Louis XIV. Né dans le Dauphiné en 1637,
Rousselet servit sous les ordres de Turenne. Il passa dans la marine royale et devint
enseigne en 1661, capitaine de vaisseau en 1672. Il remporta un nombre considérable de
victoires ; contre les maures et les corsaires en Méditerranée et contre les Hollandais en
1673. Ce dernier succès lui valut le poste de chef d’escadre. Nommé lieutenant général
en 1689, il reçut le commandement de la flotte de Brest, forte de trente-deux navires. Il
participa à la campagne d’Irlande où il vainquit une flotte anglaise. Commandant d’une
escadre en 1694, il prit part à la guerre de Succession d’Espagne durant laquelle il
combattit pour Philippe IV (1694). Il défendit notamment Vigo devant l’assaut de
l’imposante flotte britannique. Submergé, Rousselet préféra saborder ses navires (1702).
Louis XIV l’éleva au rang de maréchal de France en 1704. Il s’éteignit en 1716.
Les Rousselet dans l’histoire —
Citons aussi : le théologien Claude Rousselet, né à
Pesmes en Franche-Comté en 1725 et mort en 1807, surnommé le père Pacifique,
professeur de théologie dans différents établissements de l’ordre des Augustins, auteur
d’une Histoire et description de l’église royale de Brou (1767) ; le docteur vétérinaire
Pierre Rousselet Blanc, né en 1938, grand spécialiste des animaux domestiques,
consultant pour la télévision et la presse écrite, animateur d’émissions animalières, auteur
du Larousse des animaux familiers (1972-1975), Le Chat (1982) et Le Chien (1991) ; etc.
Autres noms de même signification :
Rousse (3 600, Hautes-Pyrénées), Rousselat
(110, Yonne), Rousselle (4 700, Nord), Rousselon (310, région parisienne), Rousselot
(6 200, Loire-Atlantique), Rousset (17 400, Rhône), Roux