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Origine du nom de famille SAINT-MARTIN

De
2 pages
SAINT-MARTIN

A l’origine — Saint-Martin est d’abord un nom de lieu, donné par extension comme
patronyme aux familles qui y vivaient ou qui en étaient originaires. Les porteurs du nom
sont environ 5 000 sous la forme orthographique Saint-Martin et un peu plus de 2 000
sous la variante Saint Martin. Leurs premiers départements d’implantation sont le Gers et
la Seine-Maritime.
Le philosophe inconnu — Louis-Claude de Saint-Martin, né en 1743, embrassa la
carrière des armes en 1765. Cependant, sa véritable passion était la philosophie et
l’ésotérisme. Initié par le mage Martinez Pasqualis, il intégra la secte des martinistes, dont
les membres se transmettaient un enseignement présumé secret de bible. Après la mort
de Martinez, Saint-Martin publia son premier ouvrage, Des Erreurs de la vérité, dans
lequel il défendait les thèses marianistes et critiquait l’athéisme de la philosophie des
Lumières. En 1778, les martinistes s’allièrent à des sociétés secrètes maçonniques : les
Grands Profes et les Philalèthes. Philanthrope spiritualiste, Saint-Martin découvrit les
œuvres du penseur illuminé allemand Jacob Boehme et partit sur les traces de ce
nouveau maître en Angleterre, en Allemagne et en Italie. A son retour, il accepta, comme
une punition de la Providence, les bouleversements de la Révolution dont il dénonçait les
excès et le matérialisme. Menant dès lors une vie d’ermite intellectuel, surnommé le
Philosophe inconnu, il devint l’une des figures du courant mystique et ...
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S
AINT-MARTIN
A l’origine —
Saint-Martin est d’abord un nom de lieu, donné par extension comme
patronyme aux familles qui y vivaient ou qui en étaient originaires. Les porteurs du nom
sont environ 5 000 sous la forme orthographique Saint-Martin et un peu plus de 2 000
sous la variante Saint Martin. Leurs premiers départements d’implantation sont le Gers et
la Seine-Maritime.
Le philosophe inconnu
— Louis-Claude de Saint-Martin, né en 1743, embrassa la
carrière des armes en 1765. Cependant, sa véritable passion était la philosophie et
l’ésotérisme. Initié par le mage Martinez Pasqualis, il intégra la secte des martinistes, dont
les membres se transmettaient un enseignement présumé secret de bible. Après la mort
de Martinez, Saint-Martin publia son premier ouvrage, Des Erreurs de la vérité, dans
lequel il défendait les thèses marianistes et critiquait l’athéisme de la philosophie des
Lumières. En 1778, les martinistes s’allièrent à des sociétés secrètes maçonniques : les
Grands Profes et les Philalèthes. Philanthrope spiritualiste, Saint-Martin découvrit les
œuvres du penseur illuminé allemand Jacob Boehme et partit sur les traces de ce
nouveau maître en Angleterre, en Allemagne et en Italie. A son retour, il accepta, comme
une punition de la Providence, les bouleversements de la Révolution dont il dénonçait les
excès et le matérialisme. Menant dès lors une vie d’ermite intellectuel, surnommé le
Philosophe inconnu, il devint l’une des figures du courant mystique et théosophique qui
hésitait entre les Lumières et la foi. Il s’éteignit en 1803. Il avait publié, entre autres, un
Tableau Naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’homme et l’univers (1782),
L’Homme de désir (1790), Ecce Homo (1792), Le Nouvel Homme (1792)…
A l’assemblée —
Le patronyme semble particulièrement prédisposé aux joutes
politiques ! Jacques-Louis Saint-Martin (1749-1828), général de brigade dans la Grande
armée, devint député d’Indre-et-Loire au Corps législatif (1813-1815). Charles Vaissière
de Saint-Martin-Valogne, né dans l’Aveyron en 1750 et mort en 1807, fut tour à tour
membre de la Convention (1792) et du conseil des Cinq-Cents (1795). Le comte Jean-
François Saint-Martin-Lamotte (1762-1812), membre du gouvernement provisoire du
Piémont (1802) appartenait au Sénat conservateur (1803) puis au Sénat impérial. Etienne
Vaissière de Saint-Martin-Valogne était député de l’Indre (1876-1906). Louis Obissier
Saint-Martin, né en Gironde en 1833 et mort en 1911, représenta son département natal
en tant que député (1884-1897) puis que sénateur (1897-1911). Jean-Baptiste Saint-
Martin (1840-1926) fut député durant 33 années d’affilée, représentant le Vaucluse
(1877-1889), la Seine (1889-1893) et à nouveau le Vaucluse (1906-1910). Morochco
Harriagues Saint-Martin, né à Hasparren en 1849 et mort en 1905, siégea comme
représentant des Basses-Pyrénées à la Chambre des députés de 1893 à 1905. Jean-Marie
Saint-Martin, né en 1871 à Mérignac et mort en 1928, devint sénateur de la Haute-
Garonne en 1924, fonction qu’il occupa durant quatre ans. Enfin, Paul Saint-Martin, né à
Simorre dans le Gers, fut élu député de son département natal en 1936.
Un sacrée cravache d’or !
— Yves Saint-Martin, né à Agen en 1941, est l’un des plus
grands jockeys français du XXème siècle. Entre 1958 et 1990, il a accumulé 3 314
victoires ! Il a remporté de prestigieuses courses dont le Washington D.C. International
(1962), le prix de Diane (1962, 1972, 1973, 1976 et 1977), le derby d’Epsom (1963), le
prix du Jockey Club (1965, 1966, 1968, 1970, 1978, 1979, 1984, 1985 et 1987), le grand
prix de Paris et le prix de l’arc de triomphe qu’il a gagné à quatre reprises. Il a reçu à
quinze reprises le plus célèbre trophée récompensant un jockey, la fameuse cravache
d’or !
Les Saint-Martin dans l’histoire
— Citons aussi : Jean-Didier de Saint-Martin (1743-
1801), évêque titulaire de Caradra (1782), adjudicateur de Seu-Tchoan (1782) et vicaire
apostolique de Seu-Tchoan (1792) ; l’orientaliste Antoine-Jean Saint-Martin, né en 1791,
auteur de Mémoires sur l’Arménie (1819), Elégie sur la Prise d’Edesse par les musulmans
(1828), Histoire du