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Origine du nom de famille SERVAIS

De
2 pages
SERVAIS

A l’origine— Servais est un ancien nom de baptême qui signifie protégé, préservé (du
mal). La France compte aujourd’hui près de 3 150 Servais en France. On les trouve
principalement concentrés dans le Nord, Paris et la Meurthe-et-Moselle. On recense
actuellement près de 4 300 porteurs du nom en Belgique.
Un saint évêque — Selon la légende, Servais serait né aux confins de l’Arménie et de la
Perse d’une famille juive apparentée à sainte Anne, la mère de la Vierge. Devenu évêque
de Tongres, en Belgique, siège qu’il fut le premier à occuper, il joua un rôle primordial
dans trois conciles, ceux de Cologne (346), Sardique (347) et Rimini (359), où furent
précisés d’importants points du dogme. Les nombreux miracles qui se produisirent le jour
de ses obsèques rendirent le culte de Servais populaire dans toute la Gaule ; ce culte est
encore vivant à Cologne, Liège et Ruremonde. Saint Servais est fêté le 13 mai.
Violoncelliste du roi— Le célèbre violoncelliste et compositeur Franz Servais (1807-
1866) avait été l’élève de Platel à l’Ecole de musique de Bruxelles et fit partie de
l’orchestre de la Monnaie. Il partit à Paris puis en Angleterre, en Hollande, en Allemagne,
en Bohême, en Autriche, en Russie et en Pologne et connut à chaque fois un très grand
succès. Il accepta néanmoins en 1848 la fonction de professeur de violoncelle au
conservatoire de Bruxelles et fut rapidement nommé violoncelliste solo du roi. Il laissa
trois concertos, seize fantaisies et des duos avec ...
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S
ERVAIS
A l’origine—
Servais est un ancien nom de baptême qui signifie protégé, préservé (du
mal). La France compte aujourd’hui près de 3 150 Servais en France. On les trouve
principalement concentrés dans le Nord, Paris et la Meurthe-et-Moselle. On recense
actuellement près de 4 300 porteurs du nom en Belgique.
Un saint évêque —
Selon la légende, Servais serait né aux confins de l’Arménie et de la
Perse d’une famille juive apparentée à sainte Anne, la mère de la Vierge. Devenu évêque
de Tongres, en Belgique, siège qu’il fut le premier à occuper, il joua un rôle primordial
dans trois conciles, ceux de Cologne (346), Sardique (347) et Rimini (359), où furent
précisés d’importants points du dogme. Les nombreux miracles qui se produisirent le jour
de ses obsèques rendirent le culte de Servais populaire dans toute la Gaule ; ce culte est
encore vivant à Cologne, Liège et Ruremonde. Saint Servais est fêté le 13 mai.
Violoncelliste du roi—
Le célèbre violoncelliste et compositeur Franz Servais (1807-
1866) avait été l’élève de Platel à l’Ecole de musique de Bruxelles et fit partie de
l’orchestre de la Monnaie. Il partit à Paris puis en Angleterre, en Hollande, en Allemagne,
en Bohême, en Autriche, en Russie et en Pologne et connut à chaque fois un très grand
succès. Il accepta néanmoins en 1848 la fonction de professeur de violoncelle au
conservatoire de Bruxelles et fut rapidement nommé violoncelliste solo du roi. Il laissa
trois concertos, seize fantaisies et des duos avec violon et piano. Son fils, le compositeur
et chef d’orchestre François-Mathieu Servais, dit Franz, est né à Saint-Pétersbourg en
1846. Il fut l’élève, entre autres, de Liszt à Weimar. Sa cantate intitulée La Mort du Tasse
lui valut le prix de Rome de 1872. Il est mort en 1901
Encore du violoncelle !—
Le violoncelliste et compositeur Adrien-François (1807-1866)
est le fils d’un cordonnier mélomane qui jouait du violon à l’église et dans les guinguettes.
Ce cordonnier musicien avait appris les rudiments de cet instrument grâce à la protection
du marquis de Sayve puis par l’enseignement de Van de Plancken, premier violon de la
Monnaie. Quant à son fils, c’est lorsqu’il entendit jouer un célèbre violoncelliste qu’il
décida alors de devenir violoncelliste. Fils d’Adrien-François, Joseph Servais (1850-1885)
suivit les cours de son père au conservatoire de Bruxelles et devint lauréat de cette
classe. En 1869 il fut attaché à la chapelle grand-ducale de Weimar. En 1872 enfin, il
devint professeur de violoncelle au conservatoire de Bruxelles.
De Magritte à Osaka
— Maximilien-Gustave-Raphaël Servais, dit Max Servais (1904-
1990) se destinait initialement à la marine marchande, mais quitta cette voie pour raisons
de santé. Il entra en 1924 au Crédit communal de Belgique où il rencontra le poète Paul
Nougé, ami de Magritte. Il adhéra au surréalisme, protesta contre les poursuites
judiciaires qu’encourait Louis Aragon pour son poème Front Rouge et se tourna vers le
collage. Après la guerre, il s’opposa au retour de Léopold III et orienta le Crédit
communal vers le mécénat et les activités culturelles. En même temps peintre et
illustrateur, il devint, en 1970, conservateur du pavillon belge de l’Exposition universelle
d’Osaka.
Une victime de la Terreur —
Hermes Servais, manufacturier de poêles, notable de la
commune de Sedan, fut condamné à mort le 15 prairial an II, par le tribunal
révolutionnaire de Paris, comme "complice des conspirations et complots formés avec le
tyran Capet, ses agents, notamment Lafayette, en prenant et publiant de concert avec lui
des arrêtés et proclamations tendant à protéger sa trahison, et en retenant comme
otages des représentants du peuple délégués par le corps législatif". Il avait soixante-six
ans lorsqu’il monta sur l’échafaud.
Les Servais dans l’histoire—
Citons encore : le médecin François-Xavier-Joseph
Servais (1797-1878), renommé à Bruxelles comme praticien, auteur d’ouvrages sur
l’hygiène ; le peintre de fleurs Joseph Servais, qui exposa au Salon en 1831 et 1839 ; le