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Origine du nom de famille STEIN

De
2 pages
STEIN

A l’origine — En langue allemande, le mot Stein signifie pierre. Comme patronyme, il a
pu désigner la famille qui vivait dans un endroit pierreux, ou bien surnommer un tailleur
de pierres, un maçon. Il y a aujourd’hui en France près de 3 300 Stein, surtout en
Alsace-Lorraine et à Paris.
Des mesures révolutionnaires — L’homme politique prussien Karl Stein, né en 1757,
entra au service de la Prusse en 1780 et devint directeur des mines et des usines de
Wesphalie en 1784. Adepte du despotisme éclairé, il prit en 1804 le portefeuille du
commerce, de l’industrie et des douanes. Excellent administrateur, il désirait abattre les
barrières douanières entre les provinces prussiennes. Renvoyé en janvier 1807 par
Frédéric-Guillaume III, il fut rappelé en juillet après le traité de Tilsit qui démembrait la
Prusse. Stein demanda au roi d’adopter certaines réformes : l’édit du 9 octobre abolissait
les castes et le servage ; les roturiers avaient le droit d’acheter des terres ; les nobles
pouvaient travailler à l’industrie et au commerce sans déroger. Ces mesures inquiétèrent
Napoléon qui obtint la démission de Stein en novembre 1808. De Nassau, il publia un
mémoire où il exposait ses vues libérales et l’utilité d’introduire le régime parlementaire.
Réfugié en Autriche en 1812, il fut appelé par le tsar Alexandre. En février 1813, il décida
Frédéric-Guillaume III à signer à Kalisz un traité d’alliance avec la Russie. Il abandonna la
politique après le congrès de Vienne et ...
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S
TEIN
A l’origine
— En langue allemande, le mot Stein signifie pierre. Comme patronyme, il a
pu désigner la famille qui vivait dans un endroit pierreux, ou bien surnommer un tailleur
de pierres, un maçon. Il y a aujourd’hui en France près de 3 300 Stein, surtout en
Alsace-Lorraine et à Paris.
Des mesures révolutionnaires
— L’homme politique prussien Karl Stein, né en 1757,
entra au service de la Prusse en 1780 et devint directeur des mines et des usines de
Wesphalie en 1784. Adepte du despotisme éclairé, il prit en 1804 le portefeuille du
commerce, de l’industrie et des douanes. Excellent administrateur, il désirait abattre les
barrières douanières entre les provinces prussiennes. Renvoyé en janvier 1807 par
Frédéric-Guillaume III, il fut rappelé en juillet après le traité de Tilsit qui démembrait la
Prusse. Stein demanda au roi d’adopter certaines réformes : l’édit du 9 octobre abolissait
les castes et le servage ; les roturiers avaient le droit d’acheter des terres ; les nobles
pouvaient travailler à l’industrie et au commerce sans déroger. Ces mesures inquiétèrent
Napoléon qui obtint la démission de Stein en novembre 1808. De Nassau, il publia un
mémoire où il exposait ses vues libérales et l’utilité d’introduire le régime parlementaire.
Réfugié en Autriche en 1812, il fut appelé par le tsar Alexandre. En février 1813, il décida
Frédéric-Guillaume III à signer à Kalisz un traité d’alliance avec la Russie. Il abandonna la
politique après le congrès de Vienne et l’échec de l’unité allemande. Il fonda en 1819 la
Société d’histoire de l’Allemagne qui publia la collection des Monuments Germaniae
Historica. Il mourut en 1831.
Un professeur royal
— Professeur à Leipzig, Chrétien Stein (1771-1830) fit des études à
l’école de Saint-Thomas puis à l’université de Leipzig où il suivit des cours de théologie de
1788 à 1790. Appelé au séminaire et nommé en 1797 instituteur au collège des Frères-
Gris de Berlin, il obtint en 1802 le titre de professeur royal. Il eut ensuite la chaire de
statistique et d’histoire, de géographie et de statique.
Passionnée par les autres
— Femme de lettres d’origine américaine, Gertrude Stein
naquit en 1874. Après avoir passée son adolescence en Amérique, elle vint à Paris dès
1903. Elle séjournait encore en France durant l’occupation nazie, bien qu’elle fut d’origine
juive. Elle avait une “soif des autres”, et son domicile devint le pôle d’attraction de toute
une génération d’écrivains qu’elle qualifia de lost génération. Passionné par les
recherches de Picasso et de Matisse, elle publia plusieurs livres de souvenirs, comme Trois
vies (1909) ou Les guerres que j’ai vues (1945). Son style a été qualifié de “Cubisme
littéraire”. Elle donna des conférences sur la composition littéraire dans diverses
universités anglaises et américaines. Elle est morte en 1946 à Paris.
Du judaisme au catholicisme
— La philosophe allemande Edith Stein naquit en 1891.
A l’âge de quatorze ans, elle interrompit ses études pour un an. Elle perdit la foi de ses
ancêtres et devint athée. Elle obtint brillamment à dix-neuf ans son bac et s’inscrivit à
l’université de Breslau. Par la lecture, elle découvrit le philosophe Edmund Husserl, étudia
ses cours et devint sa principale collaboratrice. Après un séjour au front comme infirmière
pendant la Première Guerre mondiale, elle suivit Husserl à Fribourg et obtint en 1916 son
doctorat en philosophie. Juive, elle se convertit au catholicisme et se fit baptiser en 1922.
Elle consacra onze années à l’enseignement, à l’écriture et à la prière. Elle enseigna à
l’école des dominicaines de Sainte-Madeleine à Spire. Elle y vécut comme une moniale
laïque, avec vœux privés d’obéissance, de pauvreté et de chasteté. En 1933, elle entra au
carmel de Cologne et se réfugia en 1938 dans les Pays-Bas. Arrêtée, elle fut déportée à
Auschwitz en 1942 et y mourut la même année. Elle fut béatifiée par Jean-Paul II en
1987.
Les Stein dans l’histoire
— Citons aussi : le médecin George Stein (1737-1803),
professeur de médecine, de chirurgie et d’accouchement au collège Carolinum de Cassel
puis à l’université de Marburg, à l’origine de plusieurs ouvrages