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Origine du nom de famille TAILLANDIER

De
2 pages
TAILLANDIER

A l’origine — Un taillandier était un artisan qui confectionnait les lames des outils
tranchants comme les houes et les bêches, eux-mêmes appelés taillants. Par extension, le
mot taillandier pouvait aussi désigner un tailleur d’habits. On recense actuellement plus
de 5 500 T aillandier en France. Leurs trois premiers départements d’implantation, assez
éloignés les uns des autres, sont le Puy-de-Dôme, Paris et le Loiret.
L’aventure en soutane — Jean-Baptiste T aillandier, appartenant à la Compagnie de
Jésus, s’embarqua à Saint-Malo en 1707 pour ce qui devait être le premier de ses
nombreux voyages. Essentiellement présent au Mexique, aux Philippines et à Pondichery
en Inde, il s’efforça d’évangéliser les populations locales. Charles T aillandier quant à lui,
était un bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Son aventure à lui fut intellectuelle
puisqu’il passa une grande partie de sa vie à explorer le patrimoine français. Il écrivit
ainsi un Projet d’une histoire générale de Champagne et de Brie et aida à la publication
de plusieurs livres sur la Bretagne en particulier le Dictionnaire de la langue bretonne de
Dom Pelletier. Il mourut en 1786.
Contre la révolution — T aillandier était avocat à Paris et farouche opposant à la
Révolution ce qui lui valut un long séjour en prison durant la Terreur. Grâce à
l’intercession de certains de ses collègues, il fut finalement libéré et devint sous l’Empire
avocat au tribunal d’appel à la cour impériale. En 1815, on ...
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T
AILLANDIER
A l’origine
— Un taillandier était un artisan qui confectionnait les lames des outils
tranchants comme les houes et les bêches, eux-mêmes appelés taillants. Par extension, le
mot taillandier pouvait aussi désigner un tailleur d’habits. On recense actuellement plus
de 5 500 Taillandier en France. Leurs trois premiers départements d’implantation, assez
éloignés les uns des autres, sont le Puy-de-Dôme, Paris et le Loiret.
L’aventure en soutane
— Jean-Baptiste Taillandier, appartenant à la Compagnie de
Jésus, s’embarqua à Saint-Malo en 1707 pour ce qui devait être le premier de ses
nombreux voyages. Essentiellement présent au Mexique, aux Philippines et à Pondichery
en Inde, il s’efforça d’évangéliser les populations locales. Charles Taillandier quant à lui,
était un bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Son aventure à lui fut intellectuelle
puisqu’il passa une grande partie de sa vie à explorer le patrimoine français. Il écrivit
ainsi un Projet d’une histoire générale de Champagne et de Brie et aida à la publication
de plusieurs livres sur la Bretagne en particulier le Dictionnaire de la langue bretonne de
Dom Pelletier. Il mourut en 1786.
Contre la révolution —
Taillandier était avocat à Paris et farouche opposant à la
Révolution ce qui lui valut un long séjour en prison durant la Terreur. Grâce à
l’intercession de certains de ses collègues, il fut finalement libéré et devint sous l’Empire
avocat au tribunal d’appel à la cour impériale. En 1815, on le retrouva président du
tribunal civil de Sens. Il mourut en 1832. Il laissa des Lettres à mon fils, écrites en 1820,
qui constituent une tentative d’explication de la Révolution et en réalité un vigoureux
pamphlet contre-révolutionnaire.
Des bibliothèques municipales
— Sous le règne de Louis-Philippe et durant les
premiers temps de la Deuxième République, le regain d’intérêt en faveur de
l’organisation des bibliothèques publiques ne se démentit pas car on se mit à les
considérer comme partie intégrante de l’éducation des citoyens. En 1848, on s’achemina
peu à peu vers la création de bibliothèques municipales et c’est dans ce but que travailla
le comité d’organisation des bibliothèques présidé en 1848 par Alphonse-Honoré
Taillandier. Né à Paris en 1797, il était avocat et journaliste notamment au Lycée, à la
Thémis et à la Revue encyclopédique. Parallèlement à sa carrière de magistrat, il mena
des combats politiques en tant que député, en particulier pour la réorganisation de
l’enseignement primaire. Il écrivit quelques ouvrages de droit. Il mourut en 1807.
Des familiers de l’Académie française
— René-Gaspard Taillandier surnommé Saint-
René fut un brillant étudiant (il obtint le prix d’honneur de philosophie au Concours
général en 1836) avant de devenir professeur de littérature à la faculté de Strasbourg
puis à celle de Montpellier et enfin à la Sorbonne. En 1870, il devint secrétaire général du
ministère de l’Instruction publique. Auteur de nombreux romans et essais, il fut élu à
l’Académie française en 1873. François Taillandier, né en 1955 à Chamalières dans le Puy-
de-Dôme, est un écrivain reconnu. Auteur de romans, d’essais (en particulier sur Jorge
Luis Borgès et Aragon) et d’un journal, il obtint plusieurs grands prix littéraires : le prix
Roger Nimier, le prix Zola de l’Académie des gens de lettres, le prix de la critique de
l’Académie française et enfin, en 1999, le grand prix du roman de l’Académie française
pour son livre Anielka paru chez Stock.
Les Taillandier dans l’histoire
— Parmi les nombreux Taillandier connus dans
l’histoire, on peut citer encore : Claude Taillandier, né en 1757 en Indre-et-Loire, élu en
1815 comme représentant à la chambre des Cent-Jours ; Alphonse Taillandier, né en
1797 à Paris et qui, en sa qualité d’avocat et de journaliste, écrivit un grand nombre
d’ouvrages de droit et fut élu député à trois reprises dans la première moitié du XIXème
siècle ; plus proche de nous, René Taillandier, né en 1917 dans l’Ain, qui assuma la
charge de directeur de la banque Worms ; etc.