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Origine du nom de famille TALBOT

De
2 pages
TALBOT

A l’origine — En France, le patronyme T albot peut correspondre au nom d’immigrés
anglais arrivés dans le pays vers les XIVème et XVème siècles. Mais il peut aussi venir
d’un ancien nom de baptême breton, T albaud (de tal-, vallée, et de -baud, issu du
germanique bald, audacieux). On en recense environ 5 300 aujourd’hui en France. On
les trouve principalement en Seine-Maritime mais aussi dans l’Orléanais. Il est bien sûr
extrêmement répandu outre-Manche, où on le trouve aussi comme nom de lieu
(exemple : le port du pays de Galles, Port-Talbot).
L’adversaire de Jeanne d’Arc à Orléans — Jean T albot, né en 1373, était l’un des
grands chefs militaires anglais de la guerre de Cent Ans. En 1417, il fit partie de
l’expédition de 5 500 hommes débarquant sur les côtes de Normandie pour exiger de
Charles VI la restitution du royaume de France aux Anglais. Il contribua à la prise de
Domfront, de Rouen, du Mans, de Laval et de Pontorson dont il devint gouverneur.
Général en chef des troupes anglaises en 1428, il gagna Orléans mais Jeanne d’Arc l’en
chassa en 1429 et lui livra bataille à Patay : capturé avec 1 200 autres, il ne fut libéré
qu’en 1433. En 1444, il fut chargé mais sans succès de traiter la paix avec le roi de
France. En 1449, il défendit Rouen contre les Français mais fut fait prisonnier à la chute
de la ville. Libéré en 1450, il fut nommé en 1452 lieutenant de Guyenne, dont Charles VII
venait de s’emparer. Débarquant sur les côtes du Médoc, il reprit, en ...
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T
ALBOT
A l’origine —
En France, le patronyme Talbot peut correspondre au nom d’immigrés
anglais arrivés dans le pays vers les XIVème et XVème siècles. Mais il peut aussi venir
d’un ancien nom de baptême breton, Talbaud (de tal-, vallée, et de -baud, issu du
germanique bald, audacieux). On en recense environ 5 300 aujourd’hui en France. On
les trouve principalement en Seine-Maritime mais aussi dans l’Orléanais. Il est bien sûr
extrêmement répandu outre-Manche, où on le trouve aussi comme nom de lieu
(exemple : le port du pays de Galles, Port-Talbot).
L’adversaire de Jeanne d’Arc à Orléans —
Jean Talbot, né en 1373, était l’un des
grands chefs militaires anglais de la guerre de Cent Ans. En 1417, il fit partie de
l’expédition de 5 500 hommes débarquant sur les côtes de Normandie pour exiger de
Charles VI la restitution du royaume de France aux Anglais. Il contribua à la prise de
Domfront, de Rouen, du Mans, de Laval et de Pontorson dont il devint gouverneur.
Général en chef des troupes anglaises en 1428, il gagna Orléans mais Jeanne d’Arc l’en
chassa en 1429 et lui livra bataille à Patay : capturé avec 1 200 autres, il ne fut libéré
qu’en 1433. En 1444, il fut chargé mais sans succès de traiter la paix avec le roi de
France. En 1449, il défendit Rouen contre les Français mais fut fait prisonnier à la chute
de la ville. Libéré en 1450, il fut nommé en 1452 lieutenant de Guyenne, dont Charles VII
venait de s’emparer. Débarquant sur les côtes du Médoc, il reprit, en quelques semaines,
toute la Guyenne. Mais, devant Castillon, une bataille tourna mal. Le courageux vieillard,
blessé au visage, couvert de sang, courait de rang en rang pour exhorter ses troupes
lorsque son cheval blessé s’écroula sous lui. Son fils tenta de lui porter secours mais ils
furent tués dans les bras l’un de l’autre. L’armée anglaise se dispersa. Ce qui en restait se
rembarqua. La guerre de Cent Ans venait de prendre fin.
De remarquables hommes d’église —
Les Talbot d’Angleterre ont fourni à l’Eglise
plusieurs de leurs membres : Richard Talbot, archevêque de Dublin dans les années 1440
; Robert Talbot, trésorier de la cathédrale de Norwich à partir de 1547, surtout connu
pour ses collections d’antiquités et ses ouvrages sur les romains en Angleterre ; Pierre
Talbot, né en Irlande en 1620, qui étudia chez les jésuites au Portugal, professa à Rome
et à Anvers avant d’être nommé archevêque catholique de Dublin. Accusé par les Anglais
d’avoir pris part à un “complot papiste”, il fut enfermé au château de Dublin en y mourut
en 1680 ; Guillaume Talbot, né en 1659, doyen de Worcester, évêque anglican d’Oxford,
de Salisbury puis de Durham, connu pour ses violences contre les catholiques ; le
théologien Martin Talbot, prédicateur du pays de Caux au XVIème siècle, auteur
d’ouvrages de théologie dogmatique ; etc.
Il aurait pu tuer Cromwell —
Richard Talbot, né en 1691 à Limerick en Irlande, duc
de Tyrconnel, était le frère de l’archevêque catholique de Dublin Pierre Talbot (voir plus
haut). Il était l’un des spadassins les plus célèbres de son temps, présenté même en
Flandre comme l’un des hommes qu’on pouvait charger d’assassiner Cromwell. Il fit
fortune par de faux témoignages et autres procédés malhonnêtes. A partir de 1685, date
à laquelle il obtint le commandement militaire de l’Irlande, il entreprit de chasser des
emplois publics de l’île tous les protestants.
Un médecin franc-maçon à Caen —
Médecin franc-maçon, Edouard Talbot fonda en
1848 à Caen une Société de secours mutuels, interdite en 1852. En 1869, il créa un
éphémère journal d’opposition, La Tribune internationale, imprimé à Bruxelles, puis Le
franc-parleur, dont il était propriétaire et rédacteur en chef. Mais ses articles virulents lui
valurent en 1871 un an de prison et mille francs d’amendes. Son fils, dentiste et militant,
fut quelque temps rédacteur de L’Avenir du Gers à Auch.
L’un des pères de la photographie —
L’érudit William-Henry-Fox Talbot (1800-1877),
curieux d’archéologie, utilisait la chambre noire pour dessiner les monuments anciens
qu’il étudiait et chercha à fixer les images formées sur l’écran. Il y parvint en 1834, avec
un papier imprégné de sels d’argent et d’eau salée. Il reprit ses