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Origine du nom de famille TALON

De
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TALON

A l’origine — T alon ? Rien à voir avec le pied. Le nom dérive d’un ancien nom de
baptême d’origine germanique T alo (de la racine tal, vallée) ou bien rappelle la localité
d’origine de la famille. Les porteurs de ce nom sont actuellement environ 4 000 en
France. Leurs deux premiers départements d’implantation sont l’Allier et les Deux-Sèvres.
Des Talon qui tiennent le haut du pavé ! — D’origine irlandaise, Omer T alon (1510-
1562) enseigna la rhétorique au collège Le Moine et publia un Traité de rhétorique
élémentaire qui bénéficia de nombreuses rééditions. Son homonyme et petit-neveu Omer
T alon (1596-1652) succéda à son frère Jacques T alon au poste d’avocat général (1631),
charge qui lui permit de défendre la franchise du parlement face aux velléités de contrôle
de Richelieu et du roi. Il publia un Manuel de droit public ecclésiastique français. Son fils,
Denis T alon (1627-1698), hérita du poste de son père. Garant de l’indépendance de la
justice lors des poursuites contre le surintendant Fouquet et partisan de la liberté de
l’église gallicane, il se retira en 1690. Jacques T alon, leur cousin, se distingua dans la
théologie, publiant de nombreux ouvrages comme des Instructions chrétiennes tirées du
catéchisme du concile de Trente (1667). Autre membre de cette famille remarquable, le
jésuite Nicolas T alon (1605-1691), qui publia plusieurs ouvrages érudits dont L’histoire
sainte du nouveau testament (1669). Antoine-Omer T alon (1760-1811) renoua avec ...
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T
ALON
A l’origine —
Talon ? Rien à voir avec le pied. Le nom dérive d’un ancien nom de
baptême d’origine germanique Talo (de la racine tal, vallée) ou bien rappelle la localité
d’origine de la famille. Les porteurs de ce nom sont actuellement environ 4 000 en
France. Leurs deux premiers départements d’implantation sont l’Allier et les Deux-Sèvres.
Des Talon qui tiennent le haut du pavé !
— D’origine irlandaise, Omer Talon (1510-
1562) enseigna la rhétorique au collège Le Moine et publia un Traité de rhétorique
élémentaire qui bénéficia de nombreuses rééditions. Son homonyme et petit-neveu Omer
Talon (1596-1652) succéda à son frère Jacques Talon au poste d’avocat général (1631),
charge qui lui permit de défendre la franchise du parlement face aux velléités de contrôle
de Richelieu et du roi. Il publia un Manuel de droit public ecclésiastique français. Son fils,
Denis Talon (1627-1698), hérita du poste de son père. Garant de l’indépendance de la
justice lors des poursuites contre le surintendant Fouquet et partisan de la liberté de
l’église gallicane, il se retira en 1690. Jacques Talon, leur cousin, se distingua dans la
théologie, publiant de nombreux ouvrages comme des Instructions chrétiennes tirées du
catéchisme du concile de Trente (1667). Autre membre de cette famille remarquable, le
jésuite Nicolas Talon (1605-1691), qui publia plusieurs ouvrages érudits dont L’histoire
sainte du nouveau testament (1669). Antoine-Omer Talon (1760-1811) renoua avec la
tradition familiale comme avocat du roi au Châtelet (1777), conseiller aux enquêtes (1781)
et lieutenant civil (1789). Partisan du roi, il s’évertua, en tant que député suppléant, à
défendre la cause de Louis XVI. Peu après la fuite de Varennes, Talon dut se réfugier en
Amérique. Rentré sous le Directoire, il fut accusé d’entretenir des liens avec l’émigration.
Interné durant trois années, il ne joua plus aucun rôle public. Sa fille, Zoé-Victoire Talon,
épouse du comte de Cayla, était une favorite influente de Louis XVIII. Enfin, de la même
famille, le vicomte et chef de bataillon Mathieu-Denis Talon (1783-1853) participa aux
campagnes napoléoniennes, au Portugal et en Russie. Rallié à Louis XVIII, il commanda
les lanciers de la garde (1816) et devint maréchal de camp (1818). Durant les Trois
Glorieuses, il défendit le régime à la tête de ses troupes.
Les Talon sur les planches
— La vocation théâtrale de Pierre Talon (1754-1826)
s’affirma à l’âge de quinze ans. Doté d’un physique agréable, il interpréta, dans la troupe
de l’Ambigu, des bellâtres enamourés ou de jeunes abbés. Après plusieurs intermèdes au
Nicolet et une tournée dans les colonies, il revint à l’Ambigu, jouant désormais dans des
drames et des comédies. Il acquit une certaine réputation avec son rôle de Vendredi
dans la pièce Robinson Crusoé. Après des passages à Saint-Pétersbourg puis au théâtre
de l’Odéon, il prit en 1825 la direction d’un théâtre à Clermont-Ferrand. A sa mort, un an
plus tard, il menait une troupe de comédiens ambulants. Son frère Jacques Talon, né en
1757, avait débuté aussi à l’Ambigu, mais sa carrière fut brisée en 1776 par une
accusation – à tort – de vol. Leur sœur, née en 1764, tenta l’aventure de la scène, mais
sans succès.
Un héros de BD
— En 1963, le dessinateur Greg présentait pour la première fois aux
lecteurs du magazine Pilote les aventures de son nouvel héros, Achille Talon. Loin des
exploits planétaires d’un Tintin ou d’un Bob Morane, le bedonnant, bavard et pantouflard
Achille Talon, voit son quotidien rythmé par des incidents dérisoires et des initiatives
pathétiques. Le tout traité avec un humour décalé qui fait mouche. Achille Talon
(Chichille pour les intimes !) est accompagné au fil des planches par son père, Alambic
Dieudonné Corydon Talon, grand buveur de bière devant l’Eternel, et son voisin Hilarion
Lefuneste, observateur critique et désabusé des divagations d’Achille.
Chichille —
Personnage de bandes dessinées créé par Greg, Achille Talon est un
époustouflant bavard, incroyable de faconde et de verve ironique. Ses déboires avec son
détesté voisin Lefuneste, ses rendez-vous galants avec Guillemette de Virgule et les
canettes de bière de son “papa à moi” ont