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Origine du nom de famille TEXIER

De
2 pages
TEXIER

A l’origine — Le patronyme Texier désignait au départ un tisserand. Ce nom de famille
est actuellement porté par plus de 17 000 personnes en France, surtout présentes en
Haute-Vienne, dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne.
Un ami de Voltaire — Un Texier, dont on ignore le prénom, était à la fin du XVIIIème
siècle et au début du XIXème, un célèbre lecteur qui parcourait toute l’Europe. A
l’époque, un lecteur était un homme qui disait ou lisait des textes en public, dans les
salons littéraires par exemple ou les cours royales. Certains, en vertu de la qualité de leur
lecture et de celle de leur esprit, connaissaient un grand succès et étaient réclamés
partout. C’était le cas de notre Texier. Probablement né avant la Révolution, peut-être en
Allemagne, et mort en France dans la première moitié du XIXème siècle, il officia à Lyon,
puis en Angleterre, en Hollande et dans divers autres pays. Il passa plusieurs années à
Ferney, dans la résidence de Voltaire qui, dans l’une de ses lettres, évoque les longues
conversations pleines d’esprit qu’il entretient avec son ami Texier.
Un malchanceux opiniâtre — Originaire de La Ronde en Charente-Maritime, Pierre
Texier de Norbec (1717-1797) était un brillant général d’artillerie qui ne dut sa réussite
qu’à une opiniâtreté et un courage hors du commun. Nommé à Toulon en 1780, il
entreprit de tenter plusieurs expériences sur certaines pièces d’artillerie. Ses essais
tournèrent au drame. Un canon explosa et Texier, qui se trouvait ...
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T
EXIER
A l’origine
— Le patronyme Texier désignait au départ un tisserand. Ce nom de famille
est actuellement porté par plus de 17 000 personnes en France, surtout présentes en
Haute-Vienne, dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne.
Un ami de Voltaire
— Un Texier, dont on ignore le prénom, était à la fin du XVIIIème
siècle et au début du XIXème, un célèbre lecteur qui parcourait toute l’Europe. A
l’époque, un lecteur était un homme qui disait ou lisait des textes en public, dans les
salons littéraires par exemple ou les cours royales. Certains, en vertu de la qualité de leur
lecture et de celle de leur esprit, connaissaient un grand succès et étaient réclamés
partout. C’était le cas de notre Texier. Probablement né avant la Révolution, peut-être en
Allemagne, et mort en France dans la première moitié du XIXème siècle, il officia à Lyon,
puis en Angleterre, en Hollande et dans divers autres pays. Il passa plusieurs années à
Ferney, dans la résidence de Voltaire qui, dans l’une de ses lettres, évoque les longues
conversations pleines d’esprit qu’il entretient avec son ami Texier.
Un malchanceux opiniâtre —
Originaire de La Ronde en Charente-Maritime, Pierre
Texier de Norbec (1717-1797) était un brillant général d’artillerie qui ne dut sa réussite
qu’à une opiniâtreté et un courage hors du commun. Nommé à Toulon en 1780, il
entreprit de tenter plusieurs expériences sur certaines pièces d’artillerie. Ses essais
tournèrent au drame. Un canon explosa et Texier, qui se trouvait à proximité, fut
atrocement mutilé : il perdit un bras, une épaule, un œil et une partie de la machoire.
Ses amis pensaient que cet incident mettrait un terme à sa carrière, mais il s’obstina.
Quittant l’artillerie, il demanda sa mutation dans la Marine où il devint en 1786 contre-
amiral malgré ses lourds handicaps !
Les voyages en Orient
— Charles Texier est l’un des grands archéologues français. Né
à Versailles en 1802 dans un milieu proche du roi puisque son père était médecin attaché
à la maison militaire de Louis XVI, il fit ses études à l’Ecole des beaux-arts. D’abord
inspecteur des travaux publics de Paris, il présida ensuite de grandes campagnes de
fouilles, à Fréjus, à Ostie puis en Asie Mineure. C’est là, au cours des quatre voyages qu’il
effectua entre 1834 et 1839, qu’il fit ses découvertes les plus importantes. C’est lui par
exemple qui recueillit les marbres du temple de Diane Leucophryne à Magnésie du
Méandre, une ancienne colonie grecque d’Asie-Mineure. Revenu en France, il devint
professeur d’archéologie au Collège de France puis inspecteur général des bâtiments
civils en Algérie. Il publia de nombreux articles et ouvrages, en particulier le résultat de
ses recherches. On peut signaler aussi qu’il est à l’origine de l’introduction du pavot blanc
en France.
En Avant ! —
C’est le titre du premier recueil de poèmes d’Edmond Texier, né à
Rambouillet en 1816, titre prémonitoire puisque, devenu journaliste, Edmond fera ses
plus grands articles en tant que “ reporter ” de guerre au sein de l’armée française
durant la guerre d’Italie en 1859. Après avoir collaboré au Crédit et au Siècle, il devint
rédacteur en chef de L’Illustration. Jean-Clément Texier est lui aussi journaliste et de
surcroît philosophe. Né à Nantes en 1949, diplômé de l’Institut français de la presse, il
enseigne la communication à l’Institut d’études politiques de Rennes et à l’Ecole française
des attachés de presse. Il écrit pour plusieurs journaux comme Combat ou Presse
Actualité et a assumé les postes de directeur ou d’administrateur dans diverses maisons
d’édition ou sociétés de communication. Il est par exemple directeur de la publication du
mensuel européen Emois et administrateur du journal Le Point.
Une famille socialiste
— La famille Texier marqua par son activisme la cause socialiste
et communiste dans le Limousin au début du XXème siècle. Né à Ambazac dans la Haute-
Vienne, Jean Texier s’engagea d’abord aux côtés des socialistes de la SFIO. Il devint
conseiller municipal de Limoges en 1902, puis premier adjoint en 1904. Il resta au conseil
municipal jusqu’en 1925, également conseiller d’arrondissement d’Ambazac de 1910 à
1925. C’est à cette époque qu’il se