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T
HIEBAULT
A
l’origine—
Le patronyme Thiebault est issu d’un nom de personne d’origine
germanique Theobald (composé à partir des racines theod-, peuple, et -bald,
audacieux). On recense aujourd’hui près de 3 200 Thiebault en France.
Un musicien de Charles Quint —
Fils de Clément, carillonneur de l’église Saint-Julien,
Adrien Thiebault, dit Pickart (1496-1546), est natif d’Ath, en Belgique. Il étudia la
musique avec son père, fit ses humanités et devint prêtre. Il entra alors comme chantre
dans la chapelle musicale de Charles Quint et fut ensuite promu aux fonctions de maître
de chant. Suivant l’usage du temps, la faveur du souverain se traduisit par l’octroi de
diverses prébendes. En 1529, il fut reçu chanoine de la collégiale de Courtrai, où il
mourut.
Un intime de Frédéric II —
Dieudonné Thiébault (1733-1807) est né à La Roche, près
de Remiremont. Après ses études, il se fit jésuite, et professa les humanités dans
plusieurs collèges de Champagne et de Lorraine. En 1762, il entra dans le monde,
s’appliqua à la jurisprudence mais se tourna rapidement vers les lettres où il acquit une
heureuse réputation. A la demande de d’Alembert et de quelque autres, il obtint de
Frédéric II la chaire de grammaire générale dans l’école militaire de Berlin. Il plut au roi
et fut nommé membre de l’Académie. Admis dans l’intimité du monarque, il fut l’éditeur
de ce qu’il fit imprimer et le correcteur d’un grand nombre de ses ouvrages. En 1784,
Thiébault revint définitivement en France et devint sous-chef de bureau de la librairie,
garde des archives et inventaires du garde-meuble de la couronne. La Révolution
française étant survenue, il fut successivement inspecteur des rôles à Epinal, commissaire
pour la réunion du Tournaisis à la France (1793), employé à la poste aux chevaux, chef
du secrétariat au Directoire (1795) et professeur de grammaire générale à l’école centrale
de la rue Saint-Antoine (1799). En 1703, il fut nommé proviseur du lycée de Versailles, où
il mourut. Il a laissé de nombreux ouvrages, dont Mes Souvenirs de vingt ans de séjour à
Berlin, publié en 1804, en cinq volumes.
Un valeureux général —
Fils de Dieudonné (voir paragraphe précédent), Paul-Charles-
François-Adrien-Henri Dieudonné Thiébault (1769-1846) devint, à la Révolution, aide de
camp du général O’ Morand. Il fit ensuite la campagne du Rhin, prit part à la conquête
de la Hollande et de l’Italie. Par sa bravoure, il obtint le grade de général en 1800. Sous
le Consulat, il commanda les départements d’Indre-et-Loire, de l’Eure et de Seine-et-Oise.
En 1805, appelé à la Grande Armée, il combattit à Austerlitz et sortit vainqueur.
Gouverneur de Fulda (1806), il alla au Portugal et en Espagne en qualité de général de
division. Il gouverna la Biscaye, puis la Vieille Castille. Thiébault fut nommé baron en
1811. Après une disgrâce politique et diverses fonctions, il fut admis à la retraite en 1824.
Tenant de son père le goût des lettres, il était docteur de l’université de Salamanque. Il a
laissé de nombreux travaux historiques ou littéraires et a concouru à la rédaction des
Annales militaires et de l’Encyclopédie moderne.
Les
Thiebault
dans
l’histoire—
Citons encore : l’enlumineur du XVème siècle
Thiebault, membre de l’école flamande et de la guilde de Bruges en 1470 ; le sculpteur
du XVIème siècle Thiebault de Salins, auteur de travaux dans les églises et du tombeau
de Philibert de Savoie ; le conseiller d’Etat Thimothée-François Thiebault, né en 1700,
lieutenant général au bailliage de Nancy, juriste influent en Lorraine, membre de
l’académie de Nancy et auteur de La femme jalouse et Tableau des avocats (1739) ; le
peintre Pierre-Charles-François Thiebault, actif à Paris au XVIIIème siècle, membre de
l’Académie de Saint-Luc ; le père François-Martin Thiebault, curé de la paroisse de
Sainte-Croix de Metz, professeur de théologie, supérieur du séminaire de la ville, auteur
de Homélies sur les Evangiles (1761) et Homélies sur les Épîtres (1766), député aux états
généraux puis à l’Assemblée constituante, qui dut émigrer en Allemagne où il mourut en
1791 ; le littérateur François Thiébault-Sisson ; le sculpteur Alfred Thiebault qui exposa
ses œuvres au Salon entre 1875 et 1889 ; Henri-Léon Thiebault (1855-1899), peintre de
Un pour Un
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