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Origine du nom de famille VARENNE

De
2 pages
VARENNE

A l’origine — Varenne est la forme ancienne de garenne qui désigne soit une terre en
friche assez ingrate, soit au contraire un terrain sablonneux et alluvial. Le mot est issu du
pré-latin vara qui signifie eau mais dans le sens de friches situées au bord de l’eau. Les
Varenne vivaient donc à l’origine sur ce genre de terrain ou dans un hameau de ce nom.
Aujourd’hui, on recense en France près de 3 300 Varenne, surtout présents en Haute-
Loire, dans l’Allier, ainsi que dans les Deux-Sèvres.
Du bûcher… — Jacques Varenne de Fenille naquit au début du XVIIIème siècle. Greffier
aux états de Bourgogne, il fut chargé par Louis XV d’un Mémoire pour les élus généraux
des états du duché de Bourgogne qu’il publia en 1762. Mais ce mémoire qui rappelait
que “les parlementaires n’étaient pas à l’abri des faiblesses humaines”, fut aussitôt
condamné par arrêt du parlement de Bourgogne qui n’entendait pas se laisser affaiblir
par le pouvoir royal désireux d’évincer les assemblées régionales. Ce ne fut pas l’auteur
qui pâtit directement de cet arrêt mais le manuscrit lui-même qui fut brûlé en place
publique à Dijon par la main du bourreau ! Varenne pourtant bénéficiait de l’appui du roi
qui le décora de l’ordre du cordon de Saint-Michel. Jacques Varenne dut cependant subir
l’humiliation de demander grâce publiquement et à genoux devant la Cour des aides de
Paris. En 1763, il publia un deuxième livre, Registre du parlement de Dijon de tout ce qui
s’est passé pendant la Ligue qui, ...
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V
ARENNE
A l’origine
— Varenne est la forme ancienne de garenne qui désigne soit une terre en
friche assez ingrate, soit au contraire un terrain sablonneux et alluvial. Le mot est issu du
pré-latin vara qui signifie eau mais dans le sens de friches situées au bord de l’eau. Les
Varenne vivaient donc à l’origine sur ce genre de terrain ou dans un hameau de ce nom.
Aujourd’hui, on recense en France près de 3 300 Varenne, surtout présents en Haute-
Loire, dans l’Allier, ainsi que dans les Deux-Sèvres.
Du bûcher…
— Jacques Varenne de Fenille naquit au début du XVIIIème siècle. Greffier
aux états de Bourgogne, il fut chargé par Louis XV d’un Mémoire pour les élus généraux
des états du duché de Bourgogne qu’il publia en 1762. Mais ce mémoire qui rappelait
que “les parlementaires n’étaient pas à l’abri des faiblesses humaines”, fut aussitôt
condamné par arrêt du parlement de Bourgogne qui n’entendait pas se laisser affaiblir
par le pouvoir royal désireux d’évincer les assemblées régionales. Ce ne fut pas l’auteur
qui pâtit directement de cet arrêt mais le manuscrit lui-même qui fut brûlé en place
publique à Dijon par la main du bourreau ! Varenne pourtant bénéficiait de l’appui du roi
qui le décora de l’ordre du cordon de Saint-Michel. Jacques Varenne dut cependant subir
l’humiliation de demander grâce publiquement et à genoux devant la Cour des aides de
Paris. En 1763, il publia un deuxième livre, Registre du parlement de Dijon de tout ce qui
s’est passé pendant la Ligue qui, lui aussi, fut brûlé par le bourreau après avoir été lacéré
devant la foule. Varenne, abandonné de tous, y compris du roi, mourut en 1780.
…à la guillotine
— Les déboires de la famille Varenne de Fenille n’étaient pas
terminés : Philibert, second fils de Jacques (voir ci-dessus), agronome installé en Bresse,
fut arrêté pendant la Révolution et guillotiné quelques heures après son arrestation, sans
autre forme de procès, après un voyage en charrette, extrêmement pénible, rapporte-t-
on, dans le froid et sous la pluie. Il laissait derrière lui quelques ouvrages d’agriculture sur
la gestion des forêts et l’assèchement des marais… et un fils de treize ans.
Un orphelin préfet de Lyon—
Le fils du malheureux Philibert (voir ci-dessus), Jean-
Charles Varenne de Fenille, né en 1780, orphelin à la suite de l’exécution de son père et
abandonné aprés la fuite de sa mère, semblait bien mal parti dans la vie mais il fut
recueilli par un professeur de mathématiques qui lui donna une excellente éducation.
Jean-Charles put donc intégrer l’Ecole polytechnique et fut nommé en 1811 préfet de
Lyon. Il démissionna en 1815 et siègea à la Chambre introuvable, ainsi nommée car elle
se composait d’une écrasante majorité d’ultra-royalistes désireux de rétablir l’Ancien
Régime. Cette chambre fut finalement dissoute par Louis XVIII, mais Jean-Charles fut
réélu et devint secrétaire général de la préfecture de l’Ain. Il mourut en 1848.
Une journaliste de renom
— Françoise Varenne-Regnault est née en 1939 à Paris.
Après des études menées à l’Ecole supérieure de journalisme de Paris, elle entra comme
stagiaire au Figaro puis devint rédactrice au service spectacles du journal L’Aurore. Elle se
spécialisa dans l’actualité culturelle comme reporter cinéma et variétés pour la revue
Cinémonde et comme critique théâtrale de 1965 à 1977. Elle revint au Figaro dans la
rubrique culture. Désireuse de défendre sa profession, elle fut élue présidente de
l’Association de la presse municipale parisienne et du Syndicat national des journalistes
CGC.
Les Varenne dans l’histoire
— On peut également évoquer : Jacques Burignot de
Varenne, né à Chalon-sur-Saône en 1795, diplomate sous la Restauration, député de
1842 à 1846 qui se suicida en son château de Crémelon en 1873 ; etc.
Autres noms de même signification :
Devarenne (740, Somme), Varennes (1 275,
Allier)...©
Archives & Culture.
Reproduction
et diffusion
interdites.
Usage privé
seulement.