//img.uscri.be/pth/a295a67e24ec659bb4d95e54e2a4bef700dab059
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,5 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille VIAUD

De
2 pages
VIAUD

A l’origine — Le patronyme Viaud est issu d’un prénom : celui de Vitalis, très en faveur
chez les premiers chrétiens et encore en vogue à la fin du Moyen Age. Il a donné
naissance à de nombreux dérivés : Viel, Vié au Nord, Vidal au Midi, Vial, Viau et Viaud au
Centre, Viaud se retrouvant surtout autour de l’embouchure de la Loire (un quart des
porteurs du nom pour la seule Loire-Atlantique) et le long des côtes de Vendée et
Charente (un autre quart). La France compte aujourd’hui environ 8 000 Viaud.
Pierre Loti — Louis-Marie-Julien Viaud, né à Rochefort en 1850, est passé à la postérité
sous le pseudonyme de Pierre Loti. Engagé dans la Marine en 1867 il participa à la
campagne du Pacifique et devint aspirant (1870), enseigne (1873) puis lieutenant de
vaisseau (1881). Il participa à la prise de Hué au Tonkin (1883). A cette occasion, il
dénonça, dans un article courageux transmis au Figaro, les exactions et les cruautés
commises par l’armée française sur les populations civiles indigènes. Cela lui valu d’être
écarté de tout commandement. Son retour à la vie civile lui permit de se consacrer
davantage à l’écriture. Sous le nom de Pierre Loti, il publia de nombreux romans comme
Le Roman d’un spahi (1881), Le roman d’un enfant (1890), L’exilé (1893), Jérusalem
(1895), dans lesquels les voyages et le dépaysement, souvenirs de sa carrière militaire,
tiennent une place prépondérante. Ses deux chefs d’œuvre restent malgré tout ses livres
consacrés à la Bretagne, Mon ...
Voir plus Voir moins
V
IAUD
A l’origine —
Le patronyme Viaud est issu d’un prénom : celui de Vitalis, très en faveur
chez les premiers chrétiens et encore en vogue à la fin du Moyen Age. Il a donné
naissance à de nombreux dérivés : Viel, Vié au Nord, Vidal au Midi, Vial, Viau et Viaud au
Centre, Viaud se retrouvant surtout autour de l’embouchure de la Loire (un quart des
porteurs du nom pour la seule Loire-Atlantique) et le long des côtes de Vendée et
Charente (un autre quart). La France compte aujourd’hui environ 8 000 Viaud.
Pierre Loti —
Louis-Marie-Julien Viaud, né à Rochefort en 1850, est passé à la postérité
sous le pseudonyme de Pierre Loti. Engagé dans la Marine en 1867 il participa à la
campagne du Pacifique et devint aspirant (1870), enseigne (1873) puis lieutenant de
vaisseau (1881). Il participa à la prise de Hué au Tonkin (1883). A cette occasion, il
dénonça, dans un article courageux transmis au Figaro, les exactions et les cruautés
commises par l’armée française sur les populations civiles indigènes. Cela lui valu d’être
écarté de tout commandement. Son retour à la vie civile lui permit de se consacrer
davantage à l’écriture. Sous le nom de Pierre Loti, il publia de nombreux romans comme
Le Roman d’un spahi (1881), Le roman d’un enfant (1890), L’exilé (1893), Jérusalem
(1895), dans lesquels les voyages et le dépaysement, souvenirs de sa carrière militaire,
tiennent une place prépondérante. Ses deux chefs d’œuvre restent malgré tout ses livres
consacrés à la Bretagne, Mon frère Yves (1883) et surtout Pêcheurs d’Islande,
certainement le plus connu des romans de Loti, qui bénéficia d’une adaptation pour la
télévision. Egalement peintre et poète, il entra à l’Académie française en 1891.
Dangereux libertinage —
Théophile Viaud, ou de Viau (1590-1626), puisqu’il signa
ainsi ses Œuvres, fut un écrivain célèbre en son temps, tant pour ses écrits que pour les
malheurs qu’il subit. Fils d’un avocat huguenot de Bordeaux, Théophile Viaud monta à
Paris à vingt ans, très instruit dans les belles lettres et écrivant purement le latin, selon
Voltaire. Il composa plusieurs pièces de vers pour les divertissements de la cour, dont
Pasiphae. Mais ses mœurs déréglées et des jalousies courtisanes le firent exiler à Londres
par le roi. De retour en France, il fut inquiété en justice pour ses écrits et le père jésuite
Garasse, dans sa Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, accusa Viaud
d’athéisme et de libertinage. En 1623, il fut condamné comme lèse-majesté divine et
humaine à faire amende honorable et à être brûlé vif. Arrêté et mis aux fers, il croupit six
mois dans le même cachot que Ravaillac, avant que sa peine ne soit commuée en
bannissement à vie de la capitale. Hélas, les maux de sa détention provoquèrent en lui
une maladie qui l’emporta en 1626, à l’âge de trente-six ans.
Au nom du roi —
Nombreux furent les Viaud qui prirent les armes contre les Bleus sous
la Terreur. Deux d’entre eux furent guillotinés par les Républicains en 1794 : Etienne-
Benjamin, marin originaire de Barbatre, comme “brigand de Vendée” et Jean-Etienne,
cultivateur à Venasque (Vaucluse), né à Lyon en 1753, comme “contre-révolutionnaire
ayant pris la défense de Lyon” contre les troupes de la République.
Instincts et intelligence
— Gaston Viaud (1899-1961) était un naturaliste et
psychophysiologue français qui étudia particulièrement les tropismes, c’est-à-dire les
comportements élementaires de certains animaux. Il a publié le fruit de ses recherches
dans L’Intelligence, son évolution et ses formes (1951), et Les Instincts (1959)
Un amoureux de la mer —
Né à Nantes, Charles Viaud (1920-1975) était un peintre
très inspiré par la mer, qui peignit principalement marines et bateaux. Il s’établit à
Concarneau, où il réalisa la majeure partie de son œuvre et fonda le musée de la pêche à
Concarneau .
Les Viaud dans l’histoire
— Citons aussi : l’ingénieur Francis Viaud, né en 1899 ;
l’architecte Jean-Georges Viaud, né en 1896, ingénieur, urbaniste et esthéticien
industriel ;