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Origine du nom de famille VIVIER

De
2 pages
VIVIER

A l’origine — Le patronyme Vivier aurait désigné des personnes exerçant le métier de
gardien de vivier. La France compte actuellement près de 10 700 porteurs du nom Vivier.
Les parentés inattendues — Un Louis-Jérome Huguet du Vivier est l’un des ancêtres
de l’ancien ministre et directeur du journal Libération, Emmanuel Astier de la Vigerie.
Un farceur de génie — Compositeur corse né en 1821, Eugène Vivier allia à ses talents
de musicien une extraordinaire propension à la farce publique, ce qui en fit en quelque
sorte un roi des canulars. Considéré comme l’un des plus grands joueurs de cor de son
époque, il était recherché par les orchestres les plus renommés du XIXème siècle, mais il
consacrait ses périodes de repos à organiser des farces stupéfiantes. En 1844, il décida
par exemple, avec la complicité d’un violoncelliste de ses amis, de tendre un cable
métallique depuis son appartement, place de la Bourse à Paris, vers celui de son collègue
situé de l’autre côté de la chaussée ! Vivier bloqua ainsi la circulation pendant une demi-
journée. Pire, le musicien se munit ensuite d’un archet géant et transforma le cable
métallique en corde de violoncelle provoquant un boucan du tonnerre ! Convoqué par le
préfet de police, Vivier, ne se démontant pas, argua que cet instrument s’inscrivait dans
ses recherches de création musicale et, chose incroyable, la préfecture délivra à Vivier
une autorisation officielle pour l’utilisation de son extraordinaire instrument ! ...
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V
IVIER
A l’origine —
Le patronyme Vivier aurait désigné des personnes exerçant le métier de
gardien de vivier. La France compte actuellement près de 10 700 porteurs du nom Vivier.
Les parentés inattendues
— Un Louis-Jérome Huguet du Vivier est l’un des ancêtres
de l’ancien ministre et directeur du journal Libération, Emmanuel Astier de la Vigerie.
Un farceur de génie
— Compositeur corse né en 1821, Eugène Vivier allia à ses talents
de musicien une extraordinaire propension à la farce publique, ce qui en fit en quelque
sorte un roi des canulars. Considéré comme l’un des plus grands joueurs de cor de son
époque, il était recherché par les orchestres les plus renommés du XIXème siècle, mais il
consacrait ses périodes de repos à organiser des farces stupéfiantes. En 1844, il décida
par exemple, avec la complicité d’un violoncelliste de ses amis, de tendre un cable
métallique depuis son appartement, place de la Bourse à Paris, vers celui de son collègue
situé de l’autre côté de la chaussée ! Vivier bloqua ainsi la circulation pendant une demi-
journée. Pire, le musicien se munit ensuite d’un archet géant et transforma le cable
métallique en corde de violoncelle provoquant un boucan du tonnerre ! Convoqué par le
préfet de police, Vivier, ne se démontant pas, argua que cet instrument s’inscrivait dans
ses recherches de création musicale et, chose incroyable, la préfecture délivra à Vivier
une autorisation officielle pour l’utilisation de son extraordinaire instrument ! Egalement
homme de lettres, Eugène Vivier fut l’auteur de Petites comédies de la vie en 1889.
Un héros de la Résistance
— Né en 1905, Emile Vivier s’illustra, au péril de sa vie,
dans la Résistance face à l’occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.
Mobilisé, il avait échappé à la débacle de l’armée française et entra dans la résistance dès
1941. Il s’illustra par ses faits d’armes. Il fit évader onze prisonniers nord-africains et les
passa en zone libre. Il assura la diffusion de tracts et de journaux clandestins entre 1941
et 1943. Entré en contact avec un réseau de renseignements, il convoya des munitions et
des armes et aida treize parachutistes alliés à échapper aux nazis en 1944. Arrêté par la
gestapo en juillet 1943, il fut torturé et placé dans un convoi de déportation. Il parvint in
extremis à s’évader à Péronne du convoi qui l’emmenait vers l’Allemagne. A la Libération,
Emile Vivier entama une carrière politique, devint député d’Eure-et-Loir en 1945 et 1946,
puis questeur de l’Assemblée de l’union française au titre du groupe socialiste de 1947 à
1958. Maire de Chateauneuf, il fut réélu député en 1967, élu par la suite président du
conseil général d’Eure-et-Loir entre 1960 et 1976 et sénateur à partir de 1971. Il mourut
en 1991.
Un leader cégétiste
— Marius Vivier-Merle (1890-1944) fut un des leaders de la CGT de
l’entre-deux-guerres. Secrétaire de l’Union départementale du Rhône de 1922 à 1940, il
fut membre de la délégation française invitée au Mexique par la Confédération du travail
en 1938 et participa activement, la même année au congrès de Nantes. Antinazi, il
dénonça le pacte germano-soviétique de 1939. Après la débâcle, il fit partie de la liste de
personnalités lyonnaises choisies comme otages par l’occupant. Il n’en poursuivit pas
moins une activité clandestine participant à la réunion de Sète du 26 août 1940 qui
organisa la lutte des cégétistes contre le régime de Vichy. Assigné à résidence par les
autorités pétainistes, il rentra au bureau clandestin de la CGT en 1943. Son action fut
stoppée nette à sa mort tragique lors des bombardements alliés sur Lyon en 1944.
Les Vivier
dans l’histoire — Citons aussi : David Vivier, géographe du roi du XVIIème
siècle ; le négociant nantais Sosthène Vivier, conseiller général de Loire-Inférieure,
conseiller municipal de Luzinaix en 1868, juge au tribunal de commerce de Nantes,
membre de la conférence Saint-Vincent de Paul ; le célèbre bottier Roger Vivier né en
1907, fondateur de la Maison Roger Vivier en 1937 qui travailla pour les plus grands
couturiers, Dior, Saint-Laurent ou Balmain ; etc.