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Origine du nom de famille WOLFF

De
2 pages
WOLFF

A l’origine — En langue allemande, le mot Wolff signifie loup. Comme patronyme, il a
pu désigner une personne agressive, sauvage, se tenant à l’écart des autres. Les Wolff
sont plus de 9 900 en France. On les recense surtout en Alsace et en Lorraine et à Paris.
La perfection humaine — Le philosophe allemand Christian Wolff (1679-1754) naquit
dans une famille protestante d’artisans tanneurs. Il enseignait les mathématiques, la
philosophie et la théologie à l’université de Leipzig en 1703. Sur les recommandations de
Leibniz, il fut nommé à Halle, en 1706, comme spécialiste des mathématiques. Il
développa un système de logique, de métaphysique, de morale et de politique jugé peu
orthodoxe, ce qui lui attira l’hostilité de ses collègues théologiens. Sous leur pression, le
roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier l’exila en 1723. En 1733, Christian Wolff devint en
France membre de l’Académie des sciences. Sa Physique fut traduite en français par la
marquise du Châtelet. Il développa ensuite l’essentiel de ses œuvres à l’université de
Marburg, en Hesse. En 1740, Frédéric II rappela le philosophe à Halle. Il y resta jusqu’à
sa mort, se consacrant à la rédaction de grands ouvrages de droit naturel et de morale.
La philosophie de Wolff veut l’épanouissement de tout être humain, la réalisation de sa
perfection.
Une belle promotion — Soldat en 1794, Marc-François Wolff (1776-1848) devint
lieutenant de dragons en 1799 et capitaine de la Grande Armée. Colonel et major-
lieutenant ...
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W
OLFF
A l’origine —
En langue allemande, le mot Wolff signifie loup. Comme patronyme, il a
pu désigner une personne agressive, sauvage, se tenant à l’écart des autres. Les Wolff
sont plus de 9 900 en France. On les recense surtout en Alsace et en Lorraine et à Paris.
La perfection humaine —
Le philosophe allemand Christian Wolff (1679-1754) naquit
dans une famille protestante d’artisans tanneurs. Il enseignait les mathématiques, la
philosophie et la théologie à l’université de Leipzig en 1703. Sur les recommandations de
Leibniz, il fut nommé à Halle, en 1706, comme spécialiste des mathématiques. Il
développa un système de logique, de métaphysique, de morale et de politique jugé peu
orthodoxe, ce qui lui attira l’hostilité de ses collègues théologiens. Sous leur pression, le
roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier l’exila en 1723. En 1733, Christian Wolff devint en
France membre de l’Académie des sciences. Sa Physique fut traduite en français par la
marquise du Châtelet. Il développa ensuite l’essentiel de ses œuvres à l’université de
Marburg, en Hesse. En 1740, Frédéric II rappela le philosophe à Halle. Il y resta jusqu’à
sa mort, se consacrant à la rédaction de grands ouvrages de droit naturel et de morale.
La philosophie de Wolff veut l’épanouissement de tout être humain, la réalisation de sa
perfection.
Une belle promotion
— Soldat en 1794, Marc-François Wolff (1776-1848) devint
lieutenant de dragons en 1799 et capitaine de la Grande Armée. Colonel et major-
lieutenant des gardes du corps du roi de Westphalie en 1808, il fit la campagne de Russie
à la tête du contingent westphalien. Aide de camp du roi en 1813, il fut fait général de
brigade westphalien en 1812. A la Restauration, Louis XVIII le fit baron et le nomma
inspecteur de cavalerie. Son nom est inscrit sur le côté ouest de l’arc de Triomphe à
Paris.
Un amoureux des langues anciennes
— Le professeur Jérôme Wolff naquit en 1516.
Dès son enfance, il fit paraître une inclination singulière pour les études. Il partit pour
Tubingen où il se mit au service des écoliers. Il se rendit habile dans les langues
grecques et latines. Il les enseigna quelques années. Il devint ensuite bibliothécaire et
principal du collège d’Augsbourg où il mourut en 1580 à soixante-quatre ans.
Fondateur d’université
— Le professeur de l’université de Halle Frédéric Wolff naquit
en 1757. Il donna des cours de grec et d’anglais à l’université de Cœttingue. En 1779, il
passa régent de l’école latine d’Osterode. Nommé en 1783 professeur à Halle, il y resta
vingt-deux ans, s’occupant de ses cours et de ses publications. Contraint de quitter cette
ville en 1806, lors de la guerre de Prusse, il se réfugia à Berlin où il reçut le titre de
conseiller d’Etat après la paix de Tilsitt. Il eut en 1808 une grande part à la fondation
d’une nouvelle université à Berlin où il reprit sa place de professeur. Sa mauvaise santé
l’obligea à se rendre dans le Sud à Marseille, où il mourut en 1824.
Une musique pour tous
— Le compositeur américain Christian Wolff naquit en 1934. Il
mena une carrière de professeur de littérature et de musique. La particularité de ses
œuvres qui furent souvent des propositions est de faire appel à des instruments
traditionnels et d’être techniquement à la portée de tout le monde.
Les Wolff dans l’histoire
— Citons aussi : le général anglais James Wolff tué à la
bataille de Québec en 1759 ; le physiologiste allemand Kaspar Wolff (1733-1794),
précurseur de l’embryologie moderne ; le sculpteur allemand Emile Wolff, né à Berlin en
1802 et mort en 1879 ; le sculpteur et fondeur Guillaume Wolff, né en Allemagne en 1816
et mort en 1887 ; le pianiste polonais Edouard Wolff, né en 1816 à Varsovie ; le sculpteur
allemand Albert Wolff, né en 1814, membre de l’académie de Berlin (1849), professeur
de sculpture (1866), auteur de scènes religieuses, de statues de Frédéric II de Prusse et
du roi Guillaume ; le journaliste Albert Wolff, né à Cologne en 1835, rédacteur aux
journaux Le Figaro, Charivari, L’Evènement, Nain jaune, L’Avenir national (1865),