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Origine du prénom Gustave

2 pages
Gustave
Quelle origine ? — Gustave est un prénom qui vient de Suède où, sous la forme
Göstav, il existerait au moins depuis le XIVe siècle. Il y a d’ailleurs été porté par de
nombreux rois. Il dériverait peut-être du vieux nom norois Gaustafr, issu des racines will-
(volonté) et -stafr (soutien). Ce prénom est entré en France au XVIIe siècle grâce à la
popularité européenne du roi de Suède Gustave Adolf II (1594-1632).
Quelle popularité ? — Inexistant en France en 1800, le prénom croît ensuite de façon
continue jusqu’aux années 1860-1880, où il dépasse les 1 200 attributions par an. Puis il
décroît jusqu’aux années 1970-1990, où il reste presque totalement oublié. Avec le XXIe
siècle, c’est reparti : il dépasse désormais les 130 attributions par an et la croissance ne
semble pas près de s’arrêter.
Quel saint ? — Infirme, paralysé des pieds et des mains, Gustave fut guéri
miraculeusement après avoir prié saint Martin. Pour rendre grâce, il fonda un monastère
près de Bourges où il mourut vers 560.
Son jour... Gustave se fête le 7 octobre.
En littérature — Gustave Flaubert (1821-1880) conçoit la littérature comme une ascèse.
En 1857 paraît Madame Bovary, chef d’œuvre qui lui vaut un procès pour atteinte aux
bonnes mœurs. Reconnu comme le maître de l’école réaliste, il publie peu, tout à sa
quête de perfection stylistique.
En musique et en chansons — Gustav Mahler (1860-1911) manifesta en tant que chef
d’orchestre des dons si éclatants qu’ils éclipsèrent parfois ses talents ...
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G
ustave
Quelle origine ? —
Gustave est un prénom qui vient de Suède où, sous la forme
Göstav, il existerait au moins depuis le XIVe siècle. Il y a d’ailleurs été porté par de
nombreux rois. Il dériverait peut-être du vieux nom norois Gaustafr, issu des racines will-
(volonté) et -stafr (soutien). Ce prénom est entré en France au XVIIe siècle grâce à la
popularité européenne du roi de Suède Gustave Adolf II (1594-1632).
Quelle popularité ? —
Inexistant en France en 1800, le prénom croît ensuite de façon
continue jusqu’aux années 1860-1880, où il dépasse les 1 200 attributions par an. Puis il
décroît jusqu’aux années 1970-1990, où il reste presque totalement oublié. Avec le XXIe
siècle, c’est reparti : il dépasse désormais les 130 attributions par an et la croissance ne
semble pas près de s’arrêter.
Quel
saint
?
Infirme, paralysé des pieds et des mains, Gustave fut guéri
miraculeusement après avoir prié saint Martin. Pour rendre grâce, il fonda un monastère
près de Bourges où il mourut vers 560.
Son jour...
Gustave se fête le 7 octobre.
En littérature —
Gustave Flaubert (1821-1880) conçoit la littérature comme une ascèse.
En 1857 paraît Madame Bovary, chef d’œuvre qui lui vaut un procès pour atteinte aux
bonnes mœurs. Reconnu comme le maître de l’école réaliste, il publie peu, tout à sa
quête de perfection stylistique.
En musique et en chansons —
Gustav Mahler (1860-1911) manifesta en tant que chef
d’orchestre des dons si éclatants qu’ils éclipsèrent parfois ses talents de compositeur. Son
œuvre imposante compte pourtant dix Symphonies, Le chant de la Terre et une
cinquantaine de lieder. Il est le dernier grand compositeur de la lignée romantique. On
peut citer aussi le compositeur Gustave Charpentier (1860-1956) ou le chansonnier
Gustave Nadaud (1820-1893)…
En peinture et dessin —
Le peintre Gustave Moreau (1826-1898), créateur d’une
mythologie romanesque et symbolique, fut le professeur de Matisse, Marquet et Rouault.
Le graveur et illustrateur Gustave Doré (1832-1883) publia ses dessins dans les grands
journaux parisiens du XIXe siècle, comme L’Illustration, Le Journal pour rire ou Le Monde
illustré et illustra les œuvres de Rabelais, Balzac, Dante ou La Bible. Gustave Courbet
(1819-1877) se posa en pionnier du réalisme français, livrant des scènes de la vie
quotidienne (Les casseurs de pierres en 1849 ; Un enterrement à Ornans en 1850). Il
présenta ses œuvres, refusées à l’exposition universelle de 1855, dans un pavillon
particulier : sa toile L’atelier du peintre, Allégorie réelle constitue un manifeste du
réalisme. Quant à l’architecte et peintre Gustave Caillebotte (1848-1894), il a peint Les
raboteurs de parquet et de nombreuses scènes de la gare Saint-Lazare.
Dans l’histoire —
Le sociologue Gustave Le Bon (1841-1931) publia des études sur La
civilisation des Arabes, La civilisation de L’Inde et est surtout connu comme le
vulgarisateur en France des notions de psychologie collective, avec son titre Psychologie
des foules en 1895. Gustave Delage (1883-1946), officier de marine, aviateur et industriel,
effectua les premiers vols en hydravion et mit au point après la Première Guerre mondiale
la fabrication du «Nieuport-Delage, type 62 », avion qui s’adjugea plusieurs records du
monde. Il dirigea Nieuport puis Jaeger, Lockheed... Et Gustave Eiffel (1832-1923) est
l’ingénieur qui construisit notre fameuse tour Eiffel parisienne. On peut citer aussi le
facteur d’instruments Gustave Besson (1820-1874), qui fut avec Sax l’un des artisans qui
révolutionna les instruments à vent en cuivre ; Gustave Canet (1848-1908), qui participa
au développement du chemin de fer en France et inventa les freins hydrauliques pour
canon qui révolutionnèrent l’artillerie ; l’ingénieur Gustave Eiffel, connu surtout pour sa
fameuse tour, réalisée de 1887 à 1889 pour l’exposition universelle de Paris ; le pâtissier
Gustave Belin qui fonda en 1902 à Bagnolet la fabrique de biscuits qui porte aujourd’hui
encore son nom…