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Origine du prénom Jean

3 pages
Jean
Quelle origine ? — Nom biblique, Jean vient de l’hébreu Jehohanan qui veut dire «Dieu
accorde, Dieu a fait grâce». Il a été porté par quantité de papes, de rois de France,
d’Angleterre, de Bohême, de Castille et du Leon, du Danemark, de Pologne, du Portugal,
de Suède, des tsars de Bulgarie, des ducs de Bourgogne et de Bretagne, des empereurs
byzantins... Le roi Jean est même le nom d’un souverain légendaire et mystérieux qu’on
disait régner au XIIe siècle au delà de l’Arménie et de la Perse. Ce mythe inspira des
fictions poétiques du Moyen Age et fut évoqué par Marco Polo.
Quelle popularité ? — Ce prénom devient le premier par la fréquence à partir du XIVe
siècle et va se maintenir à la première place pendant 600 ans. Il perd son rang à la fin
des années 1940 (mais il est encore donné à plus de 50 000 petits garçons par an en
1945 et 1946 !), avec la mode des Jean-quelque chose. Il reste désormais attribué à un
millier de bébés tous les ans.
Quels saints ? — L’ami de Jésus, Jean l’Évangéliste est fêté le 27 décembre. Après la
Crucifixion, il part pour Ephèse, où il rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande
de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Il est le seul des apôtres qui soit
décédé de mort naturelle. Son Apocalypse a inspiré les artistes de l’Europe entière. Mais il
y a bien d’autres saints de ce nom. Parmi eux : Jean Gualbert (990-1063), fondateur d’un
monastère bénédictin ; Jean Chrysostome (347-407), dont le surnom signifie «celui qui ...
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J
ean
Quelle origine ? —
Nom biblique, Jean vient de l’hébreu Jehohanan qui veut dire «Dieu
accorde, Dieu a fait grâce». Il a été porté par quantité de papes, de rois de France,
d’Angleterre, de Bohême, de Castille et du Leon, du Danemark, de Pologne, du Portugal,
de Suède, des tsars de Bulgarie, des ducs de Bourgogne et de Bretagne, des empereurs
byzantins... Le roi Jean est même le nom d’un souverain légendaire et mystérieux qu’on
disait régner au XIIe siècle au delà de l’Arménie et de la Perse. Ce mythe inspira des
fictions poétiques du Moyen Age et fut évoqué par Marco Polo.
Quelle popularité ? —
Ce prénom devient le premier par la fréquence à partir du XIVe
siècle et va se maintenir à la première place pendant 600 ans. Il perd son rang à la fin
des années 1940 (mais il est encore donné à plus de 50 000 petits garçons par an en
1945 et 1946 !), avec la mode des Jean-quelque chose. Il reste désormais attribué à un
millier de bébés tous les ans.
Quels saints ? —
L’ami de Jésus, Jean l’Évangéliste est fêté le 27 décembre. Après la
Crucifixion, il part pour Ephèse, où il rédige l’Évangile qui porte son nom, à la demande
de l’évêque local qui veut lutter contre les hérésies. Il est le seul des apôtres qui soit
décédé de mort naturelle. Son Apocalypse a inspiré les artistes de l’Europe entière. Mais il
y a bien d’autres saints de ce nom. Parmi eux : Jean Gualbert (990-1063), fondateur d’un
monastère bénédictin ; Jean Chrysostome (347-407), dont le surnom signifie «celui qui a
une bouche d’or» tant était grande son éloquence pour convertir ; le franciscain Jean de
Capistran (1385-1456), qui faisait brûler en public les parures féminines, les œuvres d’art
indécentes et les jeux de cartes ! ; Jean de la Croix (1542-1591) qui participa à la réforme
du Carmel ; ou Jean Sarkander (1576-1620), prêtre qui s’occupait de ses « frères
bohémiens », mort martyr en Moldavie pour avoir refusé de divulguer le secret de la
confession.
Son jour...
Jean l’Évangéliste se fête le 27 décembre, mais les Jean se fêtent aussi les 5,
23 et 31 janvier, les 2 et 17 février, les 5, 8, 10 et 30 mars, le 7 avril, le 22 mai, les 16 et
24 juin, le 12 juillet, les 4 et 19 août, les 11 et 13 septembre, les 9 et 23 octobre, les 8 et
20 novembre, les 2, 4 et 14 décembre !
En littérature —
Qui n’a pas appris à l’école des fables de Jean de la Fontaine (1621-
1695) ?Avant ses Fables, il avait publié des poèmes héroïques, des élégies ou quelques
textes licencieux oubliés aujourd’hui. Jean Racine (1639-1699) a restitué à la scène
tragique sa véritable dimension, celle que lui avait conférée les Grecs. Il concevait la
passion amoureuse comme une fatalité infernale, l’instinct le plus possessif et le plus
égoïste de l’âme humaine. Précep-teur des Grands, Jean de La Bruyère (1645-1696) était
aux premières loges pour traduire leurs comportements dans son essai Les Caractères,
succession de maximes et de portraits. Jean Cocteau (1889-1963) est le touche-à-tout de
génie de l’art moderne, romancier, dramaturge, cinéaste, peintre, dessinateur et poète.
Jean Giono (1895-1970) sut adopter dans ses œuvres le ton lyrique ou épique pour
célébrer la nature et la vie paysanne (Collines, Un de Baumu-gnes, Regain...). Jean
Anouilh (1910-1987) a composé une œuvre dramatique à la couleur et l’immensité d’une
nuit sans étoiles. En 1944 Antigone est immédiatement promue au rang de classique,
transposition poétique d’un sentiment désespéré du réel et d’un refus radical des
compromissions. Tenu un temps éloigné de la littérature par sa carrière diplomatique et
les champs de bataille de 1914-1918, Jean Giraudoux (1882-1944) donne en 1935 La
Guerre de Troie n’aura pas lieu, et en 1937 Electre, pièces sombrement prophétiques qui
allient au sens du tragique le plus pur la somptuosité d’une langue recherchée. On peut
évoquer aussi : l’écrivain (scandaleux pour certains) Jean Genet, né en 1910 ; le
journaliste et académicien Jean d’Ormesson, né en 1925 ; Jean de la Varende (1877-
1959), Grand Prix de l’Académie française 1938 pour Le centaure de Dieu ; le philosophe
et académicien Jean Guitton (1901-1999) ; l’écrivain et directeur de la Nouvelle revue
française Jean Paulhan. Et Jean Valjean est l’un des personnages les plus attachants