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Origine du prénom Jules

2 pages
Jules
Quelle origine ? — Jules vient de l’ancien nom latin Julius, un prénom que Jules César
rattachait à Iule, fils d’Enée, descendant de la déesse Vénus en personne ! Il a été porté
par plusieurs papes mais c’est au XIXe siècle que ce prénom connaît son heure de gloire,
au point que le démographe Jacques Dupâquier appelle ce siècle «le temps des Jules» et
qu’on parle sous la IIIe République du « gouvernement des Jules », puisque presque
tous les ministres se prénomment Jules !
Quelle popularité ? — Jules passe d’une centaine de naissances annuelles en 1800 à
plus de 6 000 par an dans les années 1860-1870. Puis c’est l’oubli progressif : 3 000 en
1900, 30 en 1976. Et c’est reparti depuis les années 1980 : on dépasse actuellement les 4
500 naissances annuelles et la courbe ne semble pas près de s’arrêter !
Quels saints ? — Saint Jules était un pape élu en 337 et qui lutta contre l’arianisme
pendant ses quinze années de pontificat. Il mourut en 352. Un autre saint du nom est un
soldat romain martyr au IVe siècle.
Son jour... Jules se fête le 12 avril ou le 27 mai.
Au cinéma et sur scène — Le comédien Jules Dumont (1829-1890), dit Brasseur, était
l’un des meilleurs acteurs de son temps, capable de jouer plusieurs rôles dans une même
pièce, mimant à l’occasion ses confrères ou ses contemporains. En 1877, il fonda le
théâtre des Variétés. Jules Berry (1883-1951) incarna en 1942 l’inoubliable seigneur
diabolique du film Les Visiteurs du soir. De son vrai nom Jules Paufichet, ...
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J
ules
Quelle origine ? —
Jules vient de l’ancien nom latin Julius, un prénom que Jules César
rattachait à Iule, fils d’Enée, descendant de la déesse Vénus en personne ! Il a été porté
par plusieurs papes mais c’est au XIXe siècle que ce prénom connaît son heure de gloire,
au point que le démographe Jacques Dupâquier appelle ce siècle «le temps des Jules» et
qu’on parle sous la IIIe République du « gouvernement des Jules », puisque presque
tous les ministres se prénomment Jules !
Quelle popularité ? —
Jules passe d’une centaine de naissances annuelles en 1800 à
plus de 6 000 par an dans les années 1860-1870. Puis c’est l’oubli progressif : 3 000 en
1900, 30 en 1976. Et c’est reparti depuis les années 1980 : on dépasse actuellement les 4
500 naissances annuelles et la courbe ne semble pas près de s’arrêter !
Quels saints ? —
Saint Jules était un pape élu en 337 et qui lutta contre l’arianisme
pendant ses quinze années de pontificat. Il mourut en 352. Un autre saint du nom est un
soldat romain martyr au IVe siècle.
Son jour...
Jules se fête le 12 avril ou le 27 mai.
Au cinéma et sur scène —
Le comédien Jules Dumont (1829-1890), dit Brasseur, était
l’un des meilleurs acteurs de son temps, capable de jouer plusieurs rôles dans une même
pièce, mimant à l’occasion ses confrères ou ses contemporains. En 1877, il fonda le
théâtre des Variétés. Jules Berry (1883-1951) incarna en 1942 l’inoubliable seigneur
diabolique du film Les Visiteurs du soir. De son vrai nom Jules Paufichet, il commença une
carrière de théâtre (Le mariage de Mademoiselle Beulemans, La huitième femme de
Barbe-Bleue...) avant de se tourner avec succès vers le cinéma : Le crime de Monsieur
Lange, Le Voleur de femmes, La Symphonie fantastique, Le Jour se lève... Quant au
réalisateur et acteur Jules Dassin (1911-2008), il a tourné entre autres Topkapi et est le
père du chanteur Joe Dassin.
En littérature —
Est-ce d’une enfance mutique dans le Morvan que Jules Renard (1864-
1910), auteur de Poil de carotte, a gardé ce goût enragé pour la concision ? Sa lucidité et
sa rigueur font son talent en même temps que sa solitude littéraire. Quant à Jules Verne
(1828-1905), si son œuvre plaît depuis plus d’un siècle, c’est parce qu’il a su mêler à la
poésie populaire du roman d’aventures la fascination pour les découvertes scientifiques et
l’attrait pour l’exploration de terres vierges. En 1863, il écrit Cinq semaines en ballon et
fonde du même coup de maître le genre du roman d’anticipation scientifique. Quarante
ans durant, il poursuit le récit de ses Voyages extraordinaires avec un sens foudroyant de
la prémonition, imaginant ici un Tour du monde en quatre-vingts jours, là une expédition
De la Terre à la lune. Quant à l’écrivain et journaliste Jules Vallès (1832-1885), il évoque
sa jeunesse et ses luttes avec réalisme et violence dans ses romans L’Enfant, Le Bachelier
et L’Insurgé. Jules Barbey (1808-1889), connu sous le nom de Barbey d’Aurevilly, lança
avec son frère la Revue critique de la philosophie, des sciences et de la littérature. Après
la publication des Diaboliques, son chef d’œuvre, il fut sacré «connétable des lettres».
L’académicien Jules Romains, de son vrai nom Louis Farigoule (1885-1972), est l’un des
fondateurs de la théorie de l’unanimisme, dont on retrouve les effets dans ses œuvres
poétiques (Odes et prières...), théâtrales (Knock ou le triomphe de la médecine...) ou
romanesques (Les copains...). Son œuvre magistrale, Les hommes de bonne volonté,
colossale série romanesque de vingt-sept volumes, retrace l’histoire de la société française
de 1908 à 1933.
Dans l’histoire —
On peut citer encore : le ministre Jules Ferry (1832-1893), père de
l’école laïque et obligatoire ; le médecin Jules Bergeron (1817-1900), président de l’œuvre
des hôpitaux marins, qui contribua à l’ouverture des sanatoria en bord de mer ;
l’historien Jules Bonnet (1820-1892), chargé de rechercher les lettres de Jean Calvin dans
les bibliothèques d’Europe ; le sculpteur Jules Fesquet (1836-1891), dont une statue en
bronze intitulée La ville de New York orne Central Park ; Jules Carpentier (1851-1921),
inventeur des premiers périscopes et des premiers appareils cinématographiques