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Origine du prénom Julien, Julian

2 pages
Julien, Julian
Quelle origine ? — Julien est l’un des dérivés le plus fréquent de Jules, que Jules César
rattachait à Iule, fils d’Enée, descendant de la déesse Vénus en personne. Julian, que
l’on trouve parfois maintenant, correspond à la forme anglaise de ce prénom.
Quelle popularité ? — 700 naissances en 1800 pour Julien, une croissance jusqu’à 2
000 naissances annuelles dans les années 1880-1890, un oubli progressif jusqu’au milieu
des années 1960 (moins de 200 bébés par an)… et un décollage dans les années 1970,
jusqu’à plus de 15 000 naissances annuelles de 1981 à 1986 ! Julien est actuellement
donné à plus de 1 500 bébés par an. Rare ou inexistant avant les années 1960 Julian
démarre dans le sillage de Julien, plus doucement mais de façon continue : il dépasse
actuellement les 500 naissances par an.
Quels saints ? — Dans La Légende dorée, on raconte que Julien l’Hospitalier aurait
rencontré à la chasse un cerf qui lui aurait parlé et prédit qu’il serait le meurtrier de ses
propres parents. Pour échapper à ce destin, Julien prit la fuite. Devenu chevalier d’un
royaume lointain, il s’y maria avec une riche châtelaine. Quelques années plus tard, ses
parents viennent à passer dans son château alors qu’il est absent. Leur belle-fille les
accueille et leur propose de dormir dans sa propre chambre... Hélas, Julien revient
pendant la nuit, aperçoit deux corps endormis, croit sa femme infidèle et massacre les
dormeurs à coups d’épée ! Il consacre le reste de sa vie à ...
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J
ulien, Julian
Quelle origine ? —
Julien est l’un des dérivés le plus fréquent de Jules, que Jules César
rattachait à Iule, fils d’Enée, descendant de la déesse Vénus en personne. Julian, que
l’on trouve parfois maintenant, correspond à la forme anglaise de ce prénom.
Quelle popularité ? —
700 naissances en 1800 pour Julien, une croissance jusqu’à 2
000 naissances annuelles dans les années 1880-1890, un oubli progressif jusqu’au milieu
des années 1960 (moins de 200 bébés par an)… et un décollage dans les années 1970,
jusqu’à plus de 15 000 naissances annuelles de 1981 à 1986 ! Julien est actuellement
donné à plus de 1 500 bébés par an. Rare ou inexistant avant les années 1960 Julian
démarre dans le sillage de Julien, plus doucement mais de façon continue : il dépasse
actuellement les 500 naissances par an.
Quels saints ? —
Dans La Légende dorée, on raconte que Julien l’Hospitalier aurait
rencontré à la chasse un cerf qui lui aurait parlé et prédit qu’il serait le meurtrier de ses
propres parents. Pour échapper à ce destin, Julien prit la fuite. Devenu chevalier d’un
royaume lointain, il s’y maria avec une riche châtelaine. Quelques années plus tard, ses
parents viennent à passer dans son château alors qu’il est absent. Leur belle-fille les
accueille et leur propose de dormir dans sa propre chambre... Hélas, Julien revient
pendant la nuit, aperçoit deux corps endormis, croit sa femme infidèle et massacre les
dormeurs à coups d’épée ! Il consacre le reste de sa vie à faire pénitence. Il bâtit un
hospice pour les pauvres, recueille les lépreux jusque dans sa propre couche... On dit
même qu’il aurait hébergé le Christ déguisé en mendiant, ce qui lui valut le pardon de
Dieu. Mais bien d’autres saints portent ce nom, comme un soldat romain martyr près de
Brioude en 304, un évêque de Campanie du Ve siècle, un archevêque de Tolède du VIIe
siècle. Julien du Mans, autre saint portant le même prénom, et qui serait le premier
évêque du Mans, est le patron des artistes de cirque, des aubergistes, des charpentiers,
des jongleurs, des musiciens itinérants, des passeurs et des voyageurs.
Son jour...
Julien se fête le 9 août, le 16 mars, le 29 ou le 27 janvier.
En littérature —
Julien Green (1900-1981) était d’origine américaine, mais publia en
français. Parmi ses titres : Le voyage sur la terre, Derniers beaux jours, Moïra... Il était à
la fois membre de l’Académie des arts et des lettres des Etats-Unis et de l’Académie
française. Julien Gracq s’appelait en fait... Louis Poirier. Né en 1910, professeur d’histoire,
avec une conception exigeante de la littérature, il reçut le prix Goncourt (mais le refusa)
pour Le Rivage des Syrthes en 1951. L’officier de marine et académicien Julien Viaud
(Pierre Loti de son nom de plume) avait dénoncé, dans un article courageux transmis au
Figaro, les cruautés commises par l’armée française sur les populations civiles indigènes
au Tonkin, ce qui lui valut d’être écarté de tout commandement. Dans ses romans, les
voyages et les souvenirs de sa carrière militaire tiennent une place prépondérante, même
si ses deux chefs d’œuvre, Mon frère Yves et Pêcheurs d’Islande, sont consacrés à la
Bretagne. Julian Barnes, né en 1946, publie un premier roman, Metroland en 1980 (Prix
Somerset-Maugham). Son essai Le Perroquet de Flaubert a reçu le Prix Medicis 1986 et
son roman Love, etc. le Prix Femina étranger 1992. Julien est l’un des personnages
principaux de L’école des femmes et Julien Sorel le héros du roman de Stendhal Le
Rouge et le Noir.
En chansons —
Julien Clerc, né en 1947, est un chanteur dont la popularité a su
traverser toutes les générations et toutes les modes musicales sans fléchir depuis les
années 1970. Parmi ses chansons les plus connues : La Californie, Ma préférence, Mélissa
métisse de Java...
Dans l’histoire —
On peut citer encore : le magnat de la finance Gabriel-Julien Ouvrard
(1770-1846), qui rendit même certains services d’argent à l’impératrice Joséphine mais
mourut pauvre ; Julien Dunand (1841-1915), évêque missionnaire en Chine, qui y créa
une école de maristes, un hôpital, un hospice, un orphelinat et deux séminaires ; Julien
Fau, né vers 1810,