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Origine du prénom Nicolas

2 pages
Nicolas
Quelle origine ? — Nicolas est un prénom gréco-latin composé des racines nike
(victoire) et laus (peuple). Il a été porté par de nombreux papes, des rois du Monténégro
et des empereurs de Russie, dont le dernier, Nicolas II (1868-1918), renversé par la
révolution bolchevique d’octobre 1917 et exécuté avec sa famille sur ordre de Lénine en
1918.
Quelle popularité ? — Nicolas est un prénom très courant depuis des siècles. Pour
n’évoquer que les deux derniers, mentionnons qu’il était donné à plus de 1 300 petits
garçons par an sous le premier Empire, qu’il connaît un pic à plus de 2300 naissances par
an dans les années 1820, puis qu’il s’effrite doucement. Des années 1890 aux années
1960, Nicolas n’est plus attribué qu’à 300 bébés par an en moyenne. Puis sa popularité
grimpe soudain, jusqu’à 22 000 naissances en 1980. Actuellement, il reste toujours
attribué à plus de 1 400 petits garçons chaque année.
Quels saints ? — Évêque de Myre au IVe siècle, le grand saint Nicolas est l’un de ceux
dont les miracles ont été le plus chantés : avec des enfants ressuscités, avec des jeunes
filles pauvres pourvues de dots, avec une ville qu’il sauve de la famine... Tout y était pour
qu’il devienne le protecteur des enfants et le pourvoyeur de cadeaux, bref : le premier
père Noël. Dans le nord et l’est de la France mais aussi en Europe de l’Est et du Nord,
aux États-Unis où il est devenu Santa Claus, il a été le premier à distribuer aux enfants,
dans la nuit du 5 au 6 décembre, des ...
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N
icolas
Quelle origine ? —
Nicolas est un prénom gréco-latin composé des racines nike
(victoire) et laus (peuple). Il a été porté par de nombreux papes, des rois du Monténégro
et des empereurs de Russie, dont le dernier, Nicolas II (1868-1918), renversé par la
révolution bolchevique d’octobre 1917 et exécuté avec sa famille sur ordre de Lénine en
1918.
Quelle popularité ? —
Nicolas est un prénom très courant depuis des siècles. Pour
n’évoquer que les deux derniers, mentionnons qu’il était donné à plus de 1 300 petits
garçons par an sous le premier Empire, qu’il connaît un pic à plus de 2300 naissances par
an dans les années 1820, puis qu’il s’effrite doucement. Des années 1890 aux années
1960, Nicolas n’est plus attribué qu’à 300 bébés par an en moyenne. Puis sa popularité
grimpe soudain, jusqu’à 22 000 naissances en 1980. Actuellement, il reste toujours
attribué à plus de 1 400 petits garçons chaque année.
Quels saints ? —
Évêque de Myre au IVe siècle, le grand saint Nicolas est l’un de ceux
dont les miracles ont été le plus chantés : avec des enfants ressuscités, avec des jeunes
filles pauvres pourvues de dots, avec une ville qu’il sauve de la famine... Tout y était pour
qu’il devienne le protecteur des enfants et le pourvoyeur de cadeaux, bref : le premier
père Noël. Dans le nord et l’est de la France mais aussi en Europe de l’Est et du Nord,
aux États-Unis où il est devenu Santa Claus, il a été le premier à distribuer aux enfants,
dans la nuit du 5 au 6 décembre, des bonbons, des fruits secs, parfois des jouets. Il est
bien sûr le patron des enfants et des écoliers, mais aussi des marins, des apothicaires,
des bateliers, des bouchers, des épiciers, des marchands de vin, des prêteurs sur gage,
des tonneliers et des voyageurs. Mais il existe d’autres saints du même nom : un pape du
IXe siècle, fêté le 13 novembre ; un martyr mort à Ceuta en 1227, fêté le 10 octobre ; un
maçon de Chio, converti à l’islam par ses compagnons de travail lors d’une nuit de
beuverie mais qui revint à sa foi d’origine et eut pour cela la tête tranchée par les Turcs
de l’île, fêté le 31 octobre ; un ermite (1417-1487) de Ranft, en Suisse, à l’origine d’un
projet de constitution de la Suisse qui y ramena l’unité et la paix, considéré comme l’un
des pères du pays, fêté le 21 mars ; un martyr de Sébaste mort en 320, fêté le 10 mars ;
et Nicolas Barré (1621-1686), prêtre créateur de plusieurs congrégations enseignantes et
d’écoles populaires, fêté le 31 mai.
Son jour...
Nicolas se fête le 6 décembre, le 10 ou le 31 octobre, le 10 ou le 21 mars, et
le 31 mai.
Dans l’art —
Nicolas Poussin (1594-1665) obtint en 1624 à Rome la protection des plus
grands mécènes. Rappelé à Paris en 1640, il commença à décorer la Grande Galerie du
Louvre avant de revenir à Rome. Il multiplia aussi bien les compositions historiques
(L’enlèvement des Sabines) et bibliques (Paysage avec saint Matthieu) que des paysages
pris sur le vif (Quatre Saisons). Il reste la figure majeure du classicisme français.
En littérature —
On a tous lu la série des Petit Nicolas de Sempé, sur lequel un film a
été réalisé en 2009.
Au cinéma et à la TV —
L’acteur américain Nicolas Cage, né en 1964, a joué dans
Sailor et Lula ou dans L’apprenti sorcier en 2010 et a remporté de nombreux prix (Oscar,
Golden Globe, Bafta…). Vous souvenez-vous ? Nicolas et Pimprenelle étaient les deux
petites marionnettes de «Bonne nuit les petits», l’une des premières émission TV pour
enfants.
En chansons —
L’abbé de Rouen Nicolas Bignon (1759-1796), pris de passion pour la
Révolution, brûla ses lettres de prêtrise, tenta de promouvoir le mariage des prêtres et
composa la fameuse chanson Dansons la carmagnole ! William Sheller compose un album
intitulé Nicolas en 1979. La même année, Sylvie Vartan chante I don’t want the night to
end, Nicolas. Vous souvenez-vous ? «Ils étaient trois petits enfants Qui s’en allaient glaner
aux champs. Tant sont allés, tant sont venus Que sur le soir se sont perdus. S’en furent
frapper chez le boucher, Boucher voudrais-tu nous loger ?...» Ainsi commence la plus
populaire des chansons