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Origine du prénom René

2 pages
René
Quelle origine ? — René, qui vient du latin Renatus, a tiré son succès initial de sa
valeur symbolique : «re-né» signifiait être né une seconde fois, naître à une nouvelle vie
par le baptême. Le nom a été porté par des ducs d’Anjou, de Bar et de Lorraine.
Quelle popularité ? — Largement donné dans le peuple à l’époque de Molière, René
devient ensuite un prénom aristocratique (qu’on se souvienne de Cha-teaubriand) à la
mode dans les années 1820 et à nouveau un siècle plus tard, en 1920, pour l’ensemble
de la population (plus de 15 000 attributions en 1920). Depuis les années 2000,
cependant, seule une dizaine d’enfants est prénommée de la sorte chaque année.
Quels saints ? — D’abord évêque d’Angers, saint René se serait démis de ses fonctions
pour se faire ermite dans une grotte près de Naples. Un autre saint, René Goupil (1608-
1642) est un chirurgien mort martyr, tué par les Iroquois pour avoir fait une croix sur le
front d’un enfant indien.
Son jour... René se fête le 19 octobre ou le 12 novembre.
Vous souvenez-vous ? — C’est le professeur et acteur René Simon (1898-1971) qui a
créé à Paris en 1925 le fameux cours d’art dramatique qui porte son nom.
En littérature — René est le prénom d’un valet dans de nombreuses pièces de Molière :
Le médecin volant, Le dépit amoureux, Sganarelle ou le cocu imaginaire, et le nom du
héros de deux romans de Chateaubriand. C’est en 1637 que le philosophe et savant René
Descartes (1596-1650) publia son Discours sur la méthode, ...
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R
ené
Quelle origine ? —
René, qui vient du latin Renatus, a tiré son succès initial de sa
valeur symbolique : «re-né» signifiait être né une seconde fois, naître à une nouvelle vie
par le baptême. Le nom a été porté par des ducs d’Anjou, de Bar et de Lorraine.
Quelle popularité ? —
Largement donné dans le peuple à l’époque de Molière, René
devient ensuite un prénom aristocratique (qu’on se souvienne de Cha-teaubriand) à la
mode dans les années 1820 et à nouveau un siècle plus tard, en 1920, pour l’ensemble
de la population (plus de 15 000 attributions en 1920). Depuis les années 2000,
cependant, seule une dizaine d’enfants est prénommée de la sorte chaque année.
Quels saints ? —
D’abord évêque d’Angers, saint René se serait démis de ses fonctions
pour se faire ermite dans une grotte près de Naples. Un autre saint, René Goupil (1608-
1642) est un chirurgien mort martyr, tué par les Iroquois pour avoir fait une croix sur le
front d’un enfant indien.
Son jour...
René se fête le 19 octobre ou le 12 novembre.
Vous souvenez-vous ? —
C’est le professeur et acteur René Simon (1898-1971) qui a
créé à Paris en 1925 le fameux cours d’art dramatique qui porte son nom.
En littérature —
René est le prénom d’un valet dans de nombreuses pièces de Molière :
Le médecin volant, Le dépit amoureux, Sganarelle ou le cocu imaginaire, et le nom du
héros de deux romans de Chateaubriand. C’est en 1637 que le philosophe et savant René
Descartes (1596-1650) publia son Discours sur la méthode, affirmant qu’il ne fallait
admettre en sciences que la raison. Il est à l’origine de la géométrie analytique, de la loi
de la réfraction en optique et des bases d’un mécanisme géométrique. Cette philosophie
nouvelle du doute méthodique servit de fondement au développement des sciences.
L’une des grandes figures françaises du romantisme et de la littérature en général,
François-René de Chateaubriand (1768-1848), a également joué un rôle politique, en
particulier au moment du Premier Empire et de la Restauration. On peut évoquer aussi :
l’académicien René Bazin (1853-1932), professeur de droit et collaborateur à la Revue des
Deux Mondes ; René Julliard (1900-1962), qui fonda en 1922 le premier club du livre en
France, en 1942 les Éditions Julliard, en 1945 la Gazette des lettres, en 1948 la revue La
Nef et, en 1949, Les Temps modernes et Les Lettres nouvelles…
Au cinéma —
La guerre 1914-1918 conduisit René Jeanne (1887-1969) du service
cinématographique de l’armée au théâtre et au cinéma. Il créa après guerre la rubrique
cinéma du Petit Journal. Parmi ses films : Vive la Nation (1938). Il composa aussi des
romans, des biographies et une Histoire encyclopédique du cinéma publiée entre 1957 et
1962. Président de l’association des critiques de cinéma, il fonda le prix Bianchetti pour
récompenser la jeune actrice la plus marquante de l’année. Critique de films dans Paris-
Journal, René Clair (1898-1981) a réalisé d’inoubliables chefs-d’œuvre : Ma femme est
une sorcière, La Beauté du diable, Les Belles de nuit, Les Grandes Manœuvres, Les Fêtes
galantes... Le talentueux cinéaste René Clément (1913-1996) relate souvent les aventures
de personnages solitaires, avides de liberté mais marqués par l’échec : La Bataille du rail,
Jeux interdits, Monsieur Ripois, Les Félins...
En sport —
Le joueur de tennis, René Lacoste (1904-1996), champion de Wimbledon en
simple et double, gagnant du simple et du double en France et vainqueur du simple aux
États-Unis dans les années 1920, a disputé 50 coupes Davis, n’en perdant que 11, et fut
le principal artisan de la conquête de cette coupe par la France en 1927. Il était
surnommé «le crocodile» en raison de sa ténacité sur les courts et le polo de tennis
portant un crocodile est une marque qu’il a déposée en 1933. René Gasnier (1874-1913)
fit en 1905 la traversée de la Manche en ballon libre. En 1908, il construisit un biplan qui
réussit à voler sur 500 mètres à 10 mètres au-dessus du sol ! En 1910, il organisa la
première course d’aéroplane d’Angers à Saumur, devant 200 000 spectateurs. On peut
évoquer aussi : le cycliste René Pottier, champion du Tour de France en 1906, premier roi