Palais et demeures de Fès

De

Depuis maintenant une quinzaine d’années, les chercheurs spécialistes du monde musulman se sont rendu compte que si les chroniques, annales, documents écrits de diverses sortes ainsi que les édifices religieux constituent des bases fondamentales pour une étude des sociétés musulmanes médiévales et modernes, il existe, en dehors de ces sources, d’autres témoignages qu’il serait regrettable de négliger en raison de l’apport qu’ils représentent dans la connaissance de ces sociétés : il s’agit des palais, maisons, résidences de types divers qui forment le lieu de la vie quotidienne par excellence. Outre le fait que ces édifices sont le cadre d’une manière de vivre et, par là, offrent une ouverture sur une meilleure compréhension de la société familiale, surtout ils fournissent des témoignages de l’architecture et du décor de la période à laquelle ils appartiennent et donnent des indications précieuses sur les matériaux employés, les techniques de construction et de décoration. La conjonction de l’étude des documents d’archives, des sources écrites et de celle des éléments matériels sur le terrain permet d’aboutir à une histoire dans laquelle est restituée véritablement la place de l’homme.


Publié le : mercredi 19 juin 2013
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EAN13 : 9782271081322
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Palais et demeures de Fès

I. Époques mérinde et saadienne (XIVe-XVIIe siècles)

Jacques Revault, Lucien Golvin et Ali Amahan
  • Éditeur : Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, Éditions du CNRS
  • Année d'édition : 1985
  • Date de mise en ligne : 19 juin 2013
  • Collection : Patrimoine architectural
  • ISBN électronique : 9782271081322

OpenEdition Books

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Édition imprimée
  • ISBN : 9782222036265
  • Nombre de pages : 240 - 95 p. de pl.
 
Référence électronique

REVAULT, Jacques ; GOLVIN, Lucien ; et AMAHAN, Ali. Palais et demeures de Fès : I. Époques mérinde et saadienne (XIVe-XVIIe siècles). Nouvelle édition [en ligne]. Aix-en-Provence : Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, 1985 (généré le 05 février 2016). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/iremam/2303>. ISBN : 9782271081322.

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© Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, 1985

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Sommaire
  1. Préface

    Ahmed Sefrioui
  2. Avant-propos

    Robert Mantran
  3. La construction et le décor

    1. Techniques traditionnelles de la construction et du décor dans l’architecture domestique à Fès

      1. La construction
      2. Les artisans du décor architectural
      3. Le décor
  4. La céramique de construction et d’ornement

    1. Chapitre unique. La céramique

      1. Les fabricants de briques (Iwajriyyn)
      2. Les autres céramistes concernés par la construction
      3. Les briques de pavage
      4. Les tuiles, qarmūd pl. qarāmīd (pl. XVI-c)
      5. L’organisation artisanale
  5. L’architecture domestique aux époques Mérinide et Saadienne (XIVe-XVIIe siècles)

    1. Introduction

      1. Ce que l’on peut tirer des textes des auteurs arabes contemporains des Mérinides
      2. Quelques données techniques tirées des textes arabes
      3. La brique et la chaux
      4. Les renseignements fournis par des décrets de fondation des médersas
    1. Demeures de Fès (xive-xviie siècles)

  1. L’apport d’archives familiales et d’actes habous dans l’étude des maisons de Fès

  2. Glossaire des termes arabes

  3. Bibliographie générale

  4. Table des illustrations

  5. Planches

Préface

Ahmed Sefrioui

Carte générale du Maroc

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Place Nejjaarine

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1L’ouvrage sur Fès réalisé par le groupe de chercheurs composé du Professeur Lucien Golvin, de Jacques Revault Maître de recherche honoraire au C.N.R.S., et de Ali Amahan, Conservateur du Musée du Batha et Délégué de Monsieur le Ministre des Affaires Culturelles, ne ressemble en rien aux multiples travaux consacrés à la Capitale intellectuelle du Maroc. Il s’agit d’une œuvre scientifique de haut niveau qui demande précision, minutie, réflexion et méthode. Dans ce livre, il η y a pas place pour la fausse littérature ou pour des interprétations plus ou moins fantaisistes. MM. Golvin et Revault nous ont habitués à des travaux de recherche sérieux, appuyés sur des documents soigneusement recensés et une observation aiguë sur le terrain. Le dossier de Fès, consacré plus particulièrement aux palais et maisons mérinides et saadiennes, comporte des textes d’une grande concision jointe à une clarté qui en rend la lecture facile et agréable. Dans son introduction, M. Golvin esquisse un panorama historique qui nous fait saisir les rapports étroits qui liaient l’Espagne musulmane aux pays d’Afrique du Nord et l’influence qu’elle a exercée sur les arts maghrébins en général, et sur l’architecture en particulier. Trois textes, choisis dans les auteurs anciens, illustrent ces propos. Une bibliographie raisonnée, élaborée avec intelligence, complète cette étude fort instructive.

2M. Revault s’est chargé de la rédaction du descriptif, travail où il excelle. Après une analyse des matériaux utilisés, de leur provenance, de leur traitement, il passe en revue les métiers du bâtiment, du gros œuvre au raffinement du décor. Procédés et tours de main des artisans sont observés et rapportés avec une fidélité scrupuleuse. On sent que M. Revault bénéficie d’une grande expérience de l’artisanat marocain, qu il en apprécie les qualités et en perçoit les faiblesses. Son étude claire et méthodique apportera beaucoup à ceux qui continuent à se passionner pour cette branche d’activité. Le travail de M. Golvin sur la céramique de construction complète celui de M. Revault sur un point particulier. La céramique de construction a déjà fait l’objet d’une étude par Alfred Bel dont l’ouvrage devient introuvable. M. Golvin a donc raison de reprendre le sujet. Il ne manque pas d’ailleurs de nous éclairer sur ses intentions. Il écrit : « L’excellente étude d’Alfred Bel reste un document de toute première valeur, en dépit d’une illustration bien médiocre qui parfois compromet la compréhension. On peut constater aujourd’hui que fort peu de choses ont changé dans la technique de la terre cuite si bien décrite par cet excellent observateur attentif aux moindres gestes. Nous n’avons donc pas la prétention ici, de reprendre ce travail de maître et encore moins de le corriger. Il était, toutefois, bon de faire le point, d’établir une sorte d’état de la question, en reprenant l’enquête si bien conduite au début de ce siècle ».

3Il en était temps, en effet, car ne nous faisons pas trop d’illusions, le Maroc se transforme, de nouvelles industries apparaissent ; des produits, à l’aspect séduisant, s’emparent du marché, au détriment de la production traditionnelle. Dans la maison marocaine moderne, il y a déplus en plus de carreaux de ciment, de plus en plus de grès-cérame, de plus en plus de marbre et de faux marbre.

4Les maisons mérinides et saadiennes ont échappé aux produits mécaniques et nous offrent l’image d’une conception architecturale d’une grande pureté. Ces bâtiments constituent aussi un témoignage du haut degré de civilisation que le Maroc avait atteint, lors de certaines périodes prospères.

5Nos chercheurs sont parvenus, à force de patience et de sympathie, à découvrir une dizaine de maisons de ces époques lointaines qui, malgré les inévitables manipulations et les restaurations, parfois maladroites, ont gardé les traits essentiels de leur caractère. Ali Amahan a pris une part active à cette campagne. Passionné par la ville de Fès et émerveillé par ses richesses culturelles, A. Amahan ne s’épargne aucun effort, pour mieux la connaître et fouiller dans son prestigieux passé. D’une curiosité toujours en éveil et d’une probité intellectuelle qui lui fait honneur, il est digne de faire partie de cette équipe scientifique et de collaborer à une œuvre à la fois nécessaire et respectable.

PLANCHE A

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Carte générale du Maroc (Nord).

6La documentation iconographique est riche et abondante. Le glossaire des termes arabes rendra la lecture de l’ouvrage accessible aux non-initiés.

7J’apprécie le privilège et l’honneur qui m’ont été offerts de préfacer ce livre et de pouvoir remercier ses auteurs pour l’œuvre magnifique qu’ils ont réalisée et pour l’hommage qu’ils ont ainsi rendu à la Ville de Fès, cité de mon cœur.

8Rabat, le 3 novembre 1983

Auteur
Ahmed Sefrioui

Directeur honoraire de la Division d’Archéologie, des Monuments et des Musées du Maroc

Avant-propos

Robert Mantran

1Depuis maintenant une quinzaine d’années, les chercheurs spécialistes du monde musulman se sont rendu compte que si les chroniques, annales, documents écrits de diverses sortes ainsi que les édifices religieux constituent des bases fondamentales pour une étude des sociétés musulmanes médiévales et modernes, il existe, en dehors de ces sources, d’autres témoignages qu’il serait regrettable de négliger en raison de l’apport qu’ils représentent dans la connaissance de ces sociétés : il s’agit des palais, maisons, résidences de types divers qui forment le lieu de la vie quotidienne par excellence.

2Outre le fait que ces édifices sont le cadre d’une manière de vivre et, par là, offrent une ouverture sur une meilleure compréhension de la société familiale, surtout ils fournissent des témoignages de l’architecture et du décor de la période à laquelle ils appartiennent et donnent des indications précieuses sur les matériaux employés, les techniques de construction et de décoration. La conjonction de l’étude des documents d’archives, des sources écrites et de celle des éléments matériels sur le terrain permet d’aboutir à une histoire dans laquelle est restituée véritablement la place de l’homme.

3Ce genre d’étude a longtemps été négligé pour des raisons multiples : la recherche, la traduction, l’analyse des documents écrits a paru effectivement primordiale, car ils apportaient les bases chronologiques et événementielles indispensables, ainsi que des informations de caractère politique, économique ou social ; d’autre part, il apparaissait difficile, sinon impossible d’aborder l’étude des habitations citadines pour de simples motifs de respect de l’intimité familiale des habitants ; enfin il n’était guère aisé de constituer des équipes de recherche réunissant des historiens orientalistes et des spécialistes de l’architecture urbaine ou domestique.

4Toutefois, depuis une période relativement récente de telles équipes se sont créées, souvent à la suite d’initiatives individuelles ou du regroupement local d’un certain nombre de chercheurs. C’est ainsi que des études de ce type ont été menées à Tunis par Jacques Revault et au Caire par des membres du Groupe de Recherches et d’Études sur le Proche-Orient, d’Aix-en-Provence, qui nous ont livré des travaux exemplaires sur les demeures de Tunis et sur les Palais et maisons du Caire.

5A partir de ces études, sous la direction de Jean-Claude Garcin, professeur à l’Université de Provence, a été lancé sous l’égide du G.R.E.P.O. un programme de recherche portant sur l’étude comparée de l’architecture domestique traditionnelle au Maghreb et au Proche-Orient. Ce programme est le témoignage de l’intérêt manifesté par des chercheurs de disciplines variées pour un approfondissement des aspects proprement humains de l’histoire urbaine ; un certain nombre de villes du monde musulman méditerranéen, du Maroc à la Turquie, sont ainsi concernées.

6Au Maroc, Fès, ville prestigieuse, a spécialement attiré l’attention du fait de son passé historique et monumental, du fait aussi qu’elle a été, après la disparition du royaume de Grenade, à la fin du xve siècle, un prolongement de l’Espagne musulmane dont elle a été plus qu’une fidèle image. Des chercheurs et des orientalistes comme J. Gallotti (Te jardin et la maison arabes au Maroc, 2 volumes, 1926) et Roger Le Tourneau (Fès avant le Protectorat, Casablanca 1949) avaient déjà indiqué dans quelles directions des recherches originales pouvaient être effectuées, et par la suite des organismes locaux et l’U.N.E.S.C.O. ont montré l’intérêt qu’ils portaient à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine historique et monumental de Fès. Plus récemment, des recherches préliminaires sur les techniques de construction et sur le décor architectural ont été menées en 1978 et 1979 par Lucien Golvin, professeur à l’Université de Provence, et par Jacques Revault, maître de recherche honoraire au Centre National de la Recherche Scientifique. C’est à partir de ces recherches préliminaires qu’a été entreprise l’étude des habitations anciennes de Fès les plus caractéristiques, avec le concours de Monsieur J.P. Ichter, architecte urbaniste à Fès et de Madame Marie-Christine Fromont, architecte à Paris.

7Au nom du Groupe de Recherches et d’Études sur le Proche-Orient, je tiens à exprimer mes plus vifs remerciements au Docteur Saïd Ben Bachir, ministre des Affaires Culturelles, et Monsieur Ahmed Sefrioui. directeur honoraire de la Division de l’Archéologie, des Monuments et des Musées du Maroc, à Monsieur Moulay Mehdi Alaouï Lomrani, gouverneur de Fès, ainsi qu’à Monsieur Filali ben Abderrahim, Président du Conseil municipal de Fès, pour le si bienveillant appui qu’ils ont accordé à ceux qui se sont attachés à cette étude. Celle-ci a, en outre, été facilitée par la compréhension et le très bon accueil de nombre de Fasis qui ont autorisé non seulement la visite des plus anciennes demeures de la ville, d’époque mérinide et sa’adienne, mais aussi permis d’en effectuer le relevé et d’y prendre des photographies dont l’intérêt documentaire est considérable ; ils ont aussi donné maints renseignements touchant à l’origine de ces maisons, à leur évolution, à leur utilisation, etc.

8Ce premier livre, qui porte sur les périodes mérinide et sa’adienne (xive — début du xviie siècle), devrait être suivi de publications complémentaires sur l’architecture domestique de l’époque alaouite aux xviie et xviiie siècles, ainsi qu’aux xixe et xxe siècles.

9Tout ce travail de recherche et d’étude a pu être matériellement accompli grâce à l’aide de la Direction des Sciences de l’Homme et de la Société du Centre National de la Recherche Scientifique et grâce à l’appui constant et efficace de Monsieur Philippe Guillemin, Chef de la Section des Sciences Sociales et Humaines à la Direction de la Coopération Scientifique au Ministère des Relations Extérieures : je ne saurais trop exprimer aux uns et aux autres notre vive gratitude.

10Enfin, je remercie particulièrement Mademoiselle Sylvie Sempère qui a bien voulu revoir entièrement cet ouvrage avant sa publication.

11Si, après Tunis et le Caire, le Groupe de Recherches et d’Études sur le Proche-Orient s’est intéressé à Fès, c’est que cette ville apportait aux recherches déjà entreprises en d’autres lieux du monde musulman des éléments de comparaison de première importance dont il aurait été regrettable de se priver : c’était, par la même occasion, rendre hommage à la grandeur historique de cette ville, un des pôles de la civilisation islamique. Nous espérons que ce livre constituera une contribution à une meilleure connaissance de son histoire qui est en même temps celle de ses habitants.

PLANCHE Β

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Carte générale de Fès.

Auteur
Robert Mantran

Professeur à l’Université de Provence Directeur du Groupe de Recherches et d’Études sur le Proche-Orient

La construction et le décor

Techniques traditionnelles de la construction et du décor dans l’architecture domestique à Fès

La construction

1Les modes de construction traditionnels observés à travers les différents quartiers de la médina de Fès sont loin d’être abandonnés aujourd’hui, aussi bien pour la restauration d’anciennes demeures que pour l’élévation de nouvelles maisons citadines.

2Cette fidélité des habitants fasis à des méthodes constructives séculaires ne semble pouvoir être dissociée de leur fidélité à l’architecture domestique que leur ont léguée leurs ancêtres, avec son patio, son ryâd, ses longues et hautes salles d’habitation si caractéristiques. Cela représente, comme le démontre Roger Le Tourneau1 dans son ouvrage consacré à Fès avant le Protectorat, une intervention importante de nombreux corps de métiers, également intéressés par toute ouverture de chantier, à la demande d’un particulier — notable, commerçant, etc. « Les industries du bâtiment ... Les Fasis, comme d’ailleurs les habitants du Maghreb en général, pratiquaient, avant l’arrivée des Français, des méthodes de construction entièrement différentes des nôtres. Point d’entrepreneur chez eux, et encore moins d’architecte, sauf pour les bâtiments publics : le Makhzen faisait appel à quelques spécialistes (mohendisin) qui savaient faire un plan et implanter d’importantes constructions ; ils étaient assistés d’un véritable entrepreneur (ma‘llem kbir) qui dirigeait les travaux et s’occupait des approvisionnements en matériaux. Tout Fasi qui voulait faire bâtir s’adressait lui-même aux différents corps de métier nécessaires : il traitait directement avec eux pour les achats de matériaux et les tâches à exécuter ; souvent même il se rendait à la foire d’embauche (moukef) pour recruter lui-même les manœuvres dont il avait besoin. Les conseillers techniques étaient le maître-maçon et le maître-menuisier, qui, à eux deux, exécutaient l’essentiel du travail2... Une distinction s’impose entre les diverses corporations du bâtiment : les unes fournissent seulement des matériaux, les autres les mettent en œuvre.

3a) « (Parmi les premières, on peut citer tout d’abord les briquetiers (Iwajriyîn), puisque la brique est le matériau essentiel employé à Fès pour la construction des édifices ...3.

4Certains potiers (fekhkharin) fournissent aussi briques vernissées, tuiles vertes recourbées, carreaux de faïence (zellij. pl. zlaïj) « qui, découpés et assemblés, forment les motifs de mosaïques si nombreux à Fès, l’un des charmes de la ville ». D’autres (harracha) produisent canalisations de poterie publiques et privées.

5« Ensuite viennent des fabricants de chaux (jiyyara) et les carriers qui extraient la pierre à chaux (fessala). Carrières et fours à chaux vont de pair et sont situés au flanc des collines qui bordent la ville au Nord... Une autre /carrière/ se trouvait au Nord de Bab Mahrouk ; on l’appelait el-Makta’ et l’on en tirait de la pierre à bâtir, du sable et de la pierre à chaux...4.

6Le bois de charpente était fourni par les scieurs de long (nechchara) établis aux alentours de Bab Gisa à proximité du marché au bois5. Au xvie siècle, les scieries étaient installées dans le quartier de la ‘Adwa (Léon l’Africain, II, 109 ; Marmol, II, 169), ce qui est plus normal quand on songe que le bois de cèdre, le plus communément employé à Fès, venait du Moyen Atlas et entrait normalement en ville par Bab Ftouh6. Les menuisiers (nejjara rkaïkiya), réunis pour partie au Souk en-Nejjarin, pour partie dispersés dans la ville ... « fabriquaient diverses pièces de mobilier traditionnel (tables basses, divans, petites armoires)7. « Chose rare à Fès, leur outillage leur venait presque entièrement d’Europe, de France ou d’Allemagne...

7Les menuisiers du bâtiment (nejjara chghaïliya) ... façonnent et posent les poutres des plafonds, des portes et fenêtres et les balustrades des balcons, jouant avec les maçons, le rôle de maître-d’œuvre, mais à la différence de leurs compères, ils sont souvent fasis d’origine ».

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